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Déclaration de la FNAPAEF

Inégalités, tarification, manque de moyens, les associations de résidents et de familles dénoncent la maltraitance passive


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LE TEXTE DE L'APPELLes associations membres de la FNAPAEF réunies en Assemblée Générale Ordinaire à Paris le 21 avril 2006, font état de nombreuses demandes d’intervention majoritairement orientées vers le problème de la tarification des maisons de retraite et celui de la maltraitance passive.Le problème de la maltraitance découle dans la plupart des cas de l’insuffisance de personnel et notamment de personnel qualifié dans les établissements accueillant nos aînés, auquel s’ajoute le problème de la tarification dite ternaire : coût de l’hébergement, de la dépendance et des soins.Les résidents et leurs familles dénoncent les inégalités de traitement en matière d’APA selon le département, le faible montant de l’APA en établissement (en moyenne l’équivalent d’une heure d’aide par jour pour une personne en GIR 1-2 !!!) la facturation dans le tarif hébergement de charges qui relèvent de la dépendance, l’inégalité de traitement entre les handicapés selon qu’ils sont âgés de moins ou plus de 60 ans.

En conséquence nous, résidents et familles, demandons avec force :

  • un quota de personnel motivé, qualifié, et stable répondant aux réels besoins tant médicaux que sociaux des résidents. Nous exigeons la même rigueur en terme de ratios de personnel que dans les structures pour la petite enfance. Des ratios mieux adaptés, permettront d’assurer des soins qui respectent le rythme de la personne âgée ainsi que sa dignité, de lui offrir une écoute attentive, un accompagnement social et humain, de rompre sa solitude.
  • au vu de l’art 13 de la loi 2005-102, l’application immédiate de la convergence de l’APA avec la prestation de compensation du handicap, mais aussi la création d’un véritable risque financé par la solidarité nationale permettant aux personnes âgées handicapées, quel que soit leur âge, de bénéficier d’un réel droit à compensation. Ce droit à compensation permettrait de prendre en charge les coûts liés aux handicaps, les soins en établissements, et ainsi de baisser le coût supporté par les personnes âgées et leurs familles. Il aurait aussi pour avantage de gommer les disparités territoriales et la criante injustice d’une APA plus faible en établissements qu’à domicile.
  • le financement de toutes les mesures exigées par les commissions de sécurité (formations, exercices, équipements…) pour autant qu’elles soient conformes à la réglementation.
  • de repenser le mode de financement des établissements, notamment au niveau du bâti, afin de ne plus faire supporter le poids des amortissements par les personnes accueillies. La collectivité qui finance les écoles, les collèges, les Universités, les gymnases, les stades … doit aussi financer les lieux de vie en faveur des personnes âgées, faire des réserves foncières et redonner une place au service public dans les projets de futurs établissements afin de ne pas laisser les prix de journée s’envoler au détriment des budgets moyens.
  • de revoir le pourcentage des déductions fiscales accordées aux résidents en établissements qui les pénalise par rapport aux déductions accordées aux personnes à domicile.
  • Nous résidents, revendiquons le droit de vivre dans la dignité.Nous familles, réclamons que nos parents soient reconnus jusqu’au bout comme des citoyens à part entière.Nous futurs résidents, et Baby Boomers, nous voulons dès aujourd’hui préparer notre devenir dans 20 ans c’est-à-dire DEMAIN !Lire aussi notre précédent article Fédération Nationale des Associations de Personnes Agées en Etablissements et de leurs Familles (FNAPAEF)Espace Associatif : 53 impasse de l’Odet – 29000 QuimperTél : 02 40 40 86 01



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