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Services à la personne

Faible implication des entreprises indique l’Observatoire des Caisses d’Epargne


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Les services à la personne recèlent un potentiel de croissance important, mais se heurtent au manque d'intérêt des entreprises pour le chèque emploi service universel, et à la faible attractivité de ces métiers, selon une étude de l'Observatoire des Caisses d'Epargne publiée jeudi 30 mars.

Six millions de foyers utilisent des services à la personne, dont 2,8 millions en payant «au noir», et ils sont 4 millions à envisager d'y avoir recours à l'avenir, selon cette vaste étude réalisée entre autres à partir de sondages effectués par l'institut CSA.Selon les estimations de la Caisse d'Epargne, les ménages français dépensent annuellement 7,1 milliards d'euros dans les services aux particuliers, hors assistantes maternelles et services liés à la perte d'autonomie.Entre nouveaux utilisateurs et élargissement du recours à ces services, c'est un potentiel de 5 milliards d'euros qui viendrait s'ajouter à ces 7 milliards.Pour faciliter le recours à ces services, le plan Borloo pour les services à la personne a crée le chèque emploi service universel (CESU) qui, sous sa forme «préfinancée», pourra être remis par les employeurs à leurs salariés dans le cadre de leur politique sociale, comme ils le font déjà avec les tickets-restaurant. Huit salariés sur dix ont l'intention de souscrire à un Cesu préfinancé, dans l'hypothèse d'un abondement de l'employeur à hauteur de 20%. En revanche, «les entreprises font preuve d'une grande circonspection, moins marquée cependant dans les grandes entreprises et celles à nette majorité féminine», relève cette étude. Ainsi, seulement 8% des directeurs des ressources humaines envisagent de proposer le Cesu à leurs salariés dès 2006 (15% pour les entreprises au-delà de 500 salariés).L'étude révèle également que les salariés des services à la personne manquent de reconnaissance et de qualification et qu'en conséquence ces métiers souffrent d'une faible attractivité. Il ressort des entretiens menés dans le cadre de l'étude que ce sont des métiers que l'on ne «choisit pas», ou qui sont choisis «par défaut» par une majorité de femmes âgées de plus de 45 ans, souvent au chômage. En outre, la pratique d'un salariat «multicarte» (4 ou 5 employeurs en moyenne) engendre des coûts, du stress et une discontinuité de l'activité liés aux déplacements, renforçant le manque d'attractivité de ces métiers.



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