Agevillage

Conséquence de la réforme des retraites

Départ plus tardif pour les générations nées entre 1945 et 1974


Partager :

Les premiers effets de la réforme des retraites intervenue en 1993 se font sentir : écart croissant entre le revenu du travail et la pension de retraite et surtout départs plus tardifs en retraite des baby boomers

- Les réformes de 1993 et 2003 amènent une partie des salariés à liquider leurs droits à la retraite de plus en plus tard, ce qui n'empêche pas une hausse de l'écart entre revenus d'activité et pensions de retraite, indique l'Insee, dans son édition 2006 des «Données sociales».L'Insee a établi des projections pour trois générations: celles nées entre 1945 et 1954, entre 1955 et 1964 et entre 1965 et 1974.

  • Premier constat: «l'allongement des études et les changements législatifs (réformes de 1993 et 2003, ndlr) devraient amener les individus à liquider leurs droits de plus en plus tard», indique l'Insee. Ainsi les fonctionnaires de la génération née entre 1945 et 1954 partiraient en moyenne 1,6 an plus tard qu'ils ne l'auraient fait sans la réforme 2003, et les salariés du privés 0,4 an. De même, les fonctionnaires des deux générations suivantes partiraient 2,2 ans plus tard, et pour le privé 0,8 an. Toutefois, ce report ne concerne que 3 individus sur 5 dans le public et 2 sur 5 dans le privé.
  • L'Insee note aussi des «effets inverses: un salarié du privé sur six partirait plus tôt sous l'effet des réformes», un «comportement résultant de l'assouplissement de la décote, introduit en août 2003, qui rend les départs précoces moins pénalisants». Les départs à 65 ans augmenteraient sensiblement, en particulier chez les les plus qualifiés, y compris - dans le privé - pour ceux qui ne réussissent pas à atteindre la durée de cotisation requise pour l'obtention du taux plein. Si le départ en retraite est plus tardif, «la durée de la retraite continue d'augmenter en raison de l'allongement de la durée de vie», constate l'Insee. Ainsi «deux tiers des gains d'espérance de vie seraient consacrés à l'activité et un tiers à la retraite».
  • Autre constat: le taux de remplacement (que l'Insee définit ici comme le rapport entre la première pension reçue et la moyenne des salaires nets touchés pendant les trois années précédentes) «diminuerait sensiblement». Il baisserait de trois points pour la génération jeune étudiée dans le secteur public et de sept points dans le secteur privé. L'Insee impute cette baisse, visible dans les deux secteurs, à «l'effet des réformes». De ce fait, «les fonctionnaires seraient deux fois plus nombreux que les salariés du privé à maintenir ou accroître leur pension à la liquidation, au prix d'un départ plus tardif», note l'Insee.


  • mis à jour le

    Partager :


    Vos réactions

    Il n'y a encore aucune réaction à cet article.



    Réagir à cet article :

    * ne sera pas affiché


    HAUT DE PAGE

    © Eternis SA -