Agevillage

Personne âgée - Mesurer le handicap : la grille aggir

La grille Aggir


Partager :

La grille nationale AGGIR (Autonomie Gérontologie Groupe Iso-Ressources) permet d’évaluer le degré d’autonomie des personnes âgées. À domicile, cette analyse de la perte d’autonomie est effectuée par une équipe médico-sociale quis e déplace lorsqu'une demande d'Allocation personnalisée d'autonomie est déposée. 

L’évaluation se fait sur la base de dix variables relatives à la perte d’autonomie physique et psychique.

  1.  Cohérence : converser et/ou se comporter de façon sensée,
  2.  Orientation : se repérer dans le temps, dans les moments de la journée et dans les lieux 
  3.  Toilette : se laver seul,
  4.  Habillage : s’habiller, se déshabiller, se présenter,
  5.  Alimentation : manger les aliments préparés,
  6.  Élimination : assumer l’hygiène de l’élimination urinaire et fécale,
  7.  Transferts : se lever, se coucher, s’asseoir,
  8.  Déplacements à l’intérieur du domicile ou de l’établissement : mobilité spontanée, y compris avec un appareillage,
  9.  Déplacements à l’extérieur : se déplacer à partir de la porte d’entrée sans moyen de transport,
  10.  Communication à distance : utiliser les moyens de communication, téléphone, sonnette, alarme…
 Ces  dix variables, dites " discriminantes ", déterminent six catégories de handicaps, soit 6 GIR (Groupe Iso-Ressources); Les GIR permettent deux choses :
- déterminer un niveau d'aide (ex: nombre d'heures d'aide à domicile pour une personne classée en GIR3)
- Déterminer un niveau d'aide financière quand les moyens de la personne âgée ne lui permettent pas de financer elle même ses heures d'aide ménagère. Seules les personnes classées dans les GIR 1 (plus forte dépendance) à 4 peuvent prétendre à l’APA.

QUE DESIGNE LE MOT GIR ?

Le GIR 1 correspond aux personnes âgées confinées au lit. Que ce soit par une pathologie physique ou si les fonctions mentales sont gravement altérées.

Le patient nécessite une présence indispensable et continue d’intervenants. Dans ce groupe se trouvent également les personnes en fin de vie.

 Le GIR 2 regroupe deux catégories majeures de personnes âgées :
- celles qui sont confinées au lit ou au fauteuil dont les fonctions mentales ne sont pas totalement altérées. Elles nécessitent une prise en charge pour la plupart des activités de la vie courante,
- celles dont les fonctions mentales sont altérées, mais qui ont conservé leurs capacités à se déplacer.

Le GIR 3 correspond, pour l’essentiel, aux personnes âgées ayant conservées leur autonomie mentale et partiellement leur autonomie locomotrice et qui nécessitent quotidiennement et plusieurs fois par jour des aides pour leur autonomie corporelle.

La majorité d’entre elles n’assument pas seules l’hygiène de l’élimination anale et urinaire.

Le GIR 3 correspond aussi aux personnes qui débutent une perte d’autonomie psychique.

 Le GIR 4 comprend deux catégories de personnes âgées :
- celles n’assumant pas seules leur transfert mais qui, une fois levées, peuvent se déplacer à l’intérieur du logement. 
Elles doivent parfois être aidées pour la toilette et l’habillage. Une grande majorité d’entre elles s’alimentent seules,

- celles n’ayant pas de problèmes locomoteurs, mais devant être aidées pour les activités corporelles et pour les repas en raison d’atteintes cognitives.  

Pas de droit à  l'APA pour les personnes relevant des GIR 5 OU 6

Le GIR 5 comprend des personnes assurant seules leurs déplacements à l’intérieur de leur logement, s’alimentant et s’habillant seules. Elles ont besoin d’une aide ponctuelle pour la toilette, la préparation des repas et le ménage.

Le GIR 6 se compose des personnes qui n’ont pas perdu leur autonomie pour les actes discriminants de la vie courante mais sont des personnes âgées que l’on qualifie de “fragiles” en raison de maladies chroniques évolutives à risque de complications.


Les GIR 5 et 6 confrontés à un incident de santé ponctuel qui aggrave leur état peuvent bénéficier temporairement :

- d’une aide spécifique à la sortie d’hospitalisation à demander au service social de la caisse régionale d’assurance maladie (CRAM),

- s’ils ne sont pas hospitalisés, d’une aide à domicile après évaluation des besoins par une équipe de la CNAV qui propose un plan d’aide dont la prise en charge est proportionnelle aux revenus,

- s’ils bénéficient déjà de la prise en charge d’aide ménagère à laquelle peut prétendre toute personne âgée, cette aide à domicile peut être transitoirement accrue (6 heures d’aide à domicile par semaine maximum).



mis à jour le

Partager :


Vos réactions

romans

20/06/2013 18:06

Intox


Voila bien un article qui démontre bien tout et son contraire Le GIR est bien déterminé selon la formule annoncé sauf que les inspecteurs de L'ARS faute d e budget sous estime le pathos servant dans le calcul des besoin en personnel...résultat les EHPAD public n ont d autres choix que de porter sur le tarif hébergement les augmentation ...celui ci devenant une variable d ajustement du tarif soin!!!!




Réagir à cet article :

* ne sera pas affiché


HAUT DE PAGE

© Eternis SA -