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Edito : les maisons de retraite gagnent-elles trop d'argent ?


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A 2200 euros par mois (selon un rapport de l'IGAS (Inspection générale des affaires sociales), la maison de retraite devient hors de prix pour les retraité des classes moyennes et pour les familles qui accompagnent un ou plusieurs proches âgés ayant petit à petit besoin d'une présence renforcée, d'aides médicalisées.

Le marché des maisons de retraite est aujourd'hui largement dominé par le secteur public (maisons de retraite dépendants d'un hôpital ou d'une ville) et associatif (congrégations religieuses, fondations...). Le secteur privé commercial (entrepreneurs individuels, groupes) ne représente qu'un établissement sur quatre.

Les établissements publics et associatifs sont souvent plus accessibles au plan financier (à partir de 50/60 euros par jour soit 1500 à 1800 euros/mois). Ils sont habilités à l'aide sociale (récupérable à la succession, rappelons-le). Ils évoluent dans un environnement financier contraint (finances publiques exsangues).

Ces établissements peinent à mettre aux normes leurs bâtiments (chambres à deux voire trois lits, problèmes d'accessibilité des salles de bains, de vétusté...). Ils ont du mal à lever de l'argent pour financer les travaux.
Cela peut aussi être le cas des  entrepreneurs privés commerciaux, indépendants.

En revanche, les groupes d'établissements, notamment côtés en bourse, affichent des taux de rentabilité (près des deux chiffres) attrayants pour les investisseurs.

Or pour atteindre ces taux de rentabilité, ces groupes ciblent une clientèle disposant de revenus plus élevés et parient sur le volume (Etablissements de plus de 120 lits répartis en petites unités). Mais les places nouvelles se font rares car elles sont co-financées par l'Etat et les collectivités locales (tarifs soin/personnel soignant et dépendance). Chaque groupe fonde sa croissance externe sur des rachats d'établissements existants et lorgne la moindre vente de maisons de retraite autonomes.

Pour autant, des conseils généraux (départements) relèvent le défi d'une offre publique de maison de retraite destinée aux personnes âgées de la classe moyenne comme l'Essonne et son EHPAD à 60 euros/jour en région parisienne.

Reste que pour un prix élevé, la qualité des prestations peut varier de manière importante. Dans l'attente de référentiels qualité officiels, nationaux, notre rédaction travaille avec l'approche Humanitude à un label qualité des établissements formés et pilotes.

Entre temps vous avez la parole, devenez des consomm'acteurs : donnez votre avis sur la qualité de votre maison de retraite, dans l'annuaire d'Agevillage.


mis à jour le



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Vos réactions

romans

05/12/2011 19:12

intéressant débat


D'un coté les sociétés cotées en bourse dégageant des bénefices à deux chiffres ...de l autre des établissements publics ayant des difficultés à boucler leurs budgets et répercutant leur tarif sur la partie hébergement restant à charge pour les résidants et leurs familles ???? concernant les EHPAD public il serait interessant de connaître les bilans et budgets et voir ainsi le comparatif réalisé d'une année sur l'autre par poste ...à quand un open data sur les EHPAD public ?




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