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Mobiliser la famille pour accompagner un proche âgé

Gare au Trapp syndrom


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Le trapp syndrom (ou syndrome d'emprisonnement) est une forme de dépression qui touche deux types de personnes :
- Celles et ceux qui se retrouvent confrontés seuls à la dépendance d'un parent très âgé.
- Celles qui tentent de tout concilier (vie familiale et obligations filiales) mais se sentent coupables de ne pouvoir répondre tout le temps à tout le monde de manière positive.

Les 5 causes de stress à l'origine du trapp syndrom :

  • Vous n'avez pas de temps pour vous, ou de lieu qui vous appartient en propre.

  • Vous vous sentez coupable d'avoir des besoins personnels et d'avoir envie de les satisfaire.

  • Les tensions familiales s'accumulent faute de temps à consacrer à chacun des membres de la famille.

  • Votre productivité au travail souffre de l'accumulation de vos tâches domestiques et familiales.

  • Les moments heureux que vous passez en famille deviennent de plus en plus rares. L'amour et l'affection sont remplacés par l'épuisement et l'énervement.

10 conseils pour éviter l'enfermement

1) Entretenez un réseau d'amis ou de relations sociales.
Le tête-à-tête prolongé avec une personne âgée en perte d’autonomie peut mener à la dépression.
Il faut le dire : entretenir un réseau d'amis et de relations familiales est une obligation vitale pour se changer les idées et communiquer dans les moments douloureux ou éprouvants auxquels vous contraint votre situation familiale.
Et si votre environnement vous paraît un vrai désert, n'hésitez pas à prendre rendez-vous avec un psychologue.

2) Etablissez un programme pour chaque journée .
Etudiez les plages horaires de votre emploi du temps.
Souvent, les temps morts d'une journée de bureau peuvent être occupés à avancer le travail du lendemain. Si des courses peuvent être effectuées à l'heure des repas, n'hésitez pas.
Répartissez mieux les corvées ménagères entre les membres de votre famille. Le repassage, la couture... ne peuvent-ils pas être sous-traités ou partagés avec des proches ?

3) Réduisez le stress .
Faites de la gymnastique... ne serait-ce que dix minutes par jour.
Trouvez le temps d'un minimum d'exercice physique, sinon vous courrez le risque de vous épuiser au plan psychologique, comme au plan physique. Sans parler d'un accident cardiaque

4) Fixez des règles .
N'acceptez plus d'être dérangé(e) à tout moment dans vos activités professionnelles.
Aux aides ménagères, aux aides soignantes comme à vos parents, indiquez dans quelles circonstances et à quels moments vous pouvez être appelé(e) à votre lieu de travail.
Ce conseil peut sembler sans coeur, mais mieux vaut fixer des limites que risquer d'être débordé(e) par les mille problèmes mineurs qui ne manqueront pas de surgir.

5) Faites vous seconder .
Trouvez quelqu'un de confiance qui puisse passer régulièrement au domicile de votre parent en perte d’autonomie ou sur qui vous appuyer pour régler des problèmes mineurs.
Si personne de la famille ne répond présent, essayez les voisins. Les gens de bonne volonté sont plus nombreux qu’on ne le croit.
Deux ou trois noms valent cependant mieux qu’un seul. Si quelqu’un sur qui vous ne comptiez pas vous propose une aide ponctuelle : ne refusez pas !

6) Faites preuve de prévoyance.
Si vous pensez que votre parent en perte d’autonomie va avoir besoin de vous dans un futur proche, s'il est très malade, ou si le médecin a indiqué qu'un accident cardiaque ou cérébral peut se produire à tout moment, informez-en votre employeur. Essayez de toujours avancer un peu votre travail, de manière à ce qu'une absence brutale ne surprenne pas vos collègues.

