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Vent de fronde contre la réforme des USLD (long séjour)


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Des élus et des professionnels demandent au gouvernement de surseoir à la réforme des unités de long séjour hospitalier

Des élus et des professionnels de santé ont demandé mardi 2 mai dans une pétition un «moratoire» au gouvernement sur une réforme de la prise en charge des personnes âgées dépendantes, qui réduirait «radicalement leurs possibilités d'accès aux soins». «Le gouvernement prépare actuellement une réforme de la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui modifie radicalement leurs possibilités d'accès aux soins», indique un communiqué transmis par la présidence du Conseil d'administration de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), dont des membres font partie des signataires de la pétition, titrée «Vieillir digne».Selon les premiers signataires, cette réforme, qui prendrait la forme d'un prochain décret, «se traduira par la fermeture de 70% des lits de long séjour hospitalier (soit 6.000 lits pour la seule Ile-de-France) et leur reconversion en lits de maisons de retraite médicalisées». «Or celles-ci ne disposent pas d'un encadrement médical suffisant pour se substituer à l'hôpital», estiment-ils. «Cette réforme, menée dans la précipitation et sans véritable concertation préalable, aggravera la situation, déjà difficile, de la prise en charge sanitaire des personnes âgées», poursuit la pétition.«C'est pourquoi nous avons pris l'initiative de lancer une pétition demandant un moratoire (qui) doit être mis à profit pour ouvrir une véritable concertation», est-il précisé dans le texte, qui sera adressé au «Premier ministre et aux ministres concernés».Parmi les premiers signataires de la pétition figurent le maire de Paris Bertrand Delanoë (PS), le président suppléant du conseil d'administration de l'AP-HP Alain Lhostis (PCF), des présidents de conseil généraux d'Ile-de-France ainsi que des syndicalistes, des directeurs d'hôpitaux et des praticiens hospitaliers. ADEHPA : demande la suspension de cette réforme

L'Adehpa appelle aussi au moratoire

L'ADEHPA (association des directeurs d’établissement) rappelle de son côté, qu’elle soutient toutes les demandes de « moratoire »Et de considérer que « derrière les apparences d'un reclassement purement technique et de bon sens, la réforme des USLD va conduire à un accroissement important du handicap moyen des personnes âgées vivant en maison de retraite : il s'ensuivra donc une nette régression de la qualité de leur accompagnement, puisque les moyens financiers nécessaires sont clairement sous évalués ».L'ADEHPA estime que la suppression du « jour férié n'a pas dégagé les sommes indispensables pour rattraper trente ans de retard français, et toute aggravation dans un tel contexte serait intolérable ».



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