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Joelle Le Gall, FNAPAEF, associations de familles, veut un cinquième risque solidaire


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Joëlle Le Gall, présidente de la FNAPAEF (Fédération des associations de familles et de résidents en maisons de retraite) était invité à la journée des Echos sur la dépendance le 26 mars dernier. 
Elle a rappelé les difficultés rencontrées aujourd'hui par les familles et les résidents pour le financement des services au grand âge (services à domicile, établissements d'accueil au "reste à charge" particulièrement lourd).
La FNAPAEF espère la mise en oeuvre d'un cinquième risque, selon la définition de la CNSA : "droit de compensation personnalisé", plus favorable que l'APA, où la notion de "dépendance" fait place à "situation de handicap quel que soit l'âge" et qui financera solidairement, le panier de services nécessaire à chaque situation.

La FNAPAEF doute de l'efficacité des assurances dépendance à la fois individuelles (quid si la personne ne peut cotiser ?), ou collectives via les entreprises (quid si la personne n'a pas travaillé ou est restée longtemps au chômage ?)

La FNAPAEF est aussi solidaire des professionnels en établissements via l'association AVVEC. Elle attend des offres de services en réseaux, filières, un taux d'encradement renforcé, des formations et des compétences pour le renforcement des démarches qualités, ...

La FNAPAEF est partie prenante dans les réflexions sur le cinquième risque du collectif "une société pour tous les âges". Elle espère un débat national sur ces questions.


Voir l'interview de Joelle Le Gall


mis à jour le



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lolae

18/04/2011 12:04

5ème risque


Soucieuse et investie dans mon travai d'aide à la personne depuis maintenant plus de cinq années et après un changement d'orientation d'un champ professionnel en 2007 vers le social dont une formation "choisie" et "volontaire" "d'aide médico-psychologique", (riche d'apprentissage sur le "savoir être" et "savoir faire")je voudrais aujourd'hui m'exprimer sur la "désillusion" constatée sur le terrain, malgré tous les efforts entrepris, déployés avec autant de bon sens que chacun et à tous les niveaux puissions entreprendre et comprendre. Aujourd'hui, demain, oui, nous parlons bien de NOUS car en effet, parler de valeurs humaines, devoirs et droits est bien parler le même langage de dignité et de respect. Ne retournons pas en arrière, oubiions les "hospices", les "vieux", LA MALTRAITANCE. L'accompagnement des personnes dites "vieillissantes" et/ou "autres présentant des troubles ou déficiences qu'elles soient d'ordres sensosiel et/ou physique ET A TOUT AGE) c'est bien ententu "modifier, déployer et changer" notre regard et notre vision sur ce qui était et sur ce qui pourrait être. Nous sommes d'accord et y travaillons au mieux solidairement. Encore bien du travail et tant mieux pas de chômage à l'horizon ! C'est aussi claire sur ce point. C'est aussi néanmoins et sans doute peut-être travailler sur la "revalorisation" et ou "place" des "aidants", car sur ce point oui, difficile de constater comme j'ai pu le lire dans un des articles sur les "disfonctionnements", l'existence en effet "d'un turn over incessant de personnel" destabilisant (et normal lorsque l'on est "formé tant sur les soins que sur la psychologie des personnes" de comprendre qu'un "accompagnement" et/ou "être au service de" n'est pas seulement une question de "moyens" mais également pour les "aidants s'investissant" une question "de temps personnel et au service de". Or, oui nous le constatons et le soulignons, le manque de "reconnaissance" aujourd'hui concernant "les aidants" commence "à peser" lourd tant à notre niveau qu'au niveau il est logique des Etablissements et donc des "résidents" qui eux paient cher leur "droit à être encore !" et où l'on peut entendre en effet "ressentir être une charge" pour la Société. Que peut-on faire pour éviter ce "ras-le-bol ou ce trop c'est trop" lorsque l'on est investi d'une mission qui nous passionne et dont pour rien au monde nous voudriions à nouveau devoir à s'interroger sur "le bon choix" ? Nous le savons, le "travail ne manque pas", qu'en est-il de se dire "j'aime mon travail et j'aimerais pouvoir au mieux l'honorer"? la "démission" et ou "réorientation" telle que "l'intérim" est à ce point bien souvent "la porte de sortie", la question qu'arrive à se poser bien nombre d'entre-nous où il est un fait que bien des structures ne peuvent, faute de moyens, offrir au personnel la qualité "juste et humaine" à espérer pouvoir aménager plus de souplesse quant à une organisation de personnel (restreint et plus encore les weeks-end et on le comprend) où le plus souvent et en général il travaille un week-end sur deux, a ses "congers" planifiés et amnénagés en fonction de et doit répondre à un nombre croissant d""entrées" de résidents GIR 3, 2, 1(le maintien au domicile étant et nous le partageons bien plus compréhensible). L'accompagnement et le bon soin est la préoccupation de toutes et tous je le pense réellement mais qu'en est-il lorsqu'il faille répondre de cela à nos propres autres préoccupations qui devraient être elles aussi "normales à tout être humain" à pouvoir "mener également une vie de famille et sociale" comme tout un chacun ? Donner de son temps, s'investir et pouvoir aimer son activité devrait être l'affaire de tous sans différence. L'intérim est bien souvent la porte ouverte à tous ces aidants où répondre à la demande croissante des Etablissements est bien souvent l'opportunité des aidants à avoir une possibilité à choisir à travailler plus à son rythme, tel ou tel autre jour, plus certains mois que d'autres, et de surcroît mieux rémunérés sans "avoir une impression à ne pas faire son travail correctement, ni à répondre "d'obligations" au détriment de notre propre "amour à vouloir au mieux accompagner ces personnes". Oui malheureusement. Ere mieux rémunéré, comme l'intérim peut nous l'offrir et/ou déployer plus de moyens envers les Etablissements est aussi une question fondamentale à poser. Car, qu'en est-il alors des "résidents" dans tout cela ? Plus de repères et un sentiment d'une moins "prise en compte" tant dans leurs besoins que dans leurs attentes. Je tenais à m'exprimer sur cela car il est certain que pour la plupart d'entre-nous, nous exerçons et voulons exercer avec ce regard que nous avons "d'aidants et de service à la personne". Il est cependant indéniable que la "pression" se fait ressentir au sein des établissements où "travailler en équipe sur du moyen/long terme" devient de plus en plus difficile par ce que je viens d'exposer entre autres d'où "des arrêts maladie, des personnes pas à leur place dans leurs fonctions, des démissions, au détriment toujours des résidents or il est bien pourtant d'eux dont il s'agisse et de NOUS pour demain. Merci.




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