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Mobiliser la famille pour accompagner un proche âgé

Anticiper les divisions familiales


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La réponse que les membres d 'une famille vont apporter au SOS d'un parent en perte d'autonomie découlera entièrement des liens affectifs qui auront été tissés une vie durant.
La crise que la famille traverse va vérifier la force des liens affectifs, et révéler les carences réelles d'affection, les rapports de force latents ou les déséquilibres.

Mais attention c’est la famille qui peut finir par tomber malade.

6 conseils pour préparer le terrain et éviter une brouille

Réunir toute la famille autour d'un père ou d'une mère en perte d 'autonomie peut se révéler un véritable défi.
Pour aboutir à une action collective constructive, il faut canaliser l 'émotion.

Quelques conseils en " management " peuvent se révéler utiles.

1) Organisez une réunion et déterminez les motivations des membres de votre famille.

Si vous êtes en position d'aidant principal et que vous entendez bien ne pas assumer seul(e) le fardeau parental, il vous faut agir avec précaution.

Tout d'abord, mieux vaut connaître les attentes et les craintes de chacun des membres de votre famille. Les questions suivantes devront donc recevoir une réponse :

  • Pourquoi mes frères et soeurs ont-ils accepté de se réunir ?
  • Quels sont leurs besoins et leurs contraintes ?
  • Ces besoins et ces contraintes que je pressens sont-ils en contradiction avec les miens ?
  • Notre famille est-elle traversée par une ou plusieurs lignes de fracture ? Lesquelles ?
  • Sur quels points pouvons-nous nous rejoindre ?

2) Essayez de deviner les alliances.

  • Demandez-vous comment vos frères et soeurs se représentent l'aide qu'ils peuvent apporter à l'un ou l'autre de vos parents.

Faites l'inventaire des alliances existantes entre frères, entre soeurs ou entre frères et soeurs.
Essayez aussi de savoir qui va tenter de se défiler.
Vos frères et soeurs sont-ils constructifs?
Quelle va être l'attitude des conjoints ?
La femme de votre frère va-t-elle pousser son mari à sortir du jeu ?

  • Des différences culturelles peuvent exister au sein d'une même famille : quand une famille à une origine étrangère, les aînés, s'ils ont été plongés dans la culture d'origine, peuvent se sentir plus proches des parents, alors que les plus jeunes peuvent avoir opté pour les valeurs du pays d'adoption.
  • Les systèmes de valeur peuvent aussi différer selon les milieux professionnels, ou évoluer en fonction du mariage.
    Gardez en mémoire que quand l'un ou l'autre de vos frères et soeurs se marie, il tisse un ensemble de relations qui vous échappent en grande partie.

3) Envisagez d'emblée de jouer un rôle de médiation.

Les conflits peuvent éclater au moment où un processus collectif s'enclenche.
Rien ne sert de les éviter.
En revanche, il faut savoir les limiter, voire les faire évoluer dans un sens productif. La bonne volonté de chacun est impérative pour ne pas perdre de vue l'objectif initial: venir en aide à un parent en détresse.

Faites marche arrière immédiatement si vous sentez que la discussion s'engage dans une impasse, organisez des voies de sortie pour que personne ne " perde la face ".
Cette capacité de chacun à dominer ses propres émotions suppose que l'on est parvenu à un équilibre relatif par rapport aux conflits du passé.

Votre maturité de médiateur fera de vous un leader naturel.
Si vous ne vous sentez pas capable de jouer ce rôle, proposez dès la première réunion de famille qu'un médiateur soit nommé.
A charge pour lui d'empêcher un conflit de dégénérer.
Le médiateur doit donc s'évertuer à anticiper les conflits. L'excès d'angoisse, un rôle mal défini dans la mise en place du réseau d'aide à un parent dépendant peuvent générer ces types de conflits.

4) Restez calme !

Respirez profondément avant de dire ou de faire quelque chose d'irréparable.
Le pire arrive toujours parce que l'on cède à une impulsion incontrôlée.

Le plus dur est évidemment de rester calme vis-à-vis des accusations - toujours infondées ? - d'autrui. Vos frères et soeurs vous amèneront aussi à revivre des événements douloureux du passé, ils feront peut-être des déclarations déconcertantes ou que vous estimerez injustes...
N'y prêtez pas attention. Attribuez-les à la colère ou à l'amertume.
Seul le but à atteindre - rassembler la famille en vue d'une action constructive - compte.

Si vous perdez votre calme, n'hésitez pas à faire des excuses.

5) Reconnaissez qu'une solution peut faire défaut.

Tous les problèmes n'ont pas leur solution. Tentez alors de redéfinir la question pour voir si une solution inattendue n'émerge pas. En cas d'échec, acceptez-le.

6) Sachez que vous êtes vulnérable

A votre insu vous pouvez être celui, ou celle, par qui le conflit se déclenche.
La colère rentrée, la tension qui se manifeste à travers une voix, un geste, une articulation abrupte, la conviction d'avoir raison, l'impatience... tout ceci peut créer une atmosphère qui ne demande qu'à exploser.

Il faut accepter l'idée que les situations sont complexes et que nul ne possède à lui seul les tenants et les aboutissants. Un peu d'humilité s'impose !



mis à jour le

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Vos réactions

CLAUDINE

07/12/2010 10:12

PEUT ON AVOIR DROIT A DES AIDES FINANCIAIRE


mon amie qui a 81 ans a la garde de sa belle soeur qui a 85 ans et elle est devenue grabataire c est a dire il faut l aider a tout elle n est plus capable de se prendre en charge cette personne est veuve des mines de lorraine elle a de bons revenus mon amie peut elle pretendre d aide financiers? merci de bien vouloir me renseigner mme viseux



cat

16/01/2010 05:01

la douleur des femmes


voila une simple interogation! comment faire pour entourer un des parents agés et malade en fin de vie sans trop montrer sa propre souffrance?



Dany

10/07/2009 08:07

comment lire les tests


Bonjour Merci pour ces précieuses informations. Comment peut-on lire le test d'autonomie ? on ne voit que le trame... de même le test pour voir le type de famille Merci




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