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Fin de vie et personne de confiance


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La loi du 4 mars 2002 a introduit un nouvel interlocuteur dans la relation médecin-malade : la personne de confiance. Qui peut la désigner, qui peut être désigné, comment la désigner, quel est son rôle ?
Adoptée en avril 2005, la loi Leonetti, prend en compte les droits des malades et instaure un droit à laisser mourir.

LA PERSONNE DE CONFIANCE : QUI DESIGNE QUI ? POUR QUOI FAIRE ? 

Toute personne majeure peut désigner une personne de confiance.
La personne de confiance doit être une personne physique connue depuis longtemps par le patient pour que la confiance soit présente. Concrètement, la personne de confiance pourra être proche : membre de la famille, ami, un voisin, médecin traitant...)

Le rôle accordé à la personne de confiance dans le cadre du diagnostic, des soins et du traitement évolue en fonction de l'état de santé du malade selon qu'il est ou non en état de manifester sa volonté.

Lorsque le patient est en état de manifester sa volonté, la personne de confiance a pour rôle d'aider le patient dans ses décisions. En aucun cas elle ne peut s'exprimer à sa place. Elle n'a pas accès directement, et indépendamment du patient aux informations couvertes par le dossier médical.

Lorsque le patient est hors d'état de manifester sa volonté, la loi du 4 mars 2002 prévoit expressément, pour la première fois une hiérarchie, au sein de l'entourage du malade. la personne de confiance doit être consultée de façon prioritaire, ce qui évite au médecin d'arbitrer un conflit sr le sort du parent du malade. Il s'agit en fait d'une consultation et non d'une prise de décision ou d'une représentation du malade. La personne de confiance ne se substitue pas au patient, elle est est le porte-parole. L'inconscience du malade ne le prive pas de sa capaccité juridique. Les éléments fournis par la personne d econfiance ne font qu'orienter le médecin qui reste en dernier ressort maître de sa décision.

Quel que soit son rôle, l'intervention de la personne de confiance repose sur une démarche purement volontaire du patient qui choisit de se faire accompagner.
Ce choix est clairement manifesté par  :
- l'expression de "directives anticipées"  - cf Décret du 6 février 2006
- la désignation expresse de la personne de confiance -

FIN DE VIE ET DROIT DES MALADES

La loi "Leonetti", relative aux droits des malades et à la fin de vie, adoptée en avril 2005, en ce sens, renforce le dispositif de la loi du 4 mars 2002. Pour assurer aux malades se trouvant en phase terminale un respect de leurs droits et de leur dignité elle prend en compte quatre grands principes :
- le développement des soins palliatifs,
- l’accompagnement des mourants,
- le respect de la volonté des malades
- le refus de l’acharnement thérapeutique.

En savoir plus :
www.portail-soins-palliatif.fr qui réunit
- Le www.cdrnfxb.org ou Centre de ressources national François-Xavier Bagnoud avec en particulier
- des fiches sur les dispositifs juridiques (personne de confiance, congès solidarité de fin de vie..)
- des conseils pour les aidants : troubles du comportement...
- www.palliatif.org pour les acteurs francophones :
- ressources pratiques (recommandations professionnelles),
- ressources pédagogiques avec un espace réservé aux enseignants universitaires
- ressources documentaires avec la littérature grise en soins palliatifs
- espace de parole et de libres-opinions sur les questions de fin de vie
- www.sfap.org de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs qui propose notamment le répertoire des ressources. Ce répertoire sera mis à jour en temps reèl
- www.dialogpalliatif.org : il favorise la création de listes de discussion francophones sur les soins palliatifs
- www.admd.net : association du droit de mourir dans la dignité

 


mis à jour le



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Vos réactions

tantegi

16/02/2011 16:02

reconnaissance du testament de fin de vie


A 50 ans, adhérente à EXIT-Suisse. A 63 ans retour en France, adhésion à ADMD. Testament de fin de vie... mais consciente que ma demande d'euthanasie sera diffcilement prise en compte, en complémént, une demande d'interdiction de soins avec précision sur les cas motivants cette demande. J'ai nommé trois personnes de confiance vivant dans des endroits différents, ne sachant où je serais quand le . moment arrivera. J'ai aussi en permanence sur moi, une interdiction de réanimation si j'ai un accident. sur la voie publique. J'ai 80 ans, pas du tout envie de mourir, j'ai même un "" amoureux "" depuis 3 mois, santé normale par rapport à mon âge, je vis seule dans ma maison, je promène mon chien 3 fois par jour été comme hiver, ne sachant pas conduire,, je fais tous mes déplacements à pied et suis à 20 min. du centre ville. Je ne suis pas dépressive, j'attends toujours quelque chose du présent. Mon testament de fin de vie me tranquillise bien que ... pas totalement convaincue que le corps médical ne voudra pas encore essayer quoi???? J'ai fait don de mon cerveau pour les recherches sur l'Ahlzeimer. Ce que je voudrais maintenant, posséder la potion magique qui me permettra de dire au revoir en douceur le jour ou le vie sera vraiment trop.!!! J'ai soigné mon mari en soins palliatifs, à la maison, 3 mois et demi. Il avait établi une demande de refus d'archarnement theurapeutique écrit qui m'a beaucou aidée surtout quand on voulait lui poser une sonde alimentaire. La chance d'avoir un médecin et un service HAD compréhensifs dose prête à injecter si le départ devenait trop difficile. Il est mort paisiblement auprès de moi. je ne me suis pas rendue compte de sa fin. Tout ceci s'est passé de cette façon parce que j'étais là. Comment cela se serait-il passé à l'hôpital?? Que n'aurait-t-on fait pour prolonger cette vie qu'il ne voulait plus Ancienne déléguée d' ADMD, j'ai appris auprès de cette association comment s'occuper d'un mourant, comment lui apporter le maximum de confort et aussi comment refuser le soin inutile. Je soutiens toujours les demandes de cette asociation, très consciente que lorsque l'on veut un petit doigt il faut demander un bras. Nous venons sur terre pour mourir, refuser de penser à sa mort, de l'assurer, d'en prendre la responsabilité est inadmissible. Se reposer sur la famille, le corps médical est une forme de lâcheté. Puisqu'il faut mourir, faisons que cela soit du mieux possible La reconnaissance officielle du TESTAMENT DE FIN DE VIE serait une solution. En Suisse, on trouvait la formule dans la salle d'attente de notre généraliste et j'ai toujours trouvé une oreille attentive à mes demandes sur ce sujet. texte de Ramdass, Bien entendu, je ne suis pas débarrassé totalement de la peur de mourir. D'ailleurs, à part, , quelques rares éveillés , qui peut prétendre l'être? Mais honnêtement, la mort ne me terrifie plus comme elle le faisait. Si je suis dans un bon jour, le mental en paix, je peux dire qu'elle m'attire autant que la vie




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