Agevillage

Un point de CSG pour la dépendance ?

Fabius réclame «un changement d'échelle» devant le vieillissement


Partager :

Laurent Fabius, candidat à l’investitude du PS, préconise d’affecter un point de CSG au financement de la dépendance

- Le député de Seine-Maritime Laurent Fabius a préconisé mardi 13 juin à Rouen «un changement d'échelle» pour prendre en charge le vieillissement, jugeant notamment indispensable d'affecter «un point de CSG» supplémentaire à la dépendance.M. Fabius a défini les orientations à retenir pour «préparer notre société» à ce «changement majeur», rappelant, lors d'un colloque organisé par le conseil général du département, que les plus de 85 ans seraient «1,850 million en 2015 contre un peu plus d'un million aujourd'hui».Le candidat à l'investiture du PS pour la présidentielle s'est élevé contre «l'exclusion de l'âge» mise en évidence, a-t-il dit, par la canicule de 2003. «Au nom du culte de la jeunesse et de la beauté, cheveux grisonnants et visages ridés n'ont pas vraiment bonne presse», a-t-il regretté. Jugeant que le rôle des «hommes d'Etat» est de prendre «la mesure des enjeux» à venir, M. Fabius a défendu «une remise à plat» de la réforme des retraites, «avec l'impérieuse nécessité de revaloriser les petites pensions, en particulier pour les femmes qui n'ont pu cotiser à taux plein». «Une part significative» des logements sociaux doit être réservée aux personnes âgées, le nombre de places en services de soins infirmiers à domicile doit être «doublé» et l'accueil à l'hôpital «adapté». «Rendre la mort plus douce et plus digne, c'est aussi d'une certaine façon changer la vie», a affirmé le dirigeant socialiste. M. Fabius a souligné l'apport possible de la prise en charge de la dépendance à la lutte contre le chômage, relevant que le nombre d'emplois à créer dans ce secteur dans les dix ans à venir est estimé à «350.000». «C'est un véritable changement d'échelle, à la mesure du vieillissement de la population, que je demande et que je propose», a-t-il déclaré, critiquant la «raréfaction organisée» des places d'hébergement pour personnes âgées. Selon M. Fabius, «l'amélioration de la prise en charge existante, comme la réponse aux besoins à venir, nécessitera des ressources supplémentaires». Il a prôné, «plutôt qu'une journée de travail supplémentaire cacophonique et non payée (...) un prélèvement sur l'ensemble des revenus, y compris ceux du capital, correspondant après montée en charge à environ un point de CSG, affecté à la prise charge de la perte d'autonomie».



mis à jour le

Partager :


Vos réactions

Il n'y a encore aucune réaction à cet article.



Réagir à cet article :

* ne sera pas affiché


HAUT DE PAGE

© Eternis SA -