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Aidants : les aides financières et avantages sociaux


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Si votre proche peut encore résider à domicile, des aides existent. Car le grand âge comme la maladie génère de nombreux coûts pour les familles, dont l’emploi d’une aide à domicile. Il oblige aussi souvent l’un des proches à cesser son activité professionnelle. 

L’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie

Une allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie peut être attribuée. Elle permet de rémunérer toute personne chargée de s'occuper d'un proche en fin de vie.

Le bénéfice de cette allocation est soumis à conditions, et son versement est d'une durée limitée.

Le montant de l'allocation est fixé à 55,37 € par jour (et à 27,68 € si le salarié a transformé son congé de solidarité familiale en activité à temps partiel).

Plusieurs bénéficiaires peuvent percevoir l'allocation s'ils accompagnent la même personne, concomitamment ou successivement, dans le respect de la limite des versements journaliers autorisés. Ainsi, par exemple, un salarié peut demander le versement de 10 jours d'allocations, et un autre demande à bénéficier des 11 autres versements autorisés.

A noter cependant que cette allocation n’est pas cumulable pour un même bénéficiaire avec d’autres prestations comme l'indemnisation des congés de maternité, de paternité ou d'adoption, l'indemnité d'interruption d'activité ou l'allocation de remplacement pour maternité ou paternité, l'indemnisation des congés de maladie ou d'accident du travail (le cumul est toutefois possible si l'indemnisation est perçue au titre d'une activité à temps partiel), l'allocation parentale d'éducation (APE) ou le complément de libre choix d'activité de la prestation d'accueil du jeune enfant (Paje).

Cette allocation prend fin à l'issue des versements journaliers autorisés. Elle n'est également plus versée à partir du jour suivant le décès de la personne accompagnée.

En savoir plus

 

Etre salarié de son proche

La loi permet aux bénéficiaires de l’Apa d’employer un membre de leur famille sauf leur conjoint, concubin ou partenaire de Pacs pour assurer des heures d'aide à domicile.

Les bénéficiaires de la PCH ne peuvent employer ni leur conjoint, concubin ou partenaire de Pacs, ni leurs parents, ni leurs enfants, ni une personne exerçant une activité professionnelle à plein temps ou à la retraite, sauf s’ils ont besoin d’une aide constante : dans ce cas, ils peuvent embaucher n’importe quel membre de leur famille.

Votre rémunération est exonérée des cotisations patronales de Sécurité sociale si la personne aidée perçoit l'Apa et, entre autres cas, si elle est âgée de 70 ans et plus, ou si, âgée de plus de 60 ans, elle vit seule et doit recourir à une tierce personne pour les actes de la vie courante.

 

Pour les fonctionnaires et agents non titulaires : retraite à 65 ans  à taux plein en cas d’interruption d’activité en qualité d’aidant familial 

Les fonctionnaires et les agents non titulaires qui ont interrompu leur activité professionnelle pour s'occuper d'un membre de leur famille en qualité d'aidant familial pendant au moins 30 mois consécutifs, peuvent bénéficier, sous certaines conditions, d’une retraite à taux plein (c’est-à-dire sans décote) à 65 ans.

En savoir plus sur le site du service public  



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Vos réactions

Rédaction

06/02/2018 14:02

Réponse à Lili


Au sujet de vos craintes sur l'Apa : personne ne peut vous forcer à faire entrer votre mère en Ehpad, et de toutes façons c'est à elle que la décision revient, même sous tutelle.
Pour améliorer la situation que vous décrivez, il me semble indispensable d'obtenir de l'aide, a minima financière.



LILI

04/02/2018 18:02

TOUTES LES AIDES NE SONT QUE DES PAROLES


J ai 56 ans, je m occupe de maman qui perd la mémoire depuis plus de 3 ans, j'habite chez elle, je travaille encore, mais ne suis plus du tout capable de concentration à mon travail. Je voudrai devenir l'aidant salariée de ma maman, mais je peux vous dire que rien n'est fait pour cela, personne ne m'aide et le dossier APA j'ai peur de l'envoyer car je sais qu'ils me diront de placer ma maman, alors que mon désir et de m'occuper d'elle à plein temps car elle en a besoin. Je suis fatiguée et ne sais plus comment faire car personne ne m'incite à faire ce qui serait le plus logique, le plus simple. Ma santé est actuellement en danger car je risque de perdre mon travail tellement je perd ma concentration et que je m'occupe qu'approximativement de maman alors qu elle a besoin d une surveillance constante à la maison. Aidant, droit au répit, cela me fait rire ..... il faut tout simplement nous donner les moyens de nous occuper des personnes en perte d'autonomie avec un petit smic pour pouvoir survivre, c est tout, mais personne ne le propose;



