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A Rennes, des malades-ambassadeurs expliquent leur vie avec Alzheimer


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En 2017, le Bistrot mémoire de Rennes lançait le projet de faire de la capitale bretonne, la première ville française « accueillante pour les personnes qui vivent avec des difficultés cognitives ». L’idée ? Développer un ensemble d’initiatives pour sensibiliser tous les acteurs de la communauté locale. Deux ans après, le point sur l’avancée du projet.

Sensibiliser les particuliers, les entreprises, les écoliers, les lycéens. En deux ans, l’association a mené des dizaines d’actions auprès de publics très variés.

Happening sur la place de la Mairie ; actions dans les écoles, notamment grâce au groupe des Liberty Jen’s, aujourd’hui au collège ; mobilisation par le sport avec la participation de bénévoles et de personnes malades aux grandes courses rennaises ; organisation de Bistrot Mémoire « nomades », délocalisés dans le quartier de Villejean-Beauregard… Le Bistrot Mémoire rennais n’a pas chômé ces deux dernières années.

Laisser la parole aux personnes concernées


Pour mener à bien toutes ces actions, l’association a pu compter sur des partenaires toujours plus nombreux, mais surtout sur ses ambassadeurs.

Une douzaine de personnes, toutes malades, se rencontrent toutes les trois semaines et participent aux opérations de sensibilisation, de la manière qui leur convient.

Jean-Luc Bretonnet est un ancien enseignant en génie civile, fait partie du groupe des ambassadeurs depuis un an et demi. Agé de 68 ans, diagnostiqué depuis huit ans, il a intégré le groupe pour « faire connaître la maladie, essayer de la maîtriser, vivre avec et faire en sorte que les personnes malades soient acceptées, dans tous les aspects de leur vie », explique-t-il.

Sa participation lui apporte aussi des moments de plaisir, de convivialité, et les échanges entre ambassadeurs permettent aussi de se donner des trucs, des astuces pour mieux vivre avec la maladie.

Avec son épouse Armelle, ils ont ainsi mis en place un système d’agenda partagé qui lui permet de conserver ses repères, l’historique des dernières rencontres amicales ou familiales, des rendez-vous, des sorties, de savoir où est sa femme si elle s’absente…

Il confie également que devenir ambassadeur l’a aidé à avoir moins peur, à mieux affronter la situation : « pour gagner un match de foot, mieux vaut être douze que seul », sourit-il.

Pour continuer à développer la démarche, le Bistrot Mémoire vient de terminer son cahier des charges, avec le soutien de la Fondation Médéric Alzheimer et de la Fondation de France. Une façon, aussi, de permettre à d’autres villes de s’en emparer.

A voir : les ambassadeurs du Bistrot mémoire sensibilisent les clients d’une salle de sport et d’une crêperie (reportage France 3 Bretagne)


mis à jour le



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