Les phrases deviennent incohérentes, la prononciation est répétitive, la personne n’arrive plus à se faire comprendre et devient angoissée, nerveuse. Qui ne le serait à saplace ?
Supposons qu’elle ait besoin d’aller aux toilettes : elle ne les localise plus, a oublié le mot “ toilettes ” et le besoin presse : elle s’agite et essaie de se faire comprendre. Sans succès. En la voyant gesticuler, vous l’invitez à s’asseoir, à se calmer. Au bout d’un moment, elle aura uriné ou fait sous elle. Elle peut en avoir honte et vous en vouloir. Si vous lui adressez des reproches, elle deviendra plus malheureuse, ou agressive.
Que faire face un discours incohérent ou agité ?
Essayer de décoder en se rattachant à un mot, en apprenant le code de communication non verbal du malade. Souvent, dès que la personne se sait comprise, elle est encouragée et ose parler, poser des questions. Dès que le message est passé, une reformulation verbale facilite sa mémorisation éventuelle.-
Se placer face à la personne pour qu’elle lise sur les lèvres (mieux vues si elles sont rouges) ;
- parler lentement ;- bien articuler.
- Accepter qu’il y ait des jours avec et des jours sans paroles.
- Vivre au jour le jour.
Attention : ce n’est pas parce que le malade ne réagit pas qu’il ne comprend pas. La maladie évolue, peut tromper, donner de faux espoirs, ou au contraire autoriser le pire des pessimismes. Le parent réagit parfois bien à la conversation et peut, par moments, formuler une ou plusieurs phrases correctes et bien prononcées ; répondre juste et avec des mots exacts. Mais il peut perdre à nouveau le fil, se rappeler une chose aujourd’hui pour l’oublier demain, et vice versa.
Le malade atteint de la maladie d’Alzheimer ne comprend pas la même chose que nous.
- Quand vous dites “Ouvre la bouche”, il ou elle répond “Oui ”... mais ne le fait pas ; “Tu veux un gâteau” entraîne la réponse “Non ”... mais le malade prend le gâteau et le mange ; “Tu veux aller aux toilettes” entraîne la réponse “Non”... et le patient se mouille cinq minutes après.
Là encore, mieux vaut décoder une expression du visage que faire confiance à une tentative de discours. Il faut considérer le langage comme une devinette. En fonction de l’heure et de l’activité de la personne... Si elle est restée longtemps assise, elle veut peut-être dire qu’elle a envie de marcher ; s’il y a longtemps qu’elle n’a pas bu, qu’elle a soif ; etc.
Y.M.
mis à jour le 19/02/2007
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2) Que faire de cet amnésique progressif ?
3) A propos des objets de la vie quotidienne
4) Repères, manger, boire, dormir...
5) Positiver les relations avec le malade
6) Compenser la désorientation dans le temps et l'espace
7) Techniques pour orienter le malade vers la réalité
8) Affronter les troubles de la connaissance (agnosie)
10) Affronter les troubles du geste (apraxie)
11) Comment gérer la déambulation ?
12) Angoisse, irritabilité, illusions
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