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Fin de vie

Des livres à lire ...


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La mort met en échec la pensée car elle est coupure, béance insaisissable. Elle met aussi en échec le pouvoir du sujet puisqu'elle se caractérise par la perte de maîtrise. Mais voici qu'aujourd'hui l'attention se focalise moins sur l'énigme de la mort que sur les conditions du mourir. L'on assiste alors à la promotion du " mourant ". Cette nouvelle catégorie magnifie autant qu'elle exile celui qui meurt. Elle le somme de se conformer à un idéal de maîtrise en adéquation avec l'idée illusoire d'un individu transparent à lui-même. Celui-ci doit définir solitairement la dignité et la valeur de sa vie ainsi réduites à n'être qu'une convenance personnelle. En croisant ici une approche psychanalytique, sociologique et philosophique, ce livre veut nous éclairer sur ce que la mort et le mourir veulent dire aujourd'hui.Trois auteurs se sont rassemblés pour écrire sur le mourant :- La diginité du mourant de Jacques Ricot- La place du mourant de Patrick Baudry- Le statut du mourant de Robert William Higgins
  • Le mourantJacques Ricot, Patrcik Baudry, Robert Wuilliam HigginsEditions M-EDITER118 pages - 20 eurosUn CD-audio des conférences est livré avec le livre.Pour commander avec 5 % de remise, cliquer ici
  • La dignité du mourant

    Résumé :La dignité du mourant est d’abord celle d’un vivant qu’on ne saurait exiler dela communauté des humains. Et la dignité de l’homme tient à son humanité.Il ne faut pas confondre le sens de cette dignité constitutive de l’être humain avec un autre sens qui renvoie à une forme de grandeur, de noblesse, de fierté, de décence. Alors que la dignité ontologique est incomparable et inconditionnelle, cette dignité-décence n’a qu’une valeur relative. Mais manquer de décence, perdre l’estime de soi, ne plus correspondre à des normes habituelles, ce n’est pas quitter l’humanité.Il arrive aussi, par un glissement de sens incontrôlé, que la dignité se réduise pour certains à une simple convenance personnelle, à une liberté conçue comme une souveraineté absolue du sujet. Certes, le respect de la dignité de l’êtrehumain suppose le respect de sa liberté, mais pas de n’importe quelle liberté.En effet, on ne saurait confondre celle-ci avec une libre disposition de soi. La liberté correctement comprise ne saurait porter atteinte à la dignité inconditionnelle.Jacques Ricot est professeur en classes préparatoires scientifiques au lycée Clemenceau de Nantes, chargé de cours de bioéthique au département de philosophie de l’Université de Nantes, membre du bureau de l’association Philosophia.Il donne des conférences sur les questions philosophiques et particulièrement autour de la problématique du pardon, de l’inhumain, de la dignité, de la fin de vie et de la paix.

    La place du mourant

    Résumé :C’est dans la mesure où il s’agit d’une expérience malaisée, inconfortable, sans réponse définitive possible, que l’individu peut tenter de se raccrocher à ce qui lui permettrait « enfin » d’en finir avec lui-même : c’est-à-dire avec sasingularité telle qu’elle l’expose à sa propre altérité. Mais prendre au pied de la lettre ce qui se donne comme demande de l’individu, c’est non pas reconnaître la personne, mais méconnaître la singularité qui l’anime. La dimension d’une mort qui le traverse singulièrement.Patrick Baudry est professeur de sociologie à l’Université Montaigne, Bordeaux III.



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