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Maladie d'Alzheimer : affronter les troubles de la connaissance, du geste et de la parole

Angoisse, irritabilité, illusions


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L'angoisse demeure tout au long de la maladie et cause de l'agitation et même de l'agressivité chez les malades. Les causes en sont très diverses.

Exemples : L'un peut s'angoisser pour son travail au milieu de la nuit, tenter de s'habiller et se ruer en direction du bureau. La famille se récrie. Réaction de la personne : elle peut se fâcher ou avoir honte de son erreur et s'enfoncer dans la tristesse.

Une femme peut subitement s'angoisser pour le bébé qu'elle croit avoir oublié dans son lit (elle a oublié que ses enfants ont grandi). Elle s'affole, essaie de le rechercher, mais ne sait pas où aller, s'angoisse de plus en plus.- Si nous la forçons à s'asseoir, en ne comprenant pas ce qui se passe dans sa tête, elle va s'irriter : elle défend son enfant.

Quand le malade est angoissé, il court ou marche sans cesse
, parle sans arrêt, manipule un objet pendant des heures, met tout ce qu'il trouve dans sa bouche et... "Elle mange le savon !"
Celui qui ne peut pas bouger tire ses draps, ses boutons, ses habits, ses mains et ses doigts, ses pantoufles.

La personne malade peut avoir des hallucinations
: entendre ses enfants et vouloir les toucher, alors qu'il n'y a personne dans la pièce; elle peut voir dans les plis de la couverture comme les formes d'un serpent; ou entamer un délire de persécution en accusant un tiers de la voler.

Quelques trucs

La personne malade boit notre angoisse comme un buvard l'encre. Très sensitive, elle sent si elle communique son angoisse, ce qui accroît la sienne d'autant. L'entourage doit être calme et inspirer confiance. Plus la personne aura confiance en ceux qui s'occupent d'elle, moins elle sera angoissée.-Boire des tisanes pour diminuer l'angoisse. Des tisanes calmantes à base de passiflore, valériane, aubépine, peuvent être utilisées.

Si la personne joue avec son sexe, il ne faut pas moraliser, mais lui donner autre chose à manipuler: une revue, une peluche, un chapelet ou un tissu.

Si un malade ne se reconnaît plus dans les miroirs, mieux vaut les masquer par un tissu.

Eviter de raisonner à perte de vue sur un objet égaré. Proposer une activité alternative. Mieux encore, garder en réserve un double des objets que la personne a tendance à égarer pour éviter qu'elle ne parle de vol.



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