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Journée internationale des personnes âgées : un 1er octobre sous le signe de la lutte contre l'âgisme

Appels et pistes de solutions face à une discrimination exacerbée par la crise sanitaire


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En ces temps incertains, propices à l’angoisse, alors que les plus âgés sont durement touchés par le coronavirus, la tentation âgiste est grande. A l’occasion de la journée internationale des personnes âgées, le 1er octobre, les initiatives se multiplient pour lutter contre les discriminations liées à l’âge.

Old lives matter. C’est avec ce slogan choc, calqué sur celui du mouvement antiraciste nord-américain, que la Société française de gériatrie et gérontologie (SFGG) et 42 autres organisations de 29 pays différents comptent « sensibiliser les citoyens, les médias et les institutions au respect des aînés ».


Car la crise du covid-19 a révélé un peu plus l’âgisme qui règne dans nos sociétés. « L’âgisme est la discrimination la plus répandue, la plus banale et la plus universelle (et elle est la seule discrimination à ne pas être réprimée par la loi) », rappellent les initiateurs du mouvement (ce qui est incorrect, le Code pénal stipulant dans son article 225-1 que "constitue également une discrimination toute distinction opérée entre les personnes morales sur le fondement (...) de l'âge" comme le signale Diego Pollet en commentaire - NDLR).

Face au tri des patients par âge lors de la première vague, au surnom de « boomer remover » (dégageur de vieux) donné au virus, les prises de parole qui appellent, selon le ministre de la Santé Olivier Véran, à « faire l’impasse sur [les] vieux » tout en parlant à leur place, de nombreuses voix s’élèvent.



Comme celles d’une vingtaine de personnalités de France et d’ailleurs, qui lançaient en mai un « appel international pour réhumaniser nos sociétés, contre une santé sélective ».

Comme celle des Petits frères des pauvres qui luttent depuis toujours contre l’isolement des aînés et devraient prendre la parole ce jeudi.

Comme celle de l’organisation européenne AGEPlatformEurope, qui appelle à des  politiques nationales et européennes coordonnées sur le vieillissement qui:

  • permettent à chacun de vivre dans la dignité et en bonne santé, y compris à un âge plus avancé,
  • s'appuient sur la capacité de toutes les générations à participer en tant que membres égaux de la société,
  • protègent et promeuvent l'égalité et la dignité à toutes les étapes de notre vie.

Et pour tous ceux et celles qui « souhaitent valoriser le rôle social et redonner leur place dans la société aux plus âgés, pour contribuer à améliorer le vivre ensemble », le nouveau livre blanc de la Fondation Korian donne des idées de bonnes pratiques et des solutions pour favoriser l’autonomie des plus âgés, qu’ils vivent chez eux ou en maison de retraite


mis à jour le



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Vos réactions

Diégo Pollet

28/09/2020 21:09

Erreur signalée


Bonsoir, contrairement à ce qui est affirmé ci-dessus, la discrimination des âgés est réprimée par la loi, précisément par l’article 225-1 du code pénal. Celui-ci définit la discrimination comme « toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison (…) de leur âge, (…). » Cette discrimination est punie de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende . Cordialement. Diégo POLLET, avocat




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