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Edito : Pourquoi la question du vieillissement ne s'impose pas dans la campagne


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Annie de VivieA ce jour, on ne peut pas dire que le vieillissement, l'aide à l'autonomie, le handicap quel que soit l'âge se soient imposés comme l'un des thèmes - même mineur - de la campagne présidentielle de 2012.

Le président Sarkozy, par la voix de sa ministre Roselyne Bachelot, a repoussé sa "réforme de la dépendance" à un retour à meilleure fortune économique.
La crise économique actuelle, le regard des agences de notation, pèseraient plus que les besoins des personnes fragilisées qui avancent en âge.

Du côté du Parti Socialiste, l'idée d'un 5e risque solidaire était porté par la candidate Martine Aubry, sans déclinaison opérationnelle précise.
De son côté, Terra Nova, proche du PS a publié un rapport de Luc Broussy qui estimait - entre autres - que le rapprochement des prestations personnes âgées (APA) /personnes handicapées (PCH) aurait un coût bien élevé pour les finances publiques. Il misait sur sur une taxation de l'héritage et un  relèvement de la CSG acquittée par les retraités pour financer une hausse des prestations.

Cette absence de la question de l'aide à l'autonomie dans la campagne reflète peut être un refus inconscient de l'ensemble de la société de réfléchir au handicap qui surgit avec l'âge. « On prévoit sa mort, on s’assure même sur la vie, mais pourquoi ne prévoit-on pas ses dernières années », s’interroge Jane Fonda dans le joli film « Et si on vivait ensemble ? ».
Le film témoigne des tabous autour de la vieillesse (sexualité, liens familiaux pas toujours faciles) et du déni du besoin d’aides diverses.

La génération qui a connu la liberté sexuelle, le travail des femmes, le développement économique, accepte de préparer sa mort (même joyeusement), mais a encore du mal à imaginer et préparer les dernières années de sa vie.
Comment alors imposer des réflexions, des initiatives, des prises de décisions  aux décideurs nationaux ?
Certes, ils devraient montrer la voie, celle d’une « société pour tous les âges », qui investit sur la solidarité, comme ont osé le faire nos aînés en 1945 avec la création de la Sécurité sociale.

La France continue de compter sur les familles, les proches, voire les amis. Encore faut-il pouvoir être entourés de professionnels, comme de bénévoles, compétents, en réseau (voir la réflexion d’ Ama Diem pour les malades Alzheimer qui réinvente la maison de retraite ou l'ouvrage de Marie et Edouard de Hennezel qui intérroge le vieillir).
Les initiatives locales n’exonèrent pas les décideurs publics de réflexions et d’actions concrètent, car le 5e risque n’est pas qu’une question d’argent.

Le combat continue, rappelle l’octogénaire Maurice Bonnet !


mis à jour le



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Vos réactions

Helber

27/01/2012 09:01

Campagne présidentielle


Pas vraiment étonnant que le vieillissement ne s'impose pas comme une évidence dans le contexte politique actuel. Notre société est complètement bloquée par la financiarisation quasi complète de tous ses secteurs, y compris la santé que certains veulent gérer comme des entreprises pour y réaliser de la plus-value qu'ils joueront en Bourse. La grave et incontournable question du vieillissement deviendra audible selon que les Français feront leur choix de société le 22 avril prochain entre le projet "l'Humain d'abord!" et la réalité actuelle "L'argent d'abord!"



ChristopheD62

24/01/2012 09:01

Réponse à vos interrogations


Bonjour, Je suis entièrement d'accord avec vous ; j'avais en mars dernier, établi une synthèse à l'aide de sources et de réflexions personnelles, pour le parti de Gauche, un travail sur le financement de la perte d'autonomie. A l'époque, j'avais affirmé que traiter ce problème en mois relevait de l'agitation pure et simple, car, à mon sens, comment traiter un problème si vaste et complexe sur un laps de temps aussi court et j'avais pressenti ce qui allait se passer. L'abandon pur et simple de ces dispositions. Si vous voulez, je peux vous l'envoyer. Ne perdons pas de vue que c'est un travail de longue haleine qui serait bon d'entreprendre en début de législature. Cordialement, Christophe DARGENT




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