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Fin de vie : directives anticipées, mode d'emploi

Pourquoi et comment les rédiger


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Après 6 ans de bataille judiciaire, l’arrêt des traitements de Vincent Lambert, dans un état végétatif depuis un accident de la route en 2008, a été décidé début juillet. Une affaire qui a déchiré sa famille, relancé le débat sur la fin de vie en France, et qui aurait pu être évitée si l’ancien infirmier avait fait part de ses volontés quant aux soins médicaux qu’il aurait voulu, ou non, recevoir.

La loi donne la possibilité de rédiger des directives anticipées depuis 2006. L’ancien président de la République François Hollande a rappelé le 11 juillet, jour du décès de Vincent Lambert, combien il était essentiel de s’en préoccuper.

Ces directives permettent à chaque personne majeure d’exprimer ses souhaits, concernant la possibilité de poursuivre ou d’arrêter les traitements lorsqu’elle est en fin de vie.

Le médecin est tenu de respecter, sauf en cas d’urgence.

Essentiel, donc, pour que les choix de chacun soient respectés, quand bien même la personne concernée n’est plus en mesure de s’exprimer.

Pourtant, en octobre 2017, seuls 14 % des Français les avaient rédigées.

Directives anticipées, mode d’emploi


Pour les écrire, rien de plus simple. Il suffit de consigner ses souhaits sur papier libre, daté et signé. Il existe plusieurs modèles, mais qui n’ont rien d’obligatoire (voir à la fin du texte).

Toute personne majeure, y compris sous tutelle, est en droit de les rédiger (avec l’autorisation du juge pour les personnes sous tutelle).

Elles sont valables trois ans, et sont modifiables à tout moment. Il est également possible de les annuler.

Ensuite, vous pouvez en conserver une copie, dans votre dossier médical par exemple, mais aussi en confier un exemplaire à votre personne de confiance,  votre famille, vos proches, votre médecin traitant.

Le médecin peut uniquement s’opposer à ces volontés en cas d’urgence, et s’il les juge « manifestement inappropriées ou non conformes à la situation médicale du patient ».

Il devra alors lancer une procédure collégiale, rassemblant l’ensemble de l’équipe soignante et un médecin « appelé en qualité de consultant, avec lequel il n'existe aucun lien de nature hiérarchique » avec le médecin qui s’oppose aux directives anticipées, pour prendre la décision.

Ressources sur les directives anticipées

Les directives anticipées, à quoi ça sert ? par le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie


mis à jour le



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Vos réactions

Traquenard

16/07/2019 13:07

Pourquoi la disposition est hypocrite


Ceci est un piège. Par expérience, j'ai pu constater que l'avis d'un seul médecin coordonnateur en EHPAD qui s'était opposé aux avis très compétents d'un ensemble de ses confrères : médecin généraliste, ophtalmo, cardiologue, anesthésiste tous du même avis, et l'a emporté et de plus été soutenu par le Président du Conseil de l'Ordre des médecins ! Je ne peux donc qu'être incrédule devant cette information qui semble-t-il aurait des intentions cachées ? : "Le médecin peut uniquement s’opposer à ces volontés en cas d’urgence, et s’il les juge « manifestement inappropriées ou non conformes à la situation médicale du patient ». Il devra alors lancer une procédure collégiale, rassemblant l’ensemble de l’équipe soignante et un médecin « appelé en qualité de consultant, avec lequel il n'existe aucun lien de nature hiérarchique » avec le médecin qui s’oppose aux directives anticipées, pour prendre la décision."




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