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Famille d'accueil, vie en foyer-logement, sorties en bord de mer, une dame de 85 ans raconte ses expériences

Une dizaine de jours dans un foyer logement pour personnes malvoyantes


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J'ai participé à un court séjour d'une dizaine de jours dans un foyer-logement pour personnes âgées aveugles et malvoyantes.

Les aspects positifs :
- Les résidents sont dans un studio meublé à leur guise.
- Ils ont la possibilité d'y préparer leur petit déjeuner et leur repas du soir ainsi que quelques déjeuners qui, pour l'ensemble, doivent être pris en commun dans une grande salle collective.
- Ils peuvent, s'ils en sont capables, seuls ou accompagnés, sortir la journée, mais en prévenant. Ils bénéficient donc d'une certaine liberté d'allées et venues.
- Quelques activités leurs sont proposées:
• scrabble,
• sculpture,
• mots croisés à plusieurs,
• anniversaires une fois par mois.
- Le soir, des étudiants, aveugles ou malvoyants, viennent diner et peuvent rencontrer les « seniors ». Ils amènent une bouffée d'air "transgénérationnelle". Malheureusement, la plupart des seniors dinent chez eux et ne profitent donc pas de cette opportunité. 

Les aspects négatifs :
- Il n'existe pas de salon commun où les résidents pourraient se rencontrer la journée ou le soir. Il y a bien une petite salle, genre bar, où l'après-midi, à certaines heures seulement, on peut s'y installer et consommer (un choix limité de boissons). 
- Les résidents vivent entre eux : aveugles et malvoyants.
- La salle de restauration collective est grande, sans chaleur, peu conviviale. C'est plus un réfectoire qu'une salle à manger.
- Repas peu alléchants et le même menu est servi pratiquement tous les soirs.
- Aucune vraie animation n'est proposée.
- Le bâtiment se situe dans le 19ème arrondissement, près d'une avenue passante (Jean Jaurès), bruyante, très populaire et loin du Parc des Buttes Chaumont.
- Arrondissement excentré pour la venue éventuelle de visiteurs, rue étroite ne permettant pas le stationnement de voitures.

En conclusion:
Formule acceptable, pour ceux qui disposent encore d'une certaine autonomie et gardent la possibilité d'avoir encore des contacts extérieurs. Par contre, pour ceux qui n'ont pas ces possibilités, risque de ghettoïsation. 



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