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Edito : Tous solidaires des plus fragiles ?

Au lendemain de la journée de solidarité


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La canicule de 2003 et l'excès de mortalité chiffré à 14802 morts avait obligé notre pays à renforcer l'aide à l'autonomie.

Une "journée de solidarité" avait été demandée aux seuls salariés. Le lundi de Pentecôte avait été travaillé, puis à nouveau chômé, avec le maintien d'une cotisation ciblée qui rapporte près de 3 milliards d'euros chaque année vers la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA).

Et face aux besoins croissants, la loi d'adaptation de la société au vieillissement avait créé la Contribution additionnelle d'aide à l'autonomie (CASA) financée par les seuls retraités, vers la CNSA toujours.

Par ailleurs, la crise sanitaire que nous traversons montre la capacité de notre pays à se confiner, à étouffer son économie pour éviter un engorgement du système de santé saturé et des décès prématurés en nombre.

Les citoyens de notre pays se montrent ainsi solidaires des plus fragilisés, des plus âgés.

Mais... parce qu'il y a un et plutôt des "mais".

Mais les citoyens ont du mal à admettre le vieillissement en général et leur vieillissement en particulier.

Cette révolution de la longévité a des effet pourtant positifs  : une nouvelle tranche de vie à savourer dans la meilleure santé possible (voir ce bilan de santé gratuit pour évaluer les impacts du confinement), ces nouveaux marchés pour la "Silver Economie", ces nouveaux services pour vieillir debout même fragilisé, même malade, ces villes amies des aînés et donc de tous les âges, malgré des crises sanitaires comme ce satané Covid 19 (voir les informations fiables à son sujet).

Cette transition démographique a aussi ses défis à relever : impacts financiers, gouvernance à simplifier (guichet unique, services identifiés, rassurants, labellisés) avec des professionnels aux métiers, aux compétences reconnus, renforcés. Car il faut un haut niveau de professionnalisme pour accompagner cette révolution de la longévité parfois complexe,  partout sur tous les territoires. Regardez cette semaine ces gestes qui sauvent ajustés au contexte sanitaire mais aussi ces alertes de la DGCCRF sur les pratiques commerciales trompeuses de services à domicile.

Parce que nous voulons tous grandir, vieillir debout jusqu'au bout, même malade, même fragilisé, jusqu'au dernier souffle de notre vie. Nous voulons tous être considérés, impliqués, confinés et déconfinés comme tout citoyen, quel que soit son âge (sachant que les plus âgés ont parfaitement conscience des risques qui leurs sont propres et sont particulièrement prudents).

A tout âge, nous souhaitons que notre parole soit légitimée, ni plus ni moins que celle des citoyens des autres générations (voir les débats des Etats généraux de la Séniorisation de la société).

L'idée d'un 5eme risque de protection sociale refait surface à la veille d'une future loi Autonomie-Grand Age.

L'occasion de tester notre solidarité mais aussi de nous interroger sur notre vieillir, mais aussi de notre "mourir", individuel et collectif. L'occasion de participer à des appels pour vieillir mieux et avoir une retraite pleine de potentiels.

Pour affirmer que l'on peut vieillir debout jusqu'au bout ?


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