Agevillage

Mobiliser la famille pour accompagner un proche âgé

Aidant : une affaire de femme ?


Partager :

 Quelle que soit l'importance du réseau d'aides professionnelles que vous allez mobiliser - infirmière, médecin, aide à domicile,aide soignante, garde malade, télé-alarme...- la famille va devoir jouer un rôle de coordination.

C'est à la famille de vérifier que la chaîne des solidarités - professionnelles et bénévoles - fonctionne correctement et régulièrement.

Mais au sein de la famille, c'est généralement une personne et une seule qui se retrouve désignée comme " aidant(e) principal(e)". Et plutôt une femme qu'un homme. 

Porter secours implique généralement qu'un des enfants se dévoue plus que les autres. Cet enfant est généralement une  femme: épouse, fille, belle-fille, soeur...
Il ne s'agit pas là d'un conseil, mais d'une statistique.

Les femmes aux avant-postes de la solidarité familiale

En 50 ans, les femmes ont conquis le droit de vote, le contrôle des naissances, l'indépendance économique et financière...
Mais, en matière de perte d’autonomie des personnes âgées, ce sont elles, qui se retrouvent en première ligne.

Statistiquement, “l’aidant principal” est une femme.

La “désignation” de l’aidant(e) principal(e) semble obéir à des règles familiales précises.

Quand la personne en perte d’autonomie est mariée ou vit en couple, le conjoint devient tout naturellement l’aidant numéro 1.
Si la personne en perte d’autonomie est le mari, il arrive que l’épouse prenne tardivement conscience de son nouveau statut “ d’aidante principale “.

En effet, si la perte d’autonomie du mari se produit de manière progressive et si l'épouse est habituée à prendre en charge un certain nombre de taches ménagères, un délai important peut s'écouler entre l'aide réelle et l'aide déclarée comme telle. 

En cas de veuvage, l'enfant unique (fille ou garçon) occupe naturellement la position d'aidant principal.
L'aide devient alors plus visible et s'accompagne souvent d'un rapprochement géographique.

Dans le cas d'une fratrie, les choses se compliquent. Les enfants mariés auront plutôt tendance à se sentir exonérés de la prise en charge d'un parent âgé. Surtout s'ils sont de sexe masculin.

Mariés ou non, les garçons trouveront " naturel " que le fardeau retombe sur une soeur (témoignage), surtout si celle-ci est célibataire ou divorcée.

Tout dépend bien sûr de la sévérité de la perte d’autonomie à laquelle elle s’affronte.

Courses, préparation des repas, linge, ménage, gestion courante dans un premier temps. Mais si cela devient nécessaire, l’aidante finit par s’impliquer dans les activités élémentaires de la vie quotidienne : toilette, habillage, aide au déplacement, prise des repas.

Les activités les plus souvent citées sont celles qui se déroulent à l’extérieur du domicile, mais quand la perte d’autonomie s'aggrave, l'aidant familial rentre dans le domaine des tâches domestiques.

Pourquoi les femmes ?

Cette féminisation de l'aide s'inscrit dans une vieille tradition qui confie aux femmes le soin de veiller au bien-être de tous les membres de la famille.

Mais ce rôle tient aussi au fait que les personnes âgées en perte d’autonomie sont en majorité des femmes. En vieillissant, un nombre croissant de femmes - et, une moindre proportion d'hommes - " perdent la boule " et rentrent dans le champ mal défini des démences séniles.
Ces personnes malades ont alors besoin d'un entourage qui les aide à comprendre un monde extérieur devenu hostile ou incompréhensible, mais aussi qui console, nourrisse, habille, promène, dédramatise...

Or qui mieux qu'une femme peut dissiper les peurs, apprivoiser l'environnement, bref, faire état de ces qualités maternelles ?

Quels sont les domaines d'intervention de l'aidante principale ?

Tout dépend bien sûr de la sévérité de la perte d’autonomie à laquelle elle s’affronte.
Courses, préparation des repas, linge, ménage, gestion courante dans un premier temps.
Mais si cela devient nécessaire, l’aidante finit par s’impliquer dans les activités élémentaires de la vie quotidienne : toilette, habillage, aide au déplacement, prise des repas.
Les activités les plus souvent citées sont celles qui se déroulent à l’extérieur du domicile, mais quand la perte d’autonomie s'aggrave, l'aidant familial rentre dans le domaine des tâches domestiques.



mis à jour le

Partager :


Vos réactions

CLAUDINE

07/12/2010 10:12

PEUT ON AVOIR DROIT A DES AIDES FINANCIAIRE


mon amie qui a 81 ans a la garde de sa belle soeur qui a 85 ans et elle est devenue grabataire c est a dire il faut l aider a tout elle n est plus capable de se prendre en charge cette personne est veuve des mines de lorraine elle a de bons revenus mon amie peut elle pretendre d aide financiers? merci de bien vouloir me renseigner mme viseux



cat

16/01/2010 05:01

la douleur des femmes


voila une simple interogation! comment faire pour entourer un des parents agés et malade en fin de vie sans trop montrer sa propre souffrance?



Dany

10/07/2009 08:07

comment lire les tests


Bonjour Merci pour ces précieuses informations. Comment peut-on lire le test d'autonomie ? on ne voit que le trame... de même le test pour voir le type de famille Merci




Réagir à cet article :

* ne sera pas affiché


HAUT DE PAGE

© Eternis SA -