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Os et articulations

L'ostéoporose


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L'ostéoporose est une maladie qui se caractérise par la diminution progressive de la part de calcium des os. Les os deviennent poreux et le risque de fracture augmente, surtout à la hanche, au poignet et à la colonne vertébrale. La douleur et la déformation s'installent, pouvant causer l'invalidité et la perte d'autonomie chez certaines personnes. Chaque année en France, 400 000 femmes atteignent l’âge de la ménopause et 160 000 souffriront avant la fin de leur vie d’une fracture ostéoporotique.

Prévention

En l'absence de traitement, le risque de voir les complications de fractures se multiplie.
Les tassements vertébraux sont à l'origine de troubles statiques importants (déformation de la colonne vertébrale) et de douleurs chroniques. Le tout impliquant des retentissements importants sur la qualité de vie.

L'ostéoporose ne présentant pas à son début de signes cliniques, les premières douleurs sont signes d'un stade avancé et de complications. D'où l'intérêt d'un dépistage précoce.

Les mesures générales pour prévenir l’ostéoporose :  une bonne hygiène de vie

  • une bonne alimentation riche en calcium et en vitamine D pour augmenter les apports calciques (> à 1 200 mg / jour) avec des produits laitiers, des eaux riches en calcium :
    - Privilégier les produits laitiers (lait, fromage, crème fraîche, yaourt…), de préférence non écrémés, et en introduire aux 3 repas principaux. La palette des produits laitiers est vaste, il est simple de combiner alimentation saine et plaisir de manger !
    - introduire les produits laitiers dans les accompagnements et les assaisonnements, comme opter pour la sauce béchamel avec ses légumes ou une sauce au yaourt pour les crudités : adapter ses habitudes alimentaires n’est pas forcément contraignant, pour peu que l’on essaie d’être créatif !
    - La vitamine D, quant à elle, joue un rôle important dans l’absorption du calcium. Généralement, l’alimentation a des apports faibles en vitamine D nécessairement présente dans les poissons gras (saumon, sardine, hareng, huile de foie de morue…) et les produits laitiers non écrémés.

Exemple de menu adapté :
Un bon régime alimentaire contribue à préserver le capital osseux. Voici un exemple d’un régime alimentaire qui rapporte les 1 000 à 1 200 mg de calcium par jour nécessaires pour lutter contre l’ostéoporose.

Petit déjeuner :
1 bol de lait ou autre laitage
Pain ou céréales
Beurre confiture ou miel

Déjeuner :
Crudités
Viande, poisson ou oeufs 150 g
Fromage
Pain
1 verre d’eau
Légumes verts
Fruit
N .B. : 5 portions de fruits et de légumes équivaut à 250 mg de calcium

Dîner :
Crudités ou potage de légumes
Céréales
Laitage
Fruit
Pain
1 verre d’eau
N.B. : Ne pas oublier de consommer une eau riche en calcium (1 litre au moins par jour)

  • encourager l'activité physique: exercices physiques avec appui au sol, marche à pied, vélo, natation, jeux de balles, gymnastique douce (1/2 heure, 3 fois par semaine)

  • réduire le risque de chutes ou leurs conséquences (protecteurs de hanche)
    - Travailler sa souplesse, notamment au niveau des chevilles
    - Insister sur la tonicité musculaire, surtout au niveau des jambes
    - Disposer de « bons réflexes » renforcés par les jeux de balles, souvent
    réalisés en groupe. L’avantage réside dans le fait qu’on est dans l’impossibilité de deviner quand et à qui la balle va être lancée.
    - Avoir un bon équilibre (s’appuyer sur un seul pied, exercices les yeux
    fermés…)
    - corriger ou prévenir l'insuffisance en vitamine D
    - réduire la consommation d'alcool et de tabac (la surconsommation est un facteur de risque)

  • Quelques précautions :
    - Modérer sa consommation de caféine (moins de 2 tasses de café par jour) et d’alcool. Leur consommation entraîne un risque de perte osseuse et d’équilibre.
    - Avoir une alimentation riche en calcium, vitamine D et peu salée.
    - Ne pas sauter de repas, faire 3 repas par jour et éviter de grignoter.
    - Ne pas fumer .
    - Ne pas consommer de protéines en excès (viande, poisson, oeuf en trop grande quantité).
    - Agencer correctement son habitat pour éviter les chutes : attention aux fils électriques, aux meubles encombrant les couloirs, les tapis qui glissent sur le parquet, les carrelages trop cirés….

