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Edito : Le droit de défendre la liberté jusqu'au bout


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Le propre d’une civilisation est de réfléchir à la meilleure manière de vivre ensemble, le mieux possible, en dépassant les différences, les individualismes, les contraires… en se mettant d’accord sur les principes éthiques, sur les droits fondamentaux.

Notre République, patrie des droits de l’Homme et du citoyen, a posé trois valeurs cardinales : la liberté, l’égalité, la fraternité.

A chaque étape de la vie, la République tente de garantir les droits qui découlent de ces valeurs.

Quand on vieillit, le risque d’être disqualifié, le risque de l’âgisme (discrimination liée à l’âge) est tel qu’il s’agit de le reconnaître pour faire valoir ses droits : droits fondamentaux de respect de la liberté, de la vie privée, des choix, des rythmes de vie… Quand la déficience s’en mêle mieux vaut avoir réfléchi par avance aux mesures de protection (mandat de protection future, guide sur les mesures de tutelle).

Les personnes qui avancent en âge, leurs proches aidants (voir la dernière enquête du ministère de la Santé à ce sujet) peuvent en arriver à penser qu’il est impossible d’atteindre ce respect des droits de l’Homme, notamment quand la maladie s’en mêle (la célèbre et terrifiante maladie d’Alzheimer), quand la perte d'autonomie inquiète, quand les institutions nécessaires semblent défaillantes par défaut de moyens.

Or les institutions labellisées Humanitude montrent qu’il est possible de garantir la qualité de la bientraitance. Cela demande beaucoup de travail, d’apprentissages récompensés par la qualité du prendre soin, la qualité de vie au travail mais pas encore par des dotations financières ajustées. Celles-ci financent surtout le besoin en soin pas le maintien de l’autonomie. Les professionnels labellisés en appellent aux élus, aux citoyens pour défendre cette vision que vieillir debout, bien-traité jusqu’au bout est possible.

Les associations, les aidants, les malades se mobilisent déjà, sur le terrain, pour soutenir des âgés acteurs, passeurs d'histoire(s), cinéphiles, engagés dans la vie malgré des troubles de la mémoire.

A la future loi grand âge – Autonomie de se faire l'écho de leurs envies pour demain.

A nous tous, citoyens, de faire pression sur nos élus pour faire évoluer le droit et faire respecter la liberté de tous, jusqu’au bout, entouré d’un professionnalisme ajusté.


mis à jour le



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