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Fusion, label : ça bouge pour la cohabitation intergénérationnelle

Le développement de la cohabitation jeunes/seniors cependant freiné par la crise sanitaire


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Née après la canicule de 2003, la cohabitation intergénérationnelle permet aux personnes de plus de 60 ans d’accueillir un jeune de moins de 30 ans gracieusement ou contre une somme modique. Depuis sa création, plus de 15 000 binômes se sont formés, et la formule se structure peu à peu. Un développement ralenti par la nouvelle crise sanitaire…


Pour les uns, une manière d’être rassurés, de bénéficier d’une présence chez soi. Pour les autres, une opportunité de se loger à moindre coût. Pour tous, l’occasion de tisser de nouveaux liens. La cohabitation intergénérationnelle offre de nombreux avantages aux cohabitants, et évolue chaque année.

En 2018, la loi Elan lui donne enfin une définition et lui impose la signature d’un contrat. En 2020, avec la fusion des deux principaux réseaux associatifs, le réseau Cosi et le Lis, qui deviennent Cohabilis, et le lancement du label Coexist par le nouveau réseau.

Ce label a pour vocation de :
  • Regrouper les bonnes pratiques associatives construites depuis plus de 15 ans
  • Reconnaître la démarche de qualité et d’engagement des structures de cohabitation intergénérationnelle solidaire
  • Assurer aux bénéficiaires un accompagnement éthique et sur-mesure de leur cohabitation
  • Promouvoir l’esprit d’un dispositif aujourd’hui défini au plan réglementaire
En effet, s’il existe aujourd’hui un cadre juridique et une charte grâce à la loi Elan, aucun agrément officiel n’est nécessaire pour se lancer sur ce créneau, explique Joachim Pasquet, le directeur du nouveau réseau.

Une chambre au prix d’un studio ?


Certaines plateformes proposent ainsi de faire partie d’une « cohabitation entre générations »… à condition de débourser un loyer de 500 euros minimum par mois. Soit, pour une chambre « chez l’habitant », le prix d’un studio de 17 m2 dans le XIIIème arrondissement de Paris.

Une demande de contrepartie financière élevée qui n’est pas en phase avec la philosophie de la cohabitation intergénérationnelle. Aussi, Cohabilis se bat pour que cette contrepartie soit encadrée pour rester modeste, mais aussi sur des points qui ne figurent pas aujourd’hui dans les textes, comme la question de la décence du logement et des aides au logement.

Coup de frein en 2020


La pandémie de covid-19 est venue un coup de frein à cette structuration, observe Joachim Pasquet. « Il y a aujourd’hui moins de demande du côté des jeunes, des étudiants qui suivent désormais leurs cours à distance depuis chez leurs parents, que chez les seniors, qui ne veulent pas vivre un nouveau confinement seuls. »

Le coronavirus n’a heureusement pas fait de victimes, avec seulement deux cas de contamination à déplorer sur 5600 binômes. Binômes qui se sont maintenus dans un cas sur deux.

En attendant que la situation s’améliore, Cohabilis, qui rassemble 38 associations et couvre 42 départements, continue de nouer des partenariats pour développer la cohabitation intergénérationnelle et de se mobiliser pour mieux encadrer la formule.

Avec, peut-être, des avancées dans la future loi grand âge…


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