Traitement

Le traitement de l'ostéoporose est très variable en fonction des cas.
En complément d'une supplémentation en calcium si nécessaire, différents traitements médicamenteux peuvent être proposés.

  • Le traitement hormonal substitutif:
    L'efficacité des oestrogènes de synthèse pour les femmes n'est plus à démontrer.
    Le traitement hormonal substitutif (THS) est un traitement composé d'hormones sexuelles féminines de synthèse : oestrogènes, le plus souvent associés à des progestatifs.
    Ce traitement vise à pallier le déficit en oestrogènes de la femme au moment de la ménopause.Les études épidémiologiques chiffrent à 50 % environ la réduction des fractures ostéoporotiques par le traitement oestrogénique. Le THS est généralement instauré en début de ménopause. Mais, il peut aussi être prescrit plusieurs années après le début de la ménopause.Pour prévenir l'ostéoporose, ce traitement doit être pris sur une longue prériode: 5 ans au moins. Le THS reste efficace même s'il est instauré tardivement (65 voire 70 ans).
    Mais les inconvénients de ce traitement ne sont pas négligeables:
    - Il est contre-indiqué chez les femmes ayant des antécédents de cancer du sein ou de l'utérus, ou qui ont des antécédents de phlébite, d'embolie pulmonaire, de troubles de la coagulation sanguine.
    - Le risque de cancer du sein augmente en fonction du nombre d'années pendant lesquelles le traitement a été pris.

  • Les biphosphonates : C'est traitement à visée osseuse (non hormonal), il est indiqué dans le traitement préventif et/ou curatif de l'ostéoporose. Les biphosphonates empêchent la destruction de l'os. Ils agissent aussi sur l'architecture de l'os, en stoppant sa dégradation et renforcent sa minéralisation.
    Le traitement est remboursé en prévention.

  • Les SERMS : (abréviation de l'anglais : Selective Estrogen Receptor) sont des analogues structuraux des oestrogènes. Ils agissent comme les oestrogènes sur le tissu osseux, mais n'ont pas, à la différence des oestrogènes, d'effet stimulant sur l'utérus ou sur le sein. Ils exercent en théorie un rôle protecteur contre l'ostéoporose sans augmenter le risque de cancer du sein.
    Le traitement des tassements vertébraux consiste au repos, à la prise d'antalgiques. On peut envisager devant des douleurs très intenses de recourir à un corset semi-rigide qui limitera les mouvements du tronc. Dès les douleurs atténuées, une rééducation sera mise en place, afin de renforcer les muscles para-vertébraux et la ceinture abdominale. Le patient devra rester actif tout en évitant les efforts susceptibles de provoquer un nouveau tassement.

  • Le tériparatide : favorise la production osseuse, ce qui permet de réduire la fragilité osseuse et de limiter le risque fracturaire. Ce type de traitement est réservé aux formes les plus sévères de la maladie.

  • Le ranelate de strontium : favorise la formation et ralentit la destruction osseuse

