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Edito - Maltraitances : pertes en ligne


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La journée modiale contre la maltraitance des plus âgées est l'occasion de faire le point sur les dispositifs en France, face à un tabou tenace.

La fragilité, la maladie, l'isolement, la vulnérabilité et l'épuisement de l'aidant, sont le lit de négligences, d'abus et de maltraitances.

En France, à côté du numéro d'écoute national : le 3977, piloté par l'association Habeo, le réseau historique d'antennes ALMA (Allo Maltraitance) tente de couvrir tous les départements.

Pas simple pour le grand public, ni pour les professionels d'ailleurs, de comprendre que l'appel, le signalement, au 3977 sera, selon les cas, transféré à l'antenne ALMA, aux autorités compétentes... (voir notre reportage au 3977 et dans une antenne ALMA de territoire).

On sent une certaine forme de fatalisme, de lassitude dans les témoignages d'internautes qui disent avoir appelé une fois, deux fois le numéro national et ne voient rien bouger dans le quotidien des personnes jugées maltraitées.

Notre dispositif reste en deça de celui d'autres pays. Au Québec, par exemple, a été déployé un dispositif national, interministériel de 16 millions d'euros sur 5 ans. Il comprend : une campagne de communication; une ligne d'écoute "Aide Abus Aînés", gratuite, 365 jours par an, de 8H à 20H, tenue par des professionnels du travail social; des coordinateurs régionaux pour suivre les dossiers; une chaire de recherche...

La France peine à prendre la mesure du phénomène. L'évolution démographique va nous rattraper si nous n'agissons pas.
Une "culture de sollicitude" pronée par notre nouvelle minsitre madame Delaunay est une piste.
Mais une véritable politique de lutte et de prévention des situations de maltraitance, en est une autre.

Elle demandera d'identifier des moyens, des professionnels multiples et complémentaires (action sociale, soin, droit), de la prévention à l'action : écoute, soutien psychologique, analyse de cas, traitements des situations ...

Sans rajouter des strates d'intervenants supplémentaires, mais plutôt en mutualisant des expériences déjà éprouvées en France.


mis à jour le



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Vos réactions

Une Famille

20/06/2012 12:06

Merci


Merci pour cet " Edito" que je partage entièrement. Que cela soit à domicile ou établissements, il me semble que toutes les problématiques de la "maltraitance" se posent bien sûr à l'échelon individuel mais aussi à l'échelon collectif.




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