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Edito : La rentrée sous cloche des "Papys, Mamies"

De la protection à la sur-protection


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« Evitons que Papy et Mamie aillent chercher les enfants à l’école quitte à augmenter le périscolaire jusqu’à ce que les parents puissent venir eux-mêmes les récupérer » a déclaré Jean Casteix, Premier ministre, lors de sa conférence de presse consacrée à l’épidémie de coronavirus, jeudi 27 août. La réaction des associations de grands-parents ne s’est pas fait attendre. Ils rappellent leur sens des responsabilités et l’importance de leur rôle dans les familles comme au sein de la société.

Pour protéger les plus fragiles

Comme tous les citoyens français, les plus âgés sont maintenant informés sur ce coronavirus. Chacun sait l’importance de porter le masque (sur le nez, la bouche), de se laver les mains, de bien utiliser le gel hydroalcoolique (voir les erreurs à ne pas commettre). Après un été où un certain relâchement a pu être constaté notamment par les plus jeunes, mais aussi lors de visites en Ehpad, les conseils, les recommandations se font plus pressants et ciblent les plus âgés. Or tous les plus âgés ne sont pas fragilisés et ces fragilités peuvent toucher tous les âges. C’est une question de sens des responsabilités, individuelles et collectives. A chacun de se protéger et de fait, de protéger aussi les autres. Dans le respect des valeurs républicaines : Liberté, Egalité, Fraternité. Questionnons ainsi le confinement des plus âgés fragilisés.  

De l’importance du rôle des plus âgés

Chaque génération est interdépendante l’une de l’autre. Chacun est membre à part entière de sa communauté (c'est d'ailleurs une des clefs pour bien vieillir, en pleine conscience). Quand une crise économique survient, les soutiens familiaux sont bienvenus. Aux soutiens financiers, à la présence, à l’écoute, s’ajoutent les menus services : de la garde des petits-enfants au rôle de proches aidants (dont il s’agit d’éviter le burn-out). Toutes les générations sont concernées. Toutes cherchent à se sentir utiles (voir les applis pour les premiers secours). Ces générations veulent éviter de peser sur les autres en cherchant à limiter les facteurs de risque. Il y en a 12 pour la maladie d’Alzheimer, pour laquelle Colette Roumanoff en appelle au bon sens. Voir aussi ce livre cette semaine Vivre avec Alzheimer : comprendre la maladie au quotidien. Même malade, affaibli, chaque citoyen a un rôle. Il est vivant, debout jusqu'au bout, malgré tout.

Tous ne sont pas « Papy, Mamie »

Toutes les personnes âgées n’ont pas eu d’enfant, de petits-enfants. Les termes génériques « papy, mamies » sont ainsi à proscrire comme un automatisme systématique pour désigner les plus âgés d’entre nous. « Madame, monsieur » seront utilisés comme pour tout citoyen. Si la personne ne répond pas à son nom, si la maladie, la désorientation l’en empêchent, le professionnalisme exigera, en équipe, avec les proches aidants, de tester le prénom, un surnom… Cette solution sera tracée, partagée et régulièrement ré-évaluée. L’enjeu est de favoriser la rencontre, le lien, avec respect et bienveillance.

Papy, mamie ou pas, chaque génération sait, sens, ressent, l’importance du lien.



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