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Malvoyance : dmla, glaucome, cataracte

Les principales maladies visuelles


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Nous ne présentons ici que les principales maladies visuelles touchant ou concernant les personnes âgées. L'objectif est d'éclairer la personne concernée ausi bien que son entourage pour qui cette réalité, parfois pudiquement masquée est difficile à concevoir.
Cette information ne saurait en aucun cas remplacer l'avis d'un médecin.

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA)

Principale cause de malvoyance chez les personnes âgées de plus de 65 ans, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) touche près de 30 % des 75 ans et plus.

Cette altération, puis destruction de la partie centrale de la rétine, la macula, responsable de la vision précise, touche plus de 1 million de personnes en France.
Autrefois perçue comme un effet inéluctable du vieillissement : « les personnes âgées perdent la vue », cette maladie est désormais mieux étudiée. On met en cause, outre le vieillissement, des facteurs génétiques et héréditaires ou liés au mode de vie.

Au Japon, où les habitudes alimentaires se sont rapprochées de celles des pays occidentaux, le nombre de personnes atteintes de DMLA a explosé alors que la maladie était inconnue il y a 15 ans.

Si un simple fond d’œil suffit à identifier la maladie, encore faut-il consulter à temps ! L’information limitée sur la DMLA auprès du grand public entraîne trop souvent un retard de diagnostique.

Les premiers symptômes sont des déformations et des ondulations des lignes droites. Malheureusement, ces symptômes sont parfois négligés surtout lorsque l’autre œil est normal.

Deux formes de DMLA

Dans 20 % des cas, (forme humide ou exsudative de DMLA),
un traitement détruisant les néo-vaisseaux (photocoagulation au laser, chirurgie) est possible pour enrayer l’évolution rapide vers la cécité.

La forme la plus courante de DMLA, forme sèche ou atrophique,
engendre une baisse de vision lente, progressive, s’étendant sur plusieurs années.
Elle ne connaît pas pour l’instant de traitement si ce n’est certains médicaments permettant une meilleure oxygénation et nutrition de la rétine.

Dans les deux cas, un dépistage précoce permet une rééducation orthoptique rapide et efficace. Son but est l’amélioration de la vision résiduelle et en particuliers le déplacement du point de fixation du centre malade de l’œil vers la périphérie.
La personne atteinte de DMLA qui conserve une bonne vision périphérique pourra continuer à se déplacer sans canne, mais restera incapable de lire sans aide optique.

Glaucome

Maladie occulaire très répandue, le glaucome touche en France 2 % de la population de plus 40 ans. Il n’existe pour l’instant aucun moyen de guérison, mais des traitements destinés à limiter l’évolution de la maladie. Collyre, laser en consultation ophtalmologique ou chirurgie sont les moyens employés pour faire baisser la pression occulaire responsable de la destruction progressive du nerf optique et ainsi éviter l’évolution progressive vers la cécité. Le glaucome est une maladie particulièrement sournoise puisque la personne atteinte ne sent rien pendant des années.

Des examens réguliers pratiqués par un ophtalmologiste sont nécessaires à partir de 40 ans. C’est en mesurant la pression occulaire que le praticien prononce son diagnostic. En cas de pression anormalement élevée, il évalue le champ visuel du patient et détermine ainsi le degré de gravité de la maladie.

80 % des glaucomes sont des glaucomes chroniques à angle ouvert : ils se caractérisent par l’absence de symptômes visuels. La « fermeture de l’angle » est fréquente chez les personnes de plus de 70 ans : douleurs occulaires violentes, baisse de la vision et nausées apparaissent.

Le glaucome à angle fermé nécessite une consultation ophtalmologique urgente. S’il ne touche pas la même partie de l’œil que les maladies rétiniennes, le glaucome partage avec elle l’absence de guérison, la nécessité pour la personne atteinte de vivre avec et d’entreprendre parfois une rééducation basse vision.De même, la découverte des gènes responsables de certains glaucomes héréditaires est un gage d’espoir.

Rétinopathies diabétiques

Parce qu’elle touche 95 % des diabétiques de type 1 et 60 % des diabétiques de type 2 après 15 années d’évolution du diabète, la rétinopathie diabétique est une des maladies rétiniennes les plus étudiées et les mieux connues. Elle concerne entre 200 000 et 400 000 personnes en France.

La prévention par des examens ophtalmologiques réguliers est ici primordiale car aucun symptôme visuel n’étant perceptible par la personne diabétique avant de nombreuses années.

Les lésions des petits vaisseaux rétiniens provoqués par l’hyperglycémie conduisent à une ischémie rétinienne suivie de l’apparition de néovaisseaux, et/ou à un œdème rétinien. C’est la prolifération des néovaisseaux qui entraîne les complications (hémorragie intravitréenne, décollement de rétine) conduisant à la perte de vue.

Si l’œdème touche la macula, la vue est également affectée. Un traitement préventif au laser peut être proposé juste avant l’apparition des néovaisseaux. Cette même technique de photocoagulation au laser sert également dans le traitement de l’œdème rétinien.

Les séances de laser sont généralement réalisées en consultation
chez l’ophtalmologiste. Cependant, le meilleur traitement est le bon équilibre du diabète ainsi que de la tension artérielle. Des études menées aux Etats-Unis et en Grande Bretagne ont montré que le bon équilibre de la glycémie réduisait l’apparition et l’aggravation de la rétinopathie diabétique. En attendant les progrès de la thérapie génique pour le traitement du diabète…

Cataracte

300 000 personnes âgées en sont atteintes chaque année. Le  traitement chirurgical en parfaitement maîtrisé, atteignant plus de 95% de réussite.

L'opacification du cristallin, due à son vieillissement, provoque une forte baisse de l'acuité visuelle,
surtout chez les personnes de plus de 70 ans.
Son remplacement, par voie chirurgicale, avec une simple anésthésie locale, en déambulatoire à l'hôpital et même en cabinet d'ophtalmologie, et la bonne maîtrise de cette pratique a permis de démocratiser cet acte chirurgical, parmi les plus réalisés en France.

 En savoir plus :
voir aussi le guide de l’INPES et de la Fondation de France  « Quand la malvoyance s’installe »



mis à jour le

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Vos réactions

papesse

19/11/2014 07:11

glaucome azheimer


la recherche accélérée pour la maladie azheimer peut elle la maladie du glaucome merci




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