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Selon une étude : sel, graisses, sucres en abondance

Les géants de l'alimentation ne se soucient pas de la santé


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Une étude de la City University de Londres affirme que les multinationales de l’alimentation se moquent d’accroître le nombre des malades en surdosant les aliments en sel, en graisses et en sucre

Les géants de l'alimentation ne font pas assez pour réduire les niveaux de sucre, sel et matières grasses responsables de la montée de l'obésité et de maladies comme le cancer, les problèmes cardiaques ou le diabète, a relevé un rapport publié mardi 4 avril par une université britannique.La City University de Londres a étudié les dix premières entreprises agro-alimentaires du monde, les dix premiers distributeurs, trois chaînes de fast-food et deux entreprises de restauration collective. Seulement quatre des 25 compagnies observées ont pris des mesures pour réduire les matières grasses dans leurs produits: Kraft, PepsiCo, les chaînes des restauration Compass (Burger King, Hippopotamus, Tarte Julie, Upper Crust...) et Yum! (KFC, Pizza Hut...).Cinq seulement ont fait des efforts pour réduire le sucre: Kraft, PepsiCo, Unilever et ConAgra, ainsi que les supermarchés Ahold. Dix ont agi sur le sel, comme Kraft, Cadbury Schweppes, Nestlé, PepsiCo, ConAgra, les supermarchés Carrefour, Ahold et Carrefour et Compass.Deux entreprises (Kraft et McDonald's) modifient la taille des portions et 8 ont pris des mesures pour réduire les mauvaises graisses.Kraft est la seule compagnie à agir sur les cinq dossiers. «McDonald's, qui a été très visible dans le débat sur l'alimentation et le régime, n'a pas pris d'autres engagements que la taille des portions», relève l'étude. L'étude visait à observer si ces professionnels de l'alimentation mettaient en oeuvre les principes édictés en mai 2004 par l'Organisation Mondiale de la santé (OMS). «Nos conclusions sont inquiétantes. La vue d'ensemble est très médiocre, et trop de compagnies n'accordent pas la moindre importance» à l'impact de leurs produits sur la santé, relèvent les auteurs. «L'entreprise la plus petite de notre échantillon a un chiffre d'affaires égal à cinq fois le budget annuel total de l'OMS, donc ils ne peuvent pas avancer comme excuse le manque de ressources», précisent-ils. «Les supermarchés qui souvent se présentent comme l'ami du consommateur est en fait le secteur le plus décevant», soulignent-ils. Les chercheurs ont épluché les rapports annuels, comptes et sites internet des compagnies, examinant la qualité diététique des produits, mais aussi notamment leur politique de recherche, de marketing et de publicité et l'étiquettage.



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