  • La supplémentation en calcium et Vitamine D
  •  

    Diagnostic

    L'ostéoporose avance masquée et ne se révèle que par des douleurs ou des complications (tassement, fracture).
    En présence d’une fracture des membres (surtout le col du fémur) ou de tassements fracturaires vertébraux, ou même simplement de douleurs osseuses dorsales survenant chez une personne de plus de 50 ans, il sera indispensable d’effectuer un examen clinique mais aussi un bilan biologique et paraclinique à la recherche d’une ostéoporose.
    La mise en évidence à la radiographie osseuse d'une diminution de la densité des vertèbres (transparence) témoigne déjà d'une perte importante. Il faut atteindre une perte osseuse d'environ 30 % avant de pouvoir la déceler radiologiquement.
    L'ostéodensitométrie permet aujourd'hui de quantifier précisément la masse osseuse. C’est la seule méthode de mesure véritable de densité.
    La densitométrie osseuse mesure le coefficient d’atténuation du rayonnement par l’os minéralisé.
    La densitométrie est recommandée lors de la découverte d'une fracture vertébrale non traumatique, ou lors de fracture périphérique (poignet).
    On pratiquera la densitométrie chez la femme ménopausée en présence de facteurs de risque:
    - antécédent familial de fracture ostéoporotique
    - morphologie gracile
    - ménopause précoce
    - prise de corticoïdes prolongée, consommation d'alcool, de tabac

    Le bilan biologique complète le diagnostic. Sont prescrits, entres autres, un bilan phosphocalcique (calcium, phosphore, vitamine D, phosphatases alcalines) et un bilan inflammatoire. Dans le cas de l'ostéoporose, ces résultats des deux bilans sont normaux. Ils permettent d'éliminer une autre cause (hyperparathyroïdie, maladie de Cushing, hyperthyroïdie, insuffisance rénale, malabsorption, métastases d'un cancer...).

    Description

    L’ostéoporose est une diminution généralisée et progressive de la masse du tissu osseux avec raréfaction de la trame osseuse et fragilisation de l’os pouvant aboutir à une fracture.
    Cette affection se traduit par une fragilité osseuse due à un amenuisement des lamelles osseuses, donnant au tissu osseux un caractère poreux.
    L'ostéoporose touche l'ensemble des personnes âgées et tient peut être au fait que la capacité intestinale d'absorption du calcium diminue avec l'âge.Cet effet est majoré par un régime alimentaire souvent carencé en calcium.
    A ces phénomènes, s'ajoute, chez la femme, une carence hormonale en oestrogènes.
    On peut qualifier l’ostéoporose de pathologique quand elle entraîne un risque important de fracture ou de tassement de vertèbres au cours des activités habituelles (ce qui correspond à environ une perte vertébrale d’au moins 30 %).

    Les 3 sites principaux de fracture sont:
    - Le poignet (environ 40 000 fractures par an)
    - Les vertèbres (60 000 fractures par an)
    - L'extrémité supérieure du fémur (55 000 par an)

    Les fractures du poignet sont les premières à survenir après la ménopause, vers 55-60 ans, alors que les tassements vertébraux surviennent vers 65 ans.
    Les fractures du col du fémur surviennent essentiellement après 75, voire 80 ans.
    En l'absence de fracture, l'ostéoporose est une maladie silencieuse et insidieuse.

    ___

    Source : Grio : Groupement de Recherche et d’Information sur les Ostéoporoses
    Le GRIO est une association Loi 1901 qui se donne la mission d’informer le grand public et les professionnels sur la maladie. Le GRIO travaille sur l’ensemble des types d’ostéoporoses, qu’elles soient ménauposiques ou non.
    www.grio.org.


    En savoir plus :
    rhumatologie-grenoble.com :
    le site de la Clinique Universitaire de Rhumatologie de Grenoble. Actualités, dossiers, agendas.
    Pour tout savoir sur les maladies et leur traitement.

    mon-osteoporose.fr :
    un site d’information destiné au grand public

    mangerbouger.fr :
    le site officiel du Programme National Nutrition

    osteoporose-homme.org : site de vulgarisation sur l’ostéoporose dédiée aux cas masculins, moins fréquents.



    mis à jour le

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    Vos réactions

    Flash

    07/03/2016 09:03

    doigt à ressaut


    Bonjour, J’ai eu, en août 2015, un doigt à ressaut à l’auriculaire droit et qui bloquait de plus en plus et devenait douloureux. J’ai essayé le compresses glacées, le Cicatendon, le baume du tigre, les bains d’eau chaude et l’homéopathie. Je n’ai eu aucun résultat positif. J’ai donc décidé de faire des cataplasmes d’argile à raison de 2 par jour d’une durée de 3h chacun. Le soir est donc le moment privilégié. Au bout de 2 mois mon doigt à ressaut à totalement disparu et à ce jour j’’utilise ma main comme si je n’avais jamais rien eu. Voilà un remède peu onéreux et sans aucun effet secondaire.



