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Edito : Défendre les droits universels, dont celui de vieillir ?


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Annie de VivieA l’heure où chaque citoyen est appelé aux urnes pour élire le futur président de notre République, des voix s’élèvent pour rappeler que seules les idées, l’état d’esprit, la capacité d’initiative peuvent porter, défendre, moderniser le contrat social que nous voulons.

Face à la montée de situations critiques (exclusions, pauvreté, crise du logement, chômage, accès aux soins), face aux évolutions démographiques que nos ainés n’avaient pas imaginé juste après la seconde guerre mondiale, face à la crise mondiale qui a stoppé les décisions sur la mal nommée "dépendance" en 2011, d’anciennes figures, âgées, toujours engagées, secouent notre torpeur.

Je les cite « Ces droits universels (l’assurance maladie ou sécurité sociale, la retraite par répartition, les allocations familiales puis le RMI, le RSA, la PCH, l’APA) sont notre patrimoine commun. Ils nous permettent de résister ensemble et mieux que tant d’autres aux violences des soubresauts d’une économie financiarisée incontrôlée et en perte de repères. Nombreux sont les observateurs étrangers, même les plus libéraux, déclarant que notre système nous avait permis, et mieux que d’autres, d’amortir les effets de la crise. Certains allant jusqu’à dire leur incompréhension quant aux remises en cause de ce contrat social. ».

Certes les priorités s’accumulent aujourd’hui et il n’est pas facile de placer l’aide à l’autonomie au sommet de la pile.

De son coté, Patrick Kanner, président du conseil général du nord, maire adjoint de Lille, président de l’Union national des CCAS (Centre communaux d’action sociale) sonne l’alerte. Dans son département, à l’écoute de ses confrères, il voit trop de misères, de faim, d’illettrisme, de sentiments de rejet, d’inutilité.
Mais il garde espoir dans la capacité d’indignation, de résistance mais aussi de créativité, d’inventivité.

A chacun de réfléchir et d’agir là où il est sur
- Quel Etat voulons nous ? Avec quels moyens (recettes fiscales) ? Quelles prérogatives visibles, évaluées et contrôlées ?
- Quel tissu local voulons-nous car nous savons tous que le vivre ensemble se déploie à la fois par les idées, par les principes, mais aussi dans le quotidien, la proximité ? Quel regard portons-nous sur les différentes strates de nos collectivités locales, les différentes agences, structures qui se sont empilées depuis des années, des décennies ?
- Quelles sont les priorités d’intérêt général dans lesquelles nous souhaitons investir ?

Le vieillissement est une des révolutions qui vient interpeller les politiques publiques et nos vies quotidiennes. On peut considérer que l’accompagner est insurmontable au plan collectif et qu'il faut  laisser chaque individu, chaque famille le vivre individuellement.

On peut aussi le considérer comme un incroyable chance de vivre des dizaines d’années de plus que nos parents   et surtout nos grands-parents.
A nous d’inventer ces nouvelles tranches de vie, ensemble.


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