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Qu'est-ce que la fin de vie ?


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Lorsque les soins curatifs qui visent à guérir ou à ralentir l’évolution d’une maladie ne sont plus efficaces et que l’état de santé d'une personne laisse entendre que son pronostic vital est engagé, on entre dans une période appelée « la fin de la vie ». Cette période nécessite un accompagnement et des soins adaptés. Ce sont les « soins palliatifs ».

Tous les professionnels de santé doivent être en mesure de pratiquer des soins palliatifs. Néanmoins, dans certaines situations médicales ou sociales complexes, ces professionnels peuvent faire appel à des structures ou à des dispositifs spécialisés en soins palliatifs.

Les personnes qui accompagnent un proche en fin de vie peuvent bénéficier d’une allocation ou d’un congé particuliers.

Il arrive que quelques personnes malades ou de l’entourage demandent une mort anticipée : c’est l’objet du débat sur l’euthanasie.

La démarche palliative, quant à elle, n’exige ni obstination déraisonnable, ni euthanasie. Et depuis 2005, la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie, dite « loi Leonetti », précise les droits et organise les pratiques en France au moment de la fin de vie.



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Vos réactions

cloclo54

06/08/2014 22:08

Parler de sa mort ne fait pas mourir


Cela fait 34 ans que l'ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) a vu le jour. 56 000 adhérents qui veulent que la loi Léonetti soit modifiée, tout comme plus de 90 % de Français qui le réclament dans tous les sondages qui se succèdent depuis des années. Il faut que F. Hollande honore sa promesse de campagne et qu'il légalise le droit à l'euthanasie pour que la France se dote de la même loi qu'en Belgique et dans les pays du Benelux. Une loi de liberté, pas une loi d'obligation. Chacun a le droit de décider du moment où il veut partir pour mettre un terme à ses souffrances. Lui seul est en capacité de savoir ce qu'il peut encore supporter... ou pas ! Écrire ses directives anticipées, oui, c'est mieux que rien, ça aurait permis à Vincent Lambert de pouvoir partir sans avoir à demander l'avis de qui que ce soit, mais sa mort aurait été consécutive à l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation, (loi Léonetti actuelle, une méthode barbare dont personne ne peut affirmer que le malade n'en souffre pas alors qu'il existe une méthode rapide et sans souffrance pour partir sereinement, cela s'appelle l'euthanasie, mot d'origine grec qui veut dire "bonne mort, mort douce" ce n'est pas un mot de torture, c'est tout le contraire ! Exigeons une loi qui l'autorise et exigeons que nos directives anticipées (qui auront alors une importance capitale) figurent sur la carte vitale, ce qui est techniquement possible de faire. Que les médecins soient obligés de respecter nos volontés ou qu'ils nous transfèrent vers un confrère qui accepte d'y répondre favorablement. Il est urgent que la loi soit modifiée rapidement pour éviter tous les drames liés à la fin de vie, drames que l'on peut éviter aux malades et à leur famille par le vote d'une loi aussi simple que la loi belge.



Roland

28/07/2014 10:07

Préparer sa fin de vie


Je suis entièrement d'accord, je pense qu'il est très important d'avoir préparé sa fin de vie et d'en avoir discuté avec des proches car lorsqu'on est plus en état de prendre des décisions ça devient très dur autant pour nous qui auront à subir la décision de nos proches, que pour eux qui auront à prendre une décision sans être sûrs que c'est celle que nous souhaitions.



Marc

15/07/2014 15:07

Avoir une belle fin de vie


C'est très délicat de parler de ce sujet.

Mon grand père avait également une maladie du coeur, malheureusement aucun traitement ne pouvait le guérir vu l'avancement de la maladie.
Tout ce qui est faisable c'est d'enlever le plus la douleur en attendant la fin ..
Je sais que les personnes dans ce stade là ont besoin d'être entourés de leur famille (en général) et ce qui leur fait du bien c'est d'être proche de la nature. Il faut leur laisser un petit jardin pour qu'ils puissent se sentir plus vivant.
Il y a quelques conseils sur http://www.sybelle-nature.fr 



Yemei

04/03/2014 18:03

A propos de l'euthanasie


Merci beaucoup de vos réactions. Je pense cette problématique est complexe néanmoins il importe d'en dégager tous les tenants et aboutissants. Pour ma part je voudrais procéder non pas par des réponses affirmatives mais par des réponses interrogatives: Qu'est-ce que c'est la vie avant tout? qui en est le maître? qui en a le droit de décision? Si c'est le patient lui-même, a-t-il suffisamment l'information nécessaire avant de décider sur son sort? si c'est les proches ou les médecins, ont-ils pris en compte la complexité de l'homme entier(car l'homme est à la fois psychologique, spirituel, religieux, psychique, affectif etc.)? La décision de ses proches ne seraient-elle pas une projection de leur propre peur, angoisse, appréhension? Bref, quelqu'un dans le coma par exemple, souffre t-il réellement ou plutôt c'est la souffrance de son entourage qui se transpose sur lui? voilà autant de préalables que je juge nécessaires avant de parler de l'euthanasie. Je préfère ne pas trancher.



sonjaline

04/03/2014 12:03

D'accord


la fin de la vie: on sait quand çà finit, par la mort, mais pas quand çà commence très précisément... on peut être malade de maladie mortelle à brève échéance, et même mourir d'autre chose... on peut être en mauvaise santé, sans être "malade" au sens médical du terme, vieux avec des douleurs diverses, des handicaps multiples qui s'ajoutent les uns aux autres, une vie qui s'achève "en peau de chagrin", se rétrécissant chaque jour... on peut être en bonne santé jusqu'à la mort (souvent subite alors) on peut être victime d'obstination déraisonnable suite à accident ou maladie de la part de médecins attachés à la vie à tout prix tellement de cas divers! la plupart du temps, celui ou celle qui se ressent en fin de vie, qui voit ses forces diminuées, ses capacités intellectuelles faiblir, est le seul à savoir que sa vie va bientôt se terminer, sauf acharnement à faire vivre de la part de médecins obstinés. quel est le choix alors de la personne? lutter pour vivre encore un jour de plus, quelle que soit la qualité de sa vie? se laisser aller à mourir, calmement, sans souffrances demander que la mort soit accélérée? à chacun son choix mais il est nécessaire que chacun l'exprime à l'usage des médecins et l'écrive: directives anticipées pour cela il ne faut pas nier la perspective de la mort et réfléchir à ce qui nous parait bon ou mauvais pour nous mêmes réfléchir avec son (ses) médecin, sa famille, ses proches, une association comme AAVIVRE qui se propose d'aider dans ce but




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