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Edito : Du vaccin et du consentement

Un principe (consentir) à savoir défendre


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Alors que la crise sanitaire se poursuit, que le virus mute (voir ce que l'on sait sur les nouveaux variants), notre système de santé résiste et fait appel à la citoyenneté de chacun.

Cette citoyenneté est centrée à court terme sur le respect des gestes barrières, mais elle se mesure aussi à la lutte contre le travail au noir (voir ces salariés du particulier-employeur touchés par la crise en attendant le crédit d'impôt instantané).

Sans oublier l'invitation à participer à la consultation citoyenne vers la future loi Grand âge-autonomie. Il reste un mois.

On aimera avoir l'avis des premiers concernés.

Comme Bernard Pivot, tout amusé de ses 82 ans, dont il partage l'expérience, les réflexions dans ce livre ... Et la vie continue. Son conseil le plus repris ? Ne jamais renoncer à faire l'amour, à baiser jusqu'au bout !

Bernard Pivot n'aborde pas le prendre soin quotidien des situations de handicaps, de fragilité, ce qu'il appelle "l'ogre Alzheimer". Il n'esquisse pas la situation des proches aidants n'étant visiblement pas directement concerné (voir cette semaine un guide très pratique à leur intention).

Or les personnes âgées malades sont là et leur nombre va aller en augmentant notamment avec le papy boom à partir de 2030.

Il nous reste 10 ans pour inventer ensemble des villes "Dementia Friendly", une société inclusive de ces situations de handicaps physiques, psychiques, mentaux, quel que soit l'age.

Parce que "la vie continue" comme le titre l'octogénaire Bernard Pivot : à nous d'inventer comment vivre, vieillir debout, jusqu'au bout, malgré les fragilités, malgré les maladies, partout, dans des domiciles adaptés, accueillants, rassurants, labellisés. Voir le guide très complet et résolument participatif des personnes malades elles-mêmes par le collectif Alzheimer autrement et ce webinaire du Pacte Civique ce 14 janvier à 18h qui sera consacré à l'habitat inclusif. Voir aussi le lancement du label Coexist pour favoriser l'habitat intergénérationnel : les seniors sont aujourd'hui plus enclins à partager leur logement pour ne plus revivre un confinement tout seuls.

Cette crise éclaire ainsi notre citoyenneté c’est-à-dire les droits et les devoirs de chaque citoyen quel que soit son âge, ses handicaps.

Les droits et les devoirs de se protéger et de protéger les autres comme en témoignent les débats autour de la vaccination anti-covid. Elle est élargie aux personnes de plus de 75 ans, y compris aux malades de Parkinson. Elle cible aussi les professionnels de santé de plus de 50 ans dans les établissements de santé, les Ehpad, et depuis peu, suite à leur lobbying, les acteurs de l'aide à domicile.

Un sondage réalisé par Bluelinéa auprès de 1000 habitants d'Ehpad indique que seuls 4 seniors sur 10 veulent se faire vacciner,  2 sur 10 ne le souhaitent pas et  4 sur 10 ne savent pas encore et attendent l'avis de leur médecin traitant.

On voit ainsi la place centrale du médecin dans le consentement qui n'est certes pas facile à poser mais pas impossible non plus.... Sans devoir affronter 58 pages de validation comme a indiqué le Président du Sénat Gérard Larcher dans le JDD notament. Ce pensum est en fait destiné aux professionnels des établissements qui s'en inspirent pour communiquer avec les habitants, leurs proches, leurs personnes de confiance, leurs curateurs, tuteurs...

Ces consultations médicales se sont justement allégées mais elles restent indispensables pour respecter le recueil du consentement le plus éclairé possible.

Reste à trouver un médecin généraliste car les médecins coordonnateurs, les infirmiers coordinateurs/référents ne peuvent prendre leur place... alors que parfois ils le pourraient... mais notre système de santé garde ses silos, ses rigidités alors que l'épidémie ne cède pas.

Difficile d'en rire : du vaccin, du consentement, des pièges de notre système de santé, du vieillissement, de la mort... C'est pourtant ce que suggère Bernard Pivot, qui fait appel aux auteurs ressources comme Molière, Jules Renard, Cabu, San Antonio...

Suivons-le : prenons le recul nécessaire, éclatons d'un bon fou rire et rebondissons.

Pour les plus fragilisés aujourd'hui. Pour nous demain.


mis à jour le



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Vos réactions

Renaud

12/01/2021 15:01

Yes, we can !


Bonjour et bonne année! Contrairement à ce qu'écrit Annie, les médecins coordonnateurs peuvent se substituer aux médecins traitants pour effectuer la visite pré vaccinale, enregistrer le consentement du résident s'il est apte à le donner, appeler sinon son tuteur, sa personne de confiance ou son référent familial et enfin prescrire le vaccin si accord de qui de droit, en ayant vérifié l'absence de contre-indication, après avoir saisi les informations obligatoires sur la plateforme informatique de l'Assurance Maladie VACCIN COVID. Ils peuvent également injecter les doses, ou les faire injecter par les infirmier.e.s de l'EHPAD. Il peuvent enfin consacrer les 15 minutes réglementaires à la surveillance de chaque personne ayant reçu le vaccin. Et bien entendu ils font tout ça GRATIS !




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