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Peut-on continuer de conduire avec Alzheimer ?

Conseils et astuces pour aider un malade à rendre les clés lorsque les troubles deviennent incompatibles avec la conduite


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Si rien n’oblige une personne atteinte d’Alzheimer d’arrêter de conduire sa voiture, à un certain stade de la maladie il est préférable, pour sa sécurité et celle des autres, de ranger les clés. Mais à quel moment doit-on prendre cette décision ? Comment faire admettre à son proche malade qu’il ne doit plus conduire ? Voici quelques éléments de réponse. 


A un stade précoce, les réflexes de conduire acquis tout au long des années demeurent intacts et le malade peut tout à faire continuer de se servir de sa voiture et ainsi conserver son autonomie. 

Néanmoins, inéluctablement, des troubles de l’orientation et de la mémoire vont venir peu à peu perturber la conduite et la rendre de plus en plus dangereuse.

Dès les premiers signes, c’est à l’entourage de prendre les précautions qui s’imposent. 

La revue Ensemble avec les familles de France Alzheimer 93 a publié ce mois-ci le témoignage de Germaine, femme et aidante au quotidien d’une personne atteinte par Alzheimer. 


Autonomie VS sécurité 


Germaine témoigne des difficultés qu’elle a rencontrées pour permettre à son mari d’être plus en sécurité et de rendre les clés, lui qui semblait si attaché à sa voiture. 

Alertée par quelques accrochages sans gravité avec le portail de la maison, Germaine a décidé de prendre les chose en mains. 

Dans un premier temps, elle s’est dirigée vers la mutuelle pour se renseigner sur la maladie de son mari. 

Je pense que c’est être responsable que de DIRE la maladie à sa compagnie d’assurance ou sa mutuelle car il s’agit bien là de la sécurité des autres” a-t-elle déclaré dans la revue de France Alzheimer 93.

Dans un second temps, il a fallu trouver un prétexte pour inciter son mari à ne plus prendre sa voiture sans que ce soit vécu comme une privation de liberté. 

“C’était l’été et je lui ai demandé de prêter sa voiture climatisée à notre fille qui en avait besoin pour travailler dans de meilleures conditions. Ce n’était qu’un pieu mensonge, mais j’ai estimé qu’il était temps de le faire puisque de lui-même il refusait d’arrêter et se mettait en colère chaque fois que je le suggérais”.

La Fondation Vaincre Alzheimer insiste sur le fait que le problème doit être abordé avec le malade avec le plus grand tact et qu’il est parfois préférable de passer par une aide extérieure, comme celle du médecin dont les recommandations sont souvent mieux acceptées que celles de la famille.

Pour aller plus loin : 


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