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Sondage Ipsos.

Les pharmaciens sont ils des «éducateurs de santé» ?


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Réalisée à l’occasion du salon Pharmagora placé cette année sous le thème «Pharmacien Educateur de Santé», une enquête de Ipsos auprès des pharmaciens et du grand public mesure les réactions vis-à-vis de ce rôle. Selon ce sondage, l'éducation santé est considérée comme une des missions naturelles despharmaciens …

A l’occasion du salon Pharmagora placé cette année sous le thème «Pharmacien Educateur de Santé», Ipsos a mené l'enquête auprès des pharmaciens et du grand public, afin de mesurer les réactions vis-à-vis de ce rôle. Cette étude montre que les pharmaciens sont largement disposés à accomplir cette mission d’éducation santé, qui leur est également conférée par le grand public. Le constat des pharmaciens est unanime : l'éducation santé fait d'ores et déjà partie de leur quotidien. Depuis quelques années les patients les interrogent davantage sur les sujets de santé publique (88% dont 32% « beaucoup plus «), le bien-être et la santé (88% dont 31% « beaucoup plus «) et les pathologies lourdes et chroniques (84% dont 26% « beaucoup plus «). De manière quasi unanime (93%) les pharmaciens estiment que dans les prochaines années ils assureront davantage ce rôle d'éducateur santé auprès des personnes venant dans leur pharmacie, dont une très nette majorité (61%) indique même qu'ils y seront « beaucoup plus » amenés. Les personnes qui viennent dans les pharmacies semblent attentives estiment les pharmaciens (90% d'entre eux jugent que cet adjectif correspond plutôt bien) et en demande (90%). Ils ne sont qu'une minorité à estimer que les patients sont méfiants (29%), non intéressés (26%) ou sur info rmés (26%). Pour la majorité des pharmaciens, il semble que les patients disposent désormais d'une ouverture d'esprit suffisante pour recevoir une éducation santé de leur part. En ce qui concerne la prévention et le dépistage, 16% des pharmaciens interrogés affirment en faire déjà, auprès de la plupart de leurs patients, et près des trois quarts (72%) le font mais seulement auprès de certains patients quand cela leur semble indispensable. Au total 88% qui font d'ores et déjà de la prévention et du dépistage auprès de leurs patients. Et parmi les 11% qui déclarent ne pas en faire, 8% aimeraient le faire, soit un potentiel de développement pour l'avenir.

La confiance des patients est elle suffisante?

Interrogés sur les moyens dont disposent les pharmaciens pour mener à bien cette mission de prévention, pharmaciens et grand public s'accordent à penser que la confiance des patients est suffisante (92% des pharmaciens et 87% des Français), tout comme les compétences professionnelles des pharmaciens (92% et 85%) ou la confidentialité au sein de l'officine (81% et 74%). Par ailleurs, quand le pharmacien propose à un client de modifier son comportement pour améliorer sa santé, il est écouté dans 43% des cas, par des personnes qui ont suffisamment confiance en lui. Mais une proportion légèrement supérieure de Français (45%) en parlerait d'abord à son médecin, tandis que 11% ne l'écouteraient pas vraiment à moins qu'un médecin ne leur en reparle par la suite. Ainsi, les personnes qui pourtant considèrent que l'éducation santé est du ressort du pharmacien sont quasiment aussi nombreuses à en référer d'abord au médecin (44%) voire à ne pas vraiment les écouter (9%). Du côté des pharmaciens, on relève que la disponibilité constitue le principal obstacle à la pratique de l'éducation santé pour les pharmaciens, ce qui explique probablement en partie que si 64% d'entre eux jugent qu'il est facile d'en faire, cette affirmation est très mesurée : 58% déclarent que c'est « plutôt facile » et seulement 6% que c'est « très facile ».Des pharmaciens prescripteurs ?Interrogés en dernier lieu sur l'élargissement de leurs responsabilités, les pharmaciens dans une très large majorité accepteraient de prescrire des médicaments pour des pathologies à petits risques (91%), un acte qui serait également accepté par 73% des Français. En revanche, les pharmaciens sont moins nombreux – mais néanmoins toujours majoritaires – à se déclarer prêt à rédiger une ordonnance après le diagnostic du médecin (68%) et modifier ou adapter le traitement en fonction de l'évolution de la maladie (55%), deux actes que les Français ne sont pourtant pas encore prêts à accepter : ils ne sont aujourd'hui que 39% et 37% favorable à cette évolution des prérogatives du pharmacien.



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