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Prévention : tout savoir sur les "chutes silencieuses"

Apparemment anodines, elles ne sont pourtant pas sans conséquence


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Connaissez-vous les chutes silencieuses ? Ces chutes paraissent anodines, n’entraînent pas de consultation médicale, mais doivent être prises au sérieux, explique le Dr Antoine Piau, gériatre au CHU de Toulouse.



Le médecin a analysé 371 chutes survenues au domicile de 200 personnes âgées volontaires et suivies pendant 4 ans, essentiellement des femmes (74 %), âgées de 83,3 ans en moyenne.

Des chutes qui n’ont pas conduit les personnes tombées à consulter : « Ces chutes ne se manifestaient pas par des blessures (plaie, fracture), tout allait bien en apparence, mais elles altéraient la marche et ça, c’est très grave chez une personne âgée », explique le gériatre.

Car des difficultés pour marcher augmentent le risque de tomber à nouveau, cette fois avec des conséquences potentiellement plus graves.

Il est donc essentiel de prêter attention à ces chutes silencieuses, qui, dans l’étude d’Antoine Piau, sont survenues pour la plupart :
  • à l’intérieur (62 %)
  • dans un endroit bien éclairé (81 %)
  • dans la chambre à coucher
Mais également de jouer la carte de la prévention. Pour limiter les risques de tomber, plusieurs bonnes habitudes peuvent être prises.


D’abord, pratiquer une activité physique, quelle qu’elle soit. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, rester assis trop longtemps (plus de trois heures d’affilée) augmente le risque de chute car la sédentarité dégrade l’équilibre.

Ensuite, adopter une alimentation équilibrée pour rester en forme, et pour lutter contre la dénutrition et la déshydratation qui peuvent causer des déséquilibres.

Il est aussi indispensable de faire le point sur son environnement : existe-t-il des pièces dangereuses dans la maison (tapis, fils qui traînent…) ? Il existe des aides financières si des travaux ou des aménagements sont nécessaires.

Vérifier aussi que vos chaussures sont adaptées à votre pied.

Enfin, les médicaments, notamment les psychotropes, peuvent être la cause de perte d’équilibre. N’hésitez pas à évoquer le sujet avec votre médecin traitant ou avec le pharmacien, par exemple dans le cadre d’un bilan de médication.

Pour aller plus loin


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Vos réactions

Philoé

14/10/2019 21:10

Les chutes silencieuses


Le dernier point de vigilance : "Le bilan de médication en pharmacie" me semble bizarre. Lorsque l'on a une personne âgée en perte d'autonomie, avec des pathologies associées, et parfois des anti-douleurs, le pharmacien est bien là pour constater éventuellement un cas évident, lourd de contre-indication iatrogénique ? mais lorsque le traitement a été élaboré pendant plusieurs semaines ou mois par le médecin traitant et parfois avec le service de gériatrie de l’hôpital et que le patient est observant. Consulter le pharmacien ... hum ... surtout lorsque c'est un proche qui prend l'initiative, ... Cette recommandation peut apporter une confusion supplémentaire. Je ne comprend pas trop pourquoi, on pousse maintenant le pharmacien en première ligne sur ces sujets ? Je n'ai rien contre les pharmaciens, bien au contraire, mais cela me fait penser à une recommandation de principe "manger 5 légumes par jour" ca ne mange pas de pain ...




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