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Services de Soins à domicile

Médecin traitant : quel est son rôle ?


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Tous les intervenants professionnels ont leur rôle à domicile : l'infirmière, le kinésithérapeute, l'assistante sociale, l'aide à domicile, le service de repas à domicile, les services d'aide sociale des communes, du département, les caisses d'assurance maladie et leurs services médicaux, la téléalarme, etc... tous ont leur rôle dans le maintien à domicile de la personne âgée en perte d’autonomie.

Le médecin généraliste, désormais médecin traitant dans le cadre du parcours de soin, est en principe la personne qui est le mieux à même d'aider à coordonner les soins autour d'une personne âgée ou d'un malade lourd résidant à domicile.

Il peut évaluer les besoins des malades et les possibilités de chacun des intervenants, et, surtout, il devrait aider à organiser rapidement une coordination autour du domicile.

C'est aussi le médecin qui a accès au domicile des personnes âgées et qui observe si elles éprouvent des difficultés à se tenir debout ou à faire la cuisine.

Sa mission, bien comprise, doit lui permettre de conseiller et orienter son client en direction des clubs de quartier, des universités du troisième âge, des réseaux de bénévoles, des associations de famille... qui peuvent, dans ce cas, apporter aide et réconfort, surtout quand la personne est seule à domicile ou présente une tendance dépressive.

 

Le médecin de ville ne remplit pas toujours cette fonction d'aiguillage, alors qu'il est le mieux placé pour le faire.


Deux raisons à cela :

  • bien que les personnes âgées constituent l'essentiel de leur clientèle, certains médecins généralistes n'ont pas forcément réalisé que leur métier pouvait avoir évolué.
    La dimension " sociale " du soin aux personnes âgées, c'est à dire la prise en compte de leur environnement, de leurs besoins spécifiques ne leur a pas été enseigné. Des cours sur l’autonomie des sujets agés sont désormais dispensés, le problème devrait en partie se résoudre avec les futurs générations de médecins généralistes.
  • la deuxième raison tient au fait que ces missions ne sont pas encore rémunérées.
    Prendre le temps de connaître les médecins hospitaliers, se former à l'ergonomie du logement, rentrer en contact avec les associations de soins et de soutien a domicile... nécessite beaucoup de temps.
    Autrement dit, représente un manque à gagner qui doit être compensé. La reflexion est en cours.

C'est aux pouvoirs publics et aux organismes de sécurité sociale d'imaginer les dispositifs à mettre en place pour inciter le médecin de quartier à occuper la place qui pourrait être celle de : géronto-généraliste.



mis à jour le

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Vos réactions

PILLULE

27/05/2012 16:05

LES TOILETTES


Pour les soins à domicile arretez svp "d'oublier" les centres de soins infirmiers qui assurent tous les jours dimanches et fêtes leurs prises en charge quelqu'elles soient, pour toute "clientèle" donc sans limite d'âge. Cordialement



inflib

02/09/2011 11:09

emploie ide libérale


je pense que le mot employer une ide libérale peut porter à confusion ,en effet les patients font appel à l'ide lib pour une prestation payée par la sécurité sociale, ils ne sont pas employeurs de l'ide félicitations pour votre site! cordialement B forait



inflib

02/09/2011 11:09

prise en charge personnes agées


juste pour vous signaler que le paragraphe sur le mode de paiement d'une prestation ide libérale : pour les injections et les autres soins ok paiement à l'acte mais pour la prise en charge des soins de toilette, nous devons établir une demarche de soins infirmiers,cottations forfaitaire,AIS 3 soumit au controle du médecin de la sécu pour avis, le paiement se fait par le tiers payant, les patients ne paient pas l'infirmière c'est le même système que pour les centres de soins.Il n'y a pas de différence sur le paiement, le patient n'avance pas les sommes engagées pour ses soins par ailleurs les soins dispensés par les aides soignantes sont des soins infirmiers par délégation donc font partis du domaine sanitaire à l'inverse des toilettes faites par les avs qui sont considérées comme une aide à la vie courante donc du sociale, le financement ne vient pas des même caisses je vous remercie de l'attention que vs porterer à ma réaction,et clarifier les paragraphes concernés cordialement B FORAIT




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