En 1842, Jeanne Garnier, jeune veuve, crée à Lyon "les Dames du Calvaire", une œuvre confessionnelle regroupant des veuves laïques se consacrant au service de malades incurables. Elle s'implante à Paris en 1874 (future Maison médicale Jeanne Garnier). C'est avec Jeanne Garnier que le mot "hospice" prend le sens de lieu accueillant des personnes en fin de vie.En 1893, le Dr Howard Barret crée la Maison St Luke (Angleterre) pour l'accueil des mourants sans ressources. Vers 1950, le Dr Cicely Saunders se consacre ausoulagement physique de la douleur cancéreuse. En 1967, elle ouvre le Saint Christopher's Hospice, pionnier des 140 "hospices" existant actuellement en Grande-Bretagne. Elle y développe le concept de "douleur globale" (total pain) quiadditionne douleur physique et souffrances psychologiques, sociales et spirituelles.Parallèlement, en 1969, le Dr Elisabeth Kübler-Ross publie aux Etats-Unis son livre "On Death and Dying", dans lequel elle décrit les réactions psychologiques et spirituelles des malades atteints de cancer et confrontés à la mort. Le mouvement se diffuse rapidement dans les pays anglo-saxons. En 1975, le Dr Balfour Mount crée au Royal Victoria Hospital de Montréal (Canada) une" Unité desoins palliatifs ", préférant le terme de soins palliatifs à celui d'"hospice", péjoratif.En France, la réflexion commence autour de 1970. Le mouvement se renforce grâce aux contacts de médecins français avec les Anglais et les Canadiens. En 1977, le Dr Renée Sebag-Lanoé introduit l'approche palliative dans son service à l'Hôpital Paul-Brousse. En 1983, l'association JALMAV (Jusqu'à la mort, accompagner la vie) se constitue à Grenoble. En 1985, une commission interministériellese réunit autour de Geneviève Laroque, inspecteur général des affaires sociales. Ses travaux aboutiront à la publication de la circulaire, dite "Laroque", du 26 août 1986 qui officialise la notion d'accompagnement et de soins palliatifs. Peu à peu la législation s'étoffe. En 1999 (loi du 9 juin n°99-477),le droit d'accès aux soins palliatifs est garanti à toute personne en fin de vie ainsi qu'un congéd'accompagnement pour la famille. Cependant, la France est encore très en retard par rapport au Royaume-Uni.
AdV
mis à jour le 11/01/2007
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1)
3) La souffrance en fin de vie
4) Evolution législative
5) Bibliographie
6) Pour s'informer et se former
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