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Sécurité sociale

Décélération «historique» des dépenses maladie, selon Xavier Bertrand


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La hausse des dépenses de santé des Français croit moins viteLes dépenses d'assurance maladie ont augmenté de 2,8% au premier trimestre 2006 par rapport à la même période de 2005, une décélération qualifiée mercredi 19 avril «d'historique» par le ministre de la Santé Xavier Bertrand, pour qui «la Sécu va bien mieux» qu'il y a deux ou trois ans. «C'est historique: encore un bon résultat. Depuis 18 mois, les bonsrésultats sont constants», a déclaré M. Bertrand en commentant les chiffres mensuels de croissance des dépenses, publiés par la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) pour le régime général (salariés). «2,8%, c'est exactement ce que nous avions prévu comme chiffre, on est très loin des 6% à 7% d'il y adeux ans ou trois. La Sécu aujourd'hui n'est pas complètement guérie, mais elle va bien mieux», s'est félicité l'un des principaux instigateurs de la réforme de l'assurance maladie lancée en 2005.Le ministre s'est toutefois intéressé à une courte période, celle des trois premiers mois 2006, qui indiquent une tendance méritant d'être confirmée tout au long de l'année. Si la décélération de la croissance des dépenses sembleencourageante, elle reste encore au-dessus du taux de 2,5% fixé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2006.Et si l'on considère les 12 derniers mois, la tendance est à un taux plus élevé: entre avril 2005 et mars 2006, les dépenses remboursées par le régimegénéral ont en effet progressé de 4,2%, par rapport à la période avril 2004-mars 2005, selon la Cnam.C'est un peu plus que les chiffres arrêtés à fin février, où le taux de progression était de 3,9% sur un an.Sur les douze derniers mois, les soins de ville (médecine libérale) ontaugmenté de 2,7% (contre 2,4% fin février). Les prescriptions (médicaments, analyses) sont en particulier en hausse de 4,9% sur un an, mais de 3,1% seulementau premier trimestre, un dernier chiffre qui «s'explique par des baisses deprix de médicaments et la progression des génériques», a expliqué la Cnam.Fruits d'une politique de contrôle accrue, les versements d'indemnités journalières (pour arrêts de travail) continuent de baisser (de 1,1% sur 12 mois, contre -1,7% à fin février). La Commission des comptes de la Sécurité sociale, qui doit se réunir peu après le 8 mai selon une source proche du dossier, donnera une prévision plus précise de la progression des dépenses.A cette occasion, ses experts, qui se réunissent deux fois par an, affineront leurs chiffres de septembre dernier sur la situation financière de la branche maladie pour 2006. La loi de financement de la Sécurité sociale tablait alors sur un déficit de 6,1 milliards d'euros après mesures correctrices, contre8 milliards en 2005. Fin mai, le Comité d'alerte, une instance chargée d'alerter les pouvoirs publics lorsqu'il y a un «risque sérieux» de dérapage des dépenses maladie, dira ensuite si l'objectif fixé par la loi pour 2006 semblepouvoir être respecté. Du côté des hôpitaux (dépenses en hausse de +4,5% sur 12 mois), comme des cliniques (+6,3%), l'évolution reste préoccupante.



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