7) Prenez les devants, négociez avec vos patrons
Si vous demandez des horaires à la carte, un temps partiel ou toute autre formule susceptible d'arranger vos affaires, sachez vendre votre proposition.
Plutôt que tenter d'apitoyer quelqu'un qui a ses propres difficultés, proposez une solution et non un problème supplémentaire à résoudre.
Votre patron vous saura gré de prendre le point de vue de l'entreprise en considération et de ne pas demander à l'entreprise un effort pour régler un problème de salarié.
Proposez une période d'essai pour tester l'efficacité de votre proposition.

Vous pouvez aussi décider de prendre un congé de solidarité familiale.
Il permet à tout salarié de s'absenter pour assister un proche souffrant d'une pathologie mettant en jeu le pronostic vital.
Ce congé, d'un maximum de 3 mois, renouvelable une fois, n'est pas rémunéré pendant la suspension du contrat de travail, sauf dispositions conventionnelles plus favorables./

8) Restez en bonne santé .
Trois repas équilibrés par jour, une sortie quotidienne, un peu d'exercice, un sommeil suffisant, quelques loisirs (cinéma, lecture, restaurant, théâtre...) sont le minimum pour éviter la dépression.

Sauter des repas, se contenter de sandwichs, avaler beaucoup de café et de thé représentent les voies les plus sûres pour tomber malade. Apprenez à vous préparer des repas simples et équilibrés.
Des livres de cuisine bon marché existent qui peuvent vous y aider.
Evitez aussi l'alcool.
Une activité physique peut contribuer à vous stabiliser au plan émotionnel.
Votre médecin peut vous conseiller pour mettre au point un programme sportif adapté.

9) Un sommeil réparateur est indispensable .
Le sommeil est une condition sine qua non pour conserver son équilibre psychologique. Si votre père ou votre mère âgé(e) souffre d'insomnie et gêne votre sommeil, étudiez avec votre médecin les moyens de venir à bout de cette situation.
Un somnifère léger, une aide extérieure peuvent s'avérer utiles pour vous permettre de vous reposer.
Si la tension vous rend insomniaque, pratiquez des exercices de relaxation. Des insomnies prolongées peuvent être un signe de dépression. Parlez-en à votre médecin.

10) Prendre du temps pour vous-même .
Feuilleter un magazine, rendre visite à un ou une amie, regarder votre feuilleton favori sans être dérangé... tout ceci peut apporter un délassement appréciable et nécessaire pour soulager la tension créée par la prise en charge d'une personne affaiblie.

Conseils par rapport aux enfants

Si vous devez " gérer " vos parents et vos enfants en même temps, ne tentez pas d'épargner les plus petits.
Ceux-ci comprennent beaucoup plus de choses qu 'on ne veut bien le croire.
La mise en commun des problèmes est un excellent test de solidarité.

Entretenez un débat.
Parlez, expliquez ce que vous ressentez sans chercher à masquer la situation.
Quand une affection profonde unit tous les membres de la famille et quand le débat existe, rien n'interdit de faire une liste des responsabilités et de répartir les charges.
Les plus jeunes assimilent plus de choses qu'on ne peut les en croire capables a priori.

Soyez honnête avec vos enfants.
N'hésitez pas à expliquer qu'une situation nouvelle change leur vie et la vôtre, dites quel sentiment de culpabilité vous ressentez à leur égard, pour le temps qui leur est ainsi volé.

Encouragez-les à poser des questions et répondez-y franchement.
Même la mort ne doit pas être un sujet tabou.
Une relation franche avec les enfants est capitale dans la mesure où ils ressentent votre stress et peuvent développer des angoisses aussi intenses que saugrenues.

Si les petits veulent aider ne les rejetez pas.
Confiez-leur une responsabilité, aussi minime soit-elle.
Un enfant en bas âge peut porter une couverture à sa grand-mère ou veiller à ce que son oreiller ne tombe pas.
Aider est aussi pour un jeune le moyen de ne pas se sentir exclu de sa propre famille.

