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Les accidents vasculaires cérébraux

ou "congestion cérébrale"


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L'accident vasculaire cérébral (AVC), communément appelé "attaque", "ictus" ou "congestion cérébrale" est causé par uneperturbation soudaine de l'irrigation du cerveau.Il peut s'agir :
  • d'une artère bouchée par un caillot de sang, ce qui bloque la circulation sanguine, provoquant ce qu'on appelle un AVC ischémique ou infarctus cérébral (80% des AVC),
  • de la rupture d'une artère, déclenchant une hémorragie intracérébrale (15%des AVC,
  • de la rupture d'une malformation vasculaire congénitale, entraînant une hémorragie méningée (5% des AVC).Il existe donc deux types d'AVC : les AVC ischémiques ou infarctus cérébraux les plus fréquents et les AVC hémorragiques.
  • Les conséquences immédiates d'un AVC peuvent être très graves. L'accident vasculaire cérébral, qui touche environ 100 000 personnes chaque année en France, est considéré comme la troisième cause de mortalité et le première cause de handicap moteur.

    Comment se manifeste-t-il ?

    L'accident vasculaire cérébral peut entraîner un coma. Mais, le plus souvent, une fonction cérébrale ne se fait plus correctement. La lésion vasculaire entraîne une "souffrance" d'une région du cerveau : plusieurs fonctions du corps s'affaiblissent ou disparaissent. Peuvent être atteintes, selon la zone cérébrale touchée :

  • les fonctions motrices : paralysie plus ou moins complète d'un ou plusieurs membres,
  • les fonctions sensitives : diminution ou disparition de la sensibilité de la face ou d'un plusieurs membres,
  • les fonctions visuelles : diminution de la vision dans un hémichamp visuel (moitié du champ), vision double (diplopie), baisse brutale de l'acuité d'un œil,
  • les fonctions du langage : difficulté d'élocution et parfois à comprendre ce qui est dit,
  • la mémoire,
  • l'équilibre.
  • Que faut-il faire ?

    L'urgence est absolue. Il faut tout de suite appeler le SAMU. L'hospitalisation doit être immédiate, si possible dans les toutes premières heures suivant l'accident. S'il existe un service d'urgences neurologiques à proximité, c'est là qu'il faut se rendre. A l'arrivée à l'hôpital, un examen est réalisé à l'aide d'un scanner. Il permet de savoir si l'accident est consécutif à une obstruction (80 % des cas) ou à une hémorragie (20%)/. Les traitements seront différents.

    Quelles sont les personnes menacées et peut-on empêcher l'accident de se produire ?

    Souvent, ce sont des personnes dont l'histoire montre qu'elles n'ont pas maîtrisé les facteurs de risque tels que: une hypertension artérielle, un taux trop élevé de "mauvais" cholestérol, une diabète ou certaines maladies du cœur (troubles du rythme cardiaque). Sont aussi à surveiller la consommation de tabac, le surpoids et le manque d'exercice physique.Et bien sûr, ceux qui ont déjà eu un accident vasculaire doivent prendre des précautions particulières: en l'absence de traitement préventif, le risque de récidive dans les vingt ans est d'environ 30 %.La méthode de prévention la plus efficace consiste à dépister chaque facteur de rique. Hypertension, diabète, excès de cholestérol ou troubles cardiaques doivent être bien contrôlés et, au besoin, traités par des médicaments. Il est également recommandé d'arrêter le tabac, de ne pas se laisser trop grossir et de faire de l'exercice. La simple marche quotidienne est très bénéfique.

    Quels sont les signes annonciateurs ?

    Il existe un signal d'alarme. C'est l'accident ischémique transitoire. Il ressemble à l'accident vasculaire : il peut se manifester par la paralysie d'une jambe ou d'un bras, ou des vertiges, la perte de la vision d'un œil etc. Mais cela ne dure pas et ne laisse aucune séquelle. La tentation est grande d'oublier l'épisode, ce qu'il ne faut absolument pas faire. Il est primordial de se rendre à l'hôpital pour un bilan et un traitement éventuel.

    Comment se remet-on ?

    En ce domaine tout est possible. Même si l'état initial du patient est préoccupant, on peut encore souvent l'améliorer de façon importante au fil du temps. Des exercices adaptés et constants sont à l'origine de progrès que l'on n'aurait guère cru possible au début. Une très légère amélioration d'une lésion neurologique peut avoir des effets étonnants. Par exemple, le simple fait de récupérer de petits mouvements au niveau de la cuisse, suffisamment pour bloquer le genou, permet de se remettre à marcher. Lentement et difficilement au début. Mais c'est si important.La récupération, très progressive, se fait par paliers, avec des phases ascendantes et descendantes. Mais il ne faut pas se décourager: on peut continuer à progresser pendant des mois, voire des années.

    Adresse utile

    France AVC, association d'aide aux patients atteints d'AVC7 avenue Pierre Semard 01000 Bourg en BresseTel: 04 74 21 94 58E-mail : France-AVC@wanadoo.frSite Internet : www.france-avc.asso.frA.B.



    mis à jour le

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    Vos réactions

    ppenelope

    29/08/2010 18:08

    avc g


    depuis 4 ans, je lutte pour marcher seule,spacitite,, douleurs ya t'il des remèdes ?Merci




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