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Aidants : que faire si je suis cas contact ?

Isolement, test, solutions de remplacement…


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Alors que le taux de positivité des tests augmente de jour en jour, que la France a franchi un nouveau cap samedi 10 octobre avec près de 27 000 nouveaux cas, le nombre de cas contacts s’envole lui aussi. Comment savoir si l’on fait partie des cas contacts, si l’on est à risque ? Quelles précautions prendre, et quelles solutions existent quand on aide un proche en perte d’autonomie ? Nos réponses.

Qui sont les cas contacts ?


Selon Santé Publique France, est considérée comme cas contact toute personne :


  • Ayant partagé le même lieu de vie qu’un cas confirmé ou probable ;
  • Ayant eu un contact direct avec un cas, en face à face, à moins d’1 mètre, quelle que soit la durée (ex. conversation, repas, flirt, accolades, embrassades). En revanche, des personnes croisées dans l’espace public de manière fugace ne sont pas considérées comme des personnes-contacts à risque ;
  • Ayant prodigué ou reçu des actes d’hygiène ou de soins ;
  • Ayant partagé un espace confiné (bureau ou salle de réunion, véhicule personnel ...) pendant au moins 15 minutes avec un cas ou étant resté en face à face avec un cas durant plusieurs épisodes de toux ou d’éternuement.

Si l’une des deux personnes portait un masque chirurgical ou si les deux portaient un masque grand public, il n’y a pas contact, rappelle Santé Publique France.

NDLR : dans cette fiche datée de mai, les élèves de tout âge étaient inclus, ils ne le sont plus aujourd’hui.

Cas contact ou cas contact à risque ?

Les personnes répondant à ces critères sont considérées comme des cas contact « à risque », c’est-à-dire à risque d’attraper le virus. Toute autre forme de contact ne présente qu’un risque « négligeable », affirme Santé Publique France.

Ces cas contacts à risque identifiés par l’Assurance maladie seront alertés par SMS. Mais si vous pensez que vous avez eu un contact à risque avec une personne malade, vous pouvez aussi en parler avec votre médecin traitant ou appeler le  0800 130 000 (appel gratuit) pour connaître la conduite à tenir.

Quand se faire tester ?


Tout dépend de la situation : si vous ne présentez pas de symptômes et que vous n’habitez pas avec la personne malade, il convient d’attendre 7 jours après le dernier contact avec la personne positive.

Dans le cas contraire, le test est à réaliser au plus vite.

En attendant le résultat du test…


La politique de priorisation semble porter ses fruits puisqu’il est désormais possible de se faire tester en trois jours en moyenne, contre 5 jours fin septembre, selon Le Parisien.

Trois jours auxquels il faut ajouter le délai d’obtention des résultats. En attendant de savoir si vous êtes positif ou non, l’isolement est de rigueur.

A noter : les cas contact « à risque » peuvent demander un arrêt de travail en ligne sur declare.ameli.fr

Et ensuite ?


Si le résultat du test est positif mais que vous ne présentez pas de symptômes, l’isolement s’achève sept jours après la date du prélèvement.

Si vous développez des symptômes, l’isolement débute à la date où ils apparaissent. Il doit être prolongé jusqu’à leur disparition, et au plus tôt 48 heures après la disparition de la fièvre.

Si le test revient négatif mais que vous partagez le logement de la personne malade, vous devez rester en isolement jusqu’à la guérison du malade et encore 7 jours pleins ensuite.

Sinon, l’isolement cesse 7 jours après le prélèvement.

Aider malgré l’isolement


Durant cette période d’isolement, il est recommandé d’éviter tout contact avec les personnes fragiles, notamment les personnes âgées de plus de 65 ans.

Si vous aidez régulièrement un proche âgé, mieux vaut temporairement recourir à des solutions alternatives :
  • Faire appel à une aide à domicile pour les gestes du quotidien (repas, lever…)
  • Faire appel à d’autres membres de la famille ou des voisins de confiance pour vous remplacer, prendre des nouvelles, faire quelques courses…
  • Pour les repas, pensez aussi au portage de repas ou à la livraison des courses.
  • Il est aussi possible de se faire livrer les médicaments.
  • A Paris, le service Paris en compagnie propose gratuitement d’accompagner les seniors parisiens pour se promener, aller chez le médecin ou encore faire quelques courses.

Pour aller plus loin


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