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Etablissement public, privé, que choisir ?

Les centres de long séjour: entre hôpital et mouroir

Comment se présente un service de long séjour ?

Comme un service hospitalier avec des unités de 30 à 35 lits et des horaires classiques à l'hôpital : petit déjeuner à 6 heures 30 le matin et dîner à 17 heures 30, exécutés en quinze minutes pour pouvoir traiter tout le monde. Ils sont considérés comme des mouroirs (on parle souvent de " dernier séjour ").Les résidents sont des personnes dont l'état nécessite, en principe, une surveillance médicale constante et des " traitements d'entretien " (article L 711-2 du Code de la santé publique). Neuf personnes sur dix y sont confinées au lit ou au fauteuil et doivent être aidées pour se laver ou s'habiller (la proportion est de 50 % dans les maisons de retraite). La capacité d'accueil en long séjour est de 80 000 lits (elle a progressé de moitié depuis 1981), dont 72 000 rattachés à des établissements publics de santé. La durée moyenne de séjour y est d'une année et demie.Le personnel a conscience que la gériatrie est le parent pauvre de l'hôpital. Mais certains y trouvent des compensations. Les relations de soin avec les personnes âgées sont des relations affectives. Et les services de gériatrie sont le lieu d'excès émotifs, avec des joies et des peines, mêlées à des tensions affectives fortes. Le jeu des identifications fonctionnant à plein, il n'est pas rare qu'un soignant jeune finisse par incarner l'enfant ou les petits-enfants qui ne rendent plus visite...Toutefois, Le personnel soignant est en nombre insuffisant, et assume un travail non valorisé. Peu motivé pour venir travailler dans les services de gériatrie, le personnel soignant est parfois là, " faute de mieux ". Selon différentes enquêtes, les établissements de long séjour accueillent les jeunes diplômés en attente d'un poste libre dans un service de soins en court séjour, ou les employés proches de la retraite. Atterrissent même en long séjour les personnes victimes de mutations disciplinaires, en attente d'une titularisation ou bien en quête d'horaires aménagés ! Rares sont ceux qui optent pour cette discipline hospitalière par vocation.Le mal-être des personnes âgées et des soignants est une réalité trop souvent vécue comme une fatalité. Pour remédier à cette piètre image de marque et sous la pression des associations, des efforts ont été entrepris ces dernières années pour que les unités de soins de longue durée se rapprochent davantage des maisons de retraite traditionnelles. Les chambres individuelles se multiplient, l'animation est prise en compte, l'aménagement des pièces communes est soigné. Il existe aussi des établissements pilotes comme l'hôpital de Mazamet ou la recherche et la pratique ne font qu'un.

Tarifs

  • L'hébergement à l'hôpital - le prix à la journée - varie d'un établissement à l'autre. Mais il est, en moyenne, proche de 80 euros par jour, (fixé à 79,67 euros en 2002), soit un prix de pension d'environ 2.480 euros par mois. Ce tarif ne couvre que la partie hôtelière de l'hospitalisation. Tous les pensionnaires d'un établissement, quel que soit leur état, paient le même tarif. Cette charge leur incombe, à eux ou à leurs descendants, mais peut être couverte en partie, pour les plus démunis, par l'allocation logement et l'aide sociale.
  • Soins. Le coût des soins est couvert par l'assurance maladie. Le forfait soins à la charge de la Sécurité sociale était de 42,01 euros par jour en 2002.
  • Le coût d'une journée en long séjour hospitalier est donc de 42 euros + 80 euros = 122 euros, dont les deux tiers sont à la charge de la personne âgée.
  • Remarque : Ces tarifs élevés ne correspondent à aucune logique. Surtout si l'on tient compte de la qualité souvent médiocre de l'hôtellerie à l'hôpital.Le plus probable est que l'assurance maladie transfère une partie du coût des soins sur l'hôtellerie, et donc aux familles.

    Admission

    Il faut tout d'abord présenter toutes les caractéristiques de la dépendance : impossibilité de se laver, se lever, s'habiller et se nourrir seul. Il suffit ensuite de constituer un dossier médical, de passer un examen auprès du médecin responsable de l'établissement hospitalier et d'obtenir un feu vert du médecin conseil de la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM).L'admission en long séjour, le plus souvent, se fait naturellement : une personne hospitalisée atterrit en court séjour pour un banal accident, passe en moyen séjour pour une rééducation, mais son état se dégrade et elle se retrouve en long séjour.Conseil : Des associations se sont souvent constituées auprès de chaque hôpital. Certaines d'entre elles rayonnent sur plusieurs départements comme :Solidarité et Dépendance, une association animée par Pierre Boissière90, rue de Crève-cheval 12 000 MillauTél: 05 65 60 26 37Il s'agit d'une fédération des associations de familles qui travaillent à l'amélioration de la vie quotidienne en centres de long séjour.Mieux Vivre à Charles FoixHôpital Charles Foix 92400 IvryTél: 01 49 59 45 79

    Aides financières

    Deux aides sont compatibles avec le long séjour : l'allocation compensatrice pour tierce personne, remplacée par la prestation spécifique dépendance (PSD) elle-même remplacée aujourd'hui par l'APA. Depuis 1992, l'allocation logement est également possible. A condition toutefois que les surfaces attribuées aux résidents soient respectées : 9 mètres carrés pour une personne seule et 16 mètres carrés pour deux...Si elles ne l'étaient pas, l'allocation logement pourrait encore être attribuée à condition que l'établissement hospitalier apporte la preuve qu'un programme d'investissement assure dans un délai de trois ans la conformité aux normes fixées.

    Où se renseigner ?

  • Au centre communal d'action sociale de votre mairie
  • à la direction départementale de l'action sanitaire et sociale ;
  • au centre hospitalier de votre région.

  • Y.M.
    mis à jour le 14/12/2006

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