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Les insomnies

Traitements

Les traitements de l'insomnie sont multiples et dépendentdu type d'insomnie.

  • En cas de douleurs nocturnes d'origine rhumatismale, il conviendra de traiter l'arthrose par des anti-inflammatoires ou d'autres thérapeutiques, plutôt que l'insomnie par des somnifères.
  • Les associations de somnifères et/ou de tranquillisants décuplent les risques et aboutissent à l'entretien de l'insomnie.
  • L'homéopathie ou la phytothérapie ont des ressources qu'il ne faut pas négliger), après avoir éliminé une cause médicale à votre trouble du sommeil.
  • Les barbituriques ne sont plus prescrits et ont déserté les comptoirs de pharmacies.
  • En revanche, les benzodiazépines, classe thérapeutique actuellementà la mode, sont très efficaces. Elles agissent sur des récepteurs spécifiques du cerveau qui, stimulés, vont diminuer le temps d'endormissement et la durée des réveils nocturnes. Il en existe de plusieurs types, en fonction de leur durée d'action et de leur activité principale : hypnotique (pour dormir) ou anxiolytique (pour diminuer l'anxiété, par exemple, la peur de ne pas dormir).Les benzodiazépines ont toutes des effets secondaires (troubles de la mémoire notamment) qui doivent faire de leur prescription un acte réfléchi. En cas d'arrêt brutal, il existe souvent un "effet rebond" marqué par une insomnie qui peut durer quelques jours. Celle-ci va renforcer la personne dans sa conviction "qu'il est vraiment un très mauvais dormeur", favoriser une reprise de médicament et donc l'entrée dans le cercle vicieux "insomnie-somnifère, somnifère-insomnie.
  • Traitements non médicamenteux.

    Dans les cas d'insomnie chronique chez lesquels on n'a décelé aucune cause organique ou psychiatrique, on privilégie les méthodes non médicamenteuses. Outre les règles dites d'hygiène du sommeil, on prescrit des traitements comportementaux ou cognitifs, la relaxation, le biofeedback, etc... Dans certains cas résistants au traitement non médicamenteux, on peut être amené à prescrire au long cours des médicaments hypnotiques, mais de façon discontinue par exemple, un comprime un jour sur trois, ce qui permet au produit de conserver son efficacité.La recherche actuelle sur les substances supposées hypnotiques est axée soit sur la mélatonine ou ses agonistes (substances similaires qui favorisent l'action du produit), soit sur les antagonistes des récepteurs 5HT2 à la sérotonine.La mélatonine, hormone naturelle sécrétée par l'épiphyse, a comme rôle physiologique d'être à la fois une horloge et un calendrier en indiquant à l'organisme les périodes d'obscurité et leurs variations horaires suivant la saison. Elle a montré son efficacité dans le traitement des décalages horaires, des pseudo-insomnies par retard de phase, des dérèglements du rythme circadien des aveugles.Certaines études seraient en faveur d'une meilleure efficacité du sommeil après mélatonine chez les personnes âgées. Les essais de traitement de l'insomnie psychophysiologique chez des adultes âgés de moins de 65 ans ont montré des résultats discordants. En effet, l'heure d'administration de la mélatonine joue beaucoup sur son efficacité et il faudrait déterminer pour chaque individu le moment propice à son administration, moment variable d'un sujet a l'autre.La mélatonine n'est pas commercialisée en France.

    Autres molécules, autres méthodes...

    Des molécules plus récentes, non benzodiazépiniques, ont été commercialisées comme hypnotiques il y a quelques années Imovane®, Stilnox®, Ivadal®.Ces médicaments ont pour avantage de mieux respecter l'architecture du sommeil et de préserver la vigilance et les performances dans la journée suivant la prise, mais elles n'ont pas d'action contre l'anxiété presque toujours présente chez les insomniaques chroniques. Elles sont prescrites préférentiellement dans les insomnies ponctuelles (voyage avec ou sans décalage horaire par exemple).Les antidépresseurs sont très souvent prescrits dans le traitement de l'insomnie. Tantôt à des doses classiques pour traiter une dépression patente ou masquée, tantôt à des doses inférieures, de l'ordre du cinquième ou du tiers, pour des antidépresseurs sédatifs à prendre le soir, comme par exemple l'amotriptyline (Laroxyl®), la doxépine (Quitaxon®), la mianserine (Athymil®).Quand ces antidépresseurs sont prescrits à très faibles doses, ils peuvent être pris très longtemps, sans perte d'efficacité.


    Agevillage
    mis à jour le 11/01/2007

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    1) Présentation
    2) Etiologie
    3) 10 conseils pour mieux dormir


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