Nous étions tous d’accord pour dire que le CVS c’est d’abord pour les résidants. La famille ne peut en aucun cas être le porte-parole des résidants, elle a un autre discours, le sien, ce à quoi les professionnels ont ajouté elle est souvent consumériste.J’ai cherché ce mot dans tous les dictionnaires à ma disposition sans le trouver. Naturellement, puisqu’il est issu de l’anglais « consumer », donc en français je l’ai interprété comme « consommatrices ».
Cela m’a inspiré les remarques suivantes.
Familles consommatrices : nous serions donc cataloguées comme des personnes du genre « On paye, donc on doit être servi ». Serait-ce si anormal? Quand on s’inscrit dans une agence de voyages on exige la qualité promise etpersonne ne trouve ça déplacé ! Un adhérent écrivait à sa direction « Je paye non pas pour ce que vous pouvez faire, mais pour ce que vous devez faire ».Nous voulons pour nos parents ce qu’ils ont souhaité pour nous : le meilleur !Toutes les excuses pour nous dire qu’on ne peut pas (manque de moyens, manque de personnel) nous les entendons, mais nous ne pouvons les accepter car nos parents souffrent et cela est intolérable !
Familles consuméristes : si je m’inspire de la définition de « consumer» mot français celui-là, il est vrai que les familles sont consuméristes : elles sont abattues, épuisées, fatiguées, rongées, usées. Elles se consument à tenter de donner le meilleur pour leur proche, elles épuisent leur santé leurs forces. Elles se consument de douleur. « Un jour de larmes consume plus de forces qu’un an de travail » (Lamartine)
CVS, la parole aux résidants - Pour ce qui est de la parole donnée en priorité aux résidants, cela va de soi, mais cela ne doit pas exclure celle des familles qui, même si elles ne peuvent parler à la place du résidant, doivent être entendues.Nous sommes également tous d’accord pour dire que les représentants du CVS doivent apporter les besoins de la collectivité, encore faut-il leur en donner lesmoyens. Aussi lorsqu’un représentant des familles dit « Ma mère est enfermée dans sa chambre à partir de 4 heures de l’après-midi » le directeur doit se poser la question « Est-ce uniquement cette personne qui est maltraitée ou est-ce général ? Idem pour une personne dont la protection n’est pas changée et qui baigne dans ses matières fécales etc… etc…
Des exemples de maltraitance comme celui-ci, j’en ai à la pelle :
- On ne lui met plus ses appareils dentaires, plus de lunettes ni appareils auditifs. Pas de sous-vêtements, les soutiens-gorge sont soi-disant inutiles. Plus de combinaisons à dentelles « A son âge, dit le personnel, ce n’est plus nécessaire !» Réaction de Mme X «On n’est pas au mitard tout de même»- Elle n’a pas de couches alors qu’elle est incontinente. Je l’ai vu avec une chemise de nuit coupée à coups de ciseaux et ouverte derrière, sans autre chose, et quand elle se penchait dans le couloir, on voyait ses fesses à l’air. «Pauvre femme, disaient les gens !»
En conclusion : les familles ne sont pas des consommatrices au sens péjoratif,elles sont par contre consuméristes selon ma définition et à ce titre elles doivent être entendues non à la place du résidant mais en parallèle.*Vieillir dans la dignité et le bien être
FNG/Agevillage
mis à jour le 20/03/2008
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1) Synthèse des débats du 8 mars
2) Les résultats des enquêtes Agevillage (2005)
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