    Benjamin

    27/08/2014 15:08

    Doigt à ressaut


    Effectivement, comme le précise l'article, je me suis fais opérer par un ces chirurgiens : http://www.centre-chirurgie-main.com/pathologies/les-doigts-ressaut L 'opération s'est déroulée sous anesthésie locale et assez rapidement. Ceux qui souffrent de cette pathologie n'hésitez pas à franchir le pas. Bon courage



    Titine

    11/06/2013 12:06

    Prévention et solutions non médicamenteuses


    Je suis tout a fait d'accord avec la personne qui préconise l'ostéopathie pour limiter la prise de médicaments. L'activité physique est aussi une solution très efficace. Cela est bien expliqué dans le livre "GYM DOUCE EN POSITION ASSISE" qui est préfacé par un ostéopathe et un cardiologue. http://www.ed-amphora.fr/fr/product/gym-douce-relaxation-85/gym-douce-en-position-assise-10276



    osteobenj

    10/02/2013 10:02

    Les douleurs dues à l’âge : une réalité, pas une fatalité ! discutez en avec celles et ceux qui ont consulté un ostéopathe…


    Le corps subit à tout âge des modifications. L’organisme doit alors s’adapter en permanence à ces changements. Toutes les études faites sur le sujet confirment que trois seniors sur quatre souffrent de douleurs chroniques et celles-ci touchent à plus de 80% l’appareil locomoteur (articulations, muscles…). De fait avec l’âge, les ligaments sont moins élastiques, les cartilages s’usent et s’amincissent. Et cette évolution naturelle inexorable assez souvent est cause de douleurs articulaires, de difficultés motrices… et même des gestes simples de la vie quotidienne peuvent se transformer en galère. Les patients qui connaissent ces douleurs se plaignent du peu de solutions qui leur sont offertes. Ils en ont assez d’entendre que ces douleurs sont normales, qu’il leur faut faire avec, avec pour seul traitement un gavage au paracétamol ou anti-inflammatoire. Et chaque nouvelle étude ne fait que renforcer ce constat, et démontre qu’au regard de ce fatalisme collectif les douleurs continuent à évoluer et à augmenter. Lorsque l’on sait que l’OMS prédit vers 2050 une population de 65 à 85 ans qui sera multipliée par trois et un nombre de personnes de plus de 85 ans sera multiplié par sept , on ne peut plus accepter ce fatalisme, et on ne peut plus laisser taire que de plus en plus de seniors se tournent avec bonheur vers l’Ostéopathie qui, sans médicament, a su soulager leurs douleurs, mais a surtout permis à leur corps de s’user moins et de fonctionner mieux. Exercée par des praticiens formés, compétents, à l'écoute, l’Ostéopathie est un « art de soigner » qui s’adresse aux patients de tous types et de tous âges. Aux plus âgés elle permet d'utiliser au mieux le restant de leur capital vital, les aidant aussi à retrouver un confort fonctionnel au quotidien (marche, sport, activités culturelles et familiales). Un slogan adopté par des patients emballés : « l’Ostéopathie ajoute non seulement des années à la vie mais surtout de la qualité aux années. » Ceci n’est pas démenti par une étude de Santé Magazine d’octobre 2012 menée auprès de 600 patients qui a montré que des séances régulières d'ostéopathie permettent de faire baisser les douleurs chroniques de 50%, et en parallèle, la prise d'anti-inflammatoires de 37%. Benjamin Fonteix – Ostéopathe DO Six Fours -Le Brusc



    Risson

    13/12/2011 21:12

    doigt à ressaut


    Je souffre d'un doigt à ressaut , mon médecin me propose d'aller consulter un chirurgien , or je crains "le gros bras" car j'ai été opérée d'un cancer du sein et mon bras enfle en été. Comment peut-on soigner sans opérer, pour éviter un lymphoedème ? Merci !




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