fatuiva

10/10/2016 02:10

mise au point 3


Bonjour et merci pour votre info concernant le livre blanc de l'association France Alzheimer.
Vous me remerciez pour mon point de vue. Mes deux interventions n'étaient pas des points de vue, mais des constats. Faites le rapprochement entre les chiffres de l'INSEE sur : 1) le vieillissement de notre société, 2) le nombre d'aidants encore en activité ou qui devraient l'être, 3) le nombre de ces aidants qui ont dépassé le seuil des 3 années comme soutien à domicile; avec le besoin d'un proche en présence à domicile, au bout de ce même nombre d'années; avec le montant indécent de l’indemnité APA; avec le rapport du nombre de ces aidants qui ne sont plus en activité mais qui devraient l'être et ce qu'ils coûtent et coûteront à la société en contrepartie de ce qu'ils rapportent à la sécurité sociale... Faites le rapport également entre la volonté des pouvoirs publics de favoriser le maintien à domicile, alors qu'ils n'en donnent pas les moyens mais qu'ils continuent d'en maintenir l'obligation législative, sans oublier avant tout, la volonté de nos aînés de rester à domicile -et je les en remercient -; Enfin, n'oublions pas la décrépitude de notre système de santé et son lâcher prise pour ce qui concerne tout ce qui s'apparente à un suivi gériatrique ou plus simplement à la prise en charge du vieillissement sur la durée, vous comprendrez alors la proportion des français qui demain seront concernés par tout cela : 1 français sur 10 ou 1 français sur 6 d'ici 5 ans... Voilà pourquoi, il ne s'agit pas d'un point de vue, mais d'une alerte pour AGIR : 1 français sur 10 demain dans le caniveau. Merci pour votre attention.



Rédaction Agevillage

29/09/2016 10:09

Réponse


Merci d’avoir partagé votre point de vue. La prise en compte du rôle d’aidant fait partie des propositions formulées par France Alzheimer ce mois de septembre, que je vous invite à aller lire ici : http://www.agevillage.com/actualite-14472-1-Livre-blanc-France-Alzheimer-13-propositions-en-faveur-des-aidants-qui-travaillent.html



fatuivamarquesas

26/09/2016 11:09

MISE AU POINT 2


Je reviens sur la mise au point que j'ai formulée le 23/09/2016 à 23:09 :

Le fait de pouvoir prétendre à une retraite à taux plein à 65 ans et non à 67 ans est important. Pourquoi ? Non pas, parce que vous gagnez 2 ans sur votre année de départ à la retraite, mais bien parce qu'en fonction du nombre d'années consacrées à votre parent (au moins 3 ans), vous pouvez prétendre à une pension à taux plein (bien entendu si vous trouvez le moyen, ou le service en charge d'enregistrer ou d'homologuer le fait que durant tant d'année vous avez été dûment aidant familial - comme évoqué dans mon message précédent).
Dès lors, il apparaît crucial pour les 70% d'aidants familiaux (sur 12 millions d'individus aujourd'hui, cela fait 8 millions de personnes concernées) encore en activité (en activité veut dire ici salarié pour ceux qui peuvent l'être via le canal de l'A.P.A., par exemple) que c'est à la fois ce taux plein qui est important, mais aussi la prise en compte de la puissance publique et des autorités sanitaires et sociales (ministères) du nombre d'années totales comme aidant pour établir au prorata une pension raisonnable à ce dernier. Pourquoi ? 1) Parce que l'obligation qui nous est faite de nous occuper de nos proches, dès lors qu'il y a contrainte législative, ne doit pas conduire les aidants dans le caniveau, une fois la retraite sonnée; 2) Parce ce que la dite obligation du législateur ne doit pas interférer sur la propension inaliénable de l'aidant d'aider son proche parent jusqu'au bout et le plus longtemps possible et que de ce faite, le trou de la sécu s'en trouve, d'une façon éhontée, moins important ou en voie de comblement (faites vos comptes : 8 millions d'aidants multipliés par un salaire ou une réversion acceptable); 3) Parce qu'à ma connaissance, aucun employeur et aucune activité salariée passé 1 ans de congé sans solde ne dégrève pas aujourd'hui et de façon conséquente la pension de retraite qui le moment venu devrait être le lot de tous en France, pays de Légalité et de la Fraternité, et surtout pays des Droits de l'Homme où ceux-ci doivent toujours profiter de celui de vivre, vieillir, mourir comme ils le veulent, sans avoir à répondre à leur enfant : "Mais non, mon amour, mets moi en maison de retraite et comme cela tu pourras retourner travailler. L'âge venant, n'avons-nous pas tous cette propension de vivre avec nos proches et dans leur plus proche proximité. C'est ce que moi j'ai compris des prérogatives de l'accompagnement à domicile, des insistances des médecins de familles quand bien même celles-ci seraient touchées par Alzheimer ou autre. J-M B




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