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Un parti de retraités au Parlement Israélien

Les papys font de la politique en Israel


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- La surprise des élections générales de mardi 28 mars en Israël est venue de la liste des retraités qui ont obtenu 8 sièges selon les sondages sortie des bureaux de vote, alors qu'il y a peu aucun commentateur ne donnaient la moindre chance à cette liste de faire son entrée au Parlement.

Les retraités, électeurs traditionnels du parti travailliste, ont décidé de constituer leur propre liste, estimant qu'ils étaient négligés par les grandes formations."Nous avons le vent en poupe et je remercie tous les jeunes qui ont voté pour nous", a affirmé mardi soir la tête de liste Rafi Eytan, un ancien haut responsable du Mossad, qui a été l'agent traitant de Jonathan Polard. Ex-analyste de la marine américaine, Pollard, avait fourni à Israël, de mai 1984 à son arrestation en novembre 1985, des milliers de documents classés secret-défense, concernant les activités d'espionnage des Etats-Unis, principalement dans les pays arabes. Il a été condamné à la prison à perpétuité. M. Eytan a affirmé que sa liste "se donnait un an pour faire aboutir leurs revendications" et qu'elle ferait partie de toute coalition "qui prendra en compte leurs requêtes".Le "numéro deux" Yaakov Ben Yazri a indiqué que sa liste allait se réunir jeudi pour fixer les règles de discussions avec Kadima, mais a souligné que sa formation "n'était dans la poche de personne". La poussée des "papys" qui s'est dessinée la dernière semaine a contraint les partisans d'Amir Peretz, chef du parti travailliste, à mettre en avant une figure historique du parti travailliste, Itzhak ben Aharon, 90 ans pour tenter de les ramener au bercail.Dans un pays qui compte 750.000 retraités, les têtes de liste ont fait surtout campagne dans les maisons de retraite, les cafés et auprès des chauffeurs de taxis, "qui travaillent bien après l'âge de la retraite, car ils ne bénéficient pas d'une retraite". Les retraités ont été parmi les plus touchés par les coupes claires pratiquées dans les budgets sociaux de Benjamin Netanyahu, ministre des Finances jusqu'à l'été dernier.Selon Akiva Eldar, commentateur du quotidien libéral Haaretz, cette percée de la liste des retraités qui n'avait pas réussi à faire élire des députés lors des précédentes législatives constitue un "vote de protestation face à l'establishment politique traditionnel". Mot d'ordre de cette liste: "nous serons tous un jour des retraités"



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