L'attitude des adolescents est plus ambiguë.
Leur angoisse face à une transformation du train-train familial peut se traduire par un refus de prendre en main la moindre tâche domestique, voire provoquer un (apparent) éloignement affectif.
Leur intérêt pour les copains ou la musique ne doit pas être traité avec mépris ou violence.

L'adolescence est une période de recherche intense d'identité qui passe souvent par la musique ou les amis.
Insistez pour qu'ils comprennent et partagent le problème familial, mais permettez-leur aussi d'avoir du temps pour eux-mêmes.

(Témoignage de Jean-Claude H., 65 ans.)

 Témoignage de Jean-Claude H., 65 ans

" Depuis 1993, ma mère passe sa vie entre le lit et le fauteuil. Elle a été victime de " deux AVC " (accident vasculaire cérébral) qui l'ont laissée handicapée. Elle a l'esprit vif et la réplique facile, mais elle est paralysée des jambes et ne peut plus se déplacer. Elle passe ses journées dans un fauteuil à roulettes. Elle souffre aussi de cataracte - les médecins hésitent à opérer -, entend seulement d'une oreille et l'une de ses cloisons nasales devrait être refaite pour faciliter la respiration.
Cela fait huit ans que ma mère ne sort plus de chez elle. Une coiffeuse et un pédicure passent régulièrement, un kiné torture quotidiennement son vieux corps noué afin qu'elle ne courbe trop le nez sur les genoux. Et une infirmière vient tous les jours faire sa toilette et la porter du lit au fauteuil le matin, et du fauteuil au lit le soir. Mais au moment des vacances, il y a du flottement, et parfois elles oublient de venir .
De mon côté, je ne m 'échappe de l'appartement que pour faire les courses. Je ne m'attarde guère à l'extérieur car ma mère est victime de fortes crises d'angoisse sitôt seule. Le médecin m' a pourtant recommandé de prendre l'air au moins deux heures par jour car l'absence d'exercice physique m'expose à un accident cardiaque. Mais pour ne pas angoisser ma mère, j 'ai renoncé à toute promenade. Je fais tous les jours le ménage à fond : c 'est mon seul exercice physique.
Mes seules distractions proviennent de la messe que j'anime de manière très irrégulière dans une paroisse du 18e arrondissement de Paris, et d'une autre à laquelle je participe non moins irrégulièrement, dans un centre pour handicapés de grande banlieue. Je paye quelqu'un pour tenir compagnie à ma mère et pouvoir m'échapper. Je m'éclate quand j'anime la messe. On ne demande pas à un artiste s'il en a marre de chanter. Moi c'est pareil, je suis heureux d'apporter cet entrain, je n'en ai jamais assez.
" Cette réclusion qui est la mienne m'a fait perdre 8 kilos mais grâce à un traitement médical, j'ai repris 3 kilos. Je n'ai quasiment aucun contact avec l'extérieur, si ce n'est la télévision. Il y a bien quelques cousins qui téléphonent de province pour prendre des nouvelles, mais qu'est-ce que vous voulez que je leur dise ? Je suis très découragé. "



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Vos réactions

CLAUDINE

07/12/2010 10:12

PEUT ON AVOIR DROIT A DES AIDES FINANCIAIRE


mon amie qui a 81 ans a la garde de sa belle soeur qui a 85 ans et elle est devenue grabataire c est a dire il faut l aider a tout elle n est plus capable de se prendre en charge cette personne est veuve des mines de lorraine elle a de bons revenus mon amie peut elle pretendre d aide financiers? merci de bien vouloir me renseigner mme viseux



cat

16/01/2010 05:01

la douleur des femmes


voila une simple interogation! comment faire pour entourer un des parents agés et malade en fin de vie sans trop montrer sa propre souffrance?



Dany

10/07/2009 08:07

comment lire les tests


Bonjour Merci pour ces précieuses informations. Comment peut-on lire le test d'autonomie ? on ne voit que le trame... de même le test pour voir le type de famille Merci




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