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Edito : Clichés sur le vieillissement : la réflexion asphyxiée


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Annie de VivieAu lendemain de l'épisode caniculaire dont le traitement médiatique nous a dérangé chez Agevillage, nous poursuivons cette semaine la réflexion avec l'analyse éclairée de Bernadette Puijalon anthropologue et maître de conférences à l'Université Paris XII.
Elle constate qu'il faut beaucoup de temps, d'énergie, de rencontres avec des vieilles personnes, pour que les journalistes déjouent les stéréotypes,  "passent la frontière des clichés", et comprennent les enjeux liés au vieillissement.

Les peurs, les angoisses génèrent des images dépréciées des personnes âgées. On déculpabilise en s'occupant d'eux.

A côté de ces images médiatiques d'un "vieux incapable dont il faut s'occuper"  pour se déculpabiliser, les publicités destinées aux "seniors" promeuvent une image unique de vitalité (grand père "Père Noël",  refusant de vieillir), voire un dynamisme tourné en dérision (sexe, tourisme, ...). Quand aux images parlant de personnes ayant besoins d'aides, de maladie, de fin de vie... "elles ne font pas vendre".

Cette profusion d'une double série de stéréotypes a pour conséquence d'asphyxier la réflexion.

Les regards sur l'âge vont-ils changer ?
C'est ce qu'on espère à la rédaction d'Agevillage.
C'est pourquoi nous donnons d'abord à entendre les vieilles personnes concernées : dans des témoign'Ages, via les prises de position de personnalités du secteur comme Geneviève Laroque, Maurice Bonnet, qui vient de nous quitter.

Nous tentons chaque semaine de relayer des initiatives intéressantes, motivantes, dynamisantes, tant dans les domaines de la santé, l'habitat, la vie sociale, l'inter-génération, l'entraide... Vive ces artistes, ces chaînes de TV qui bougent les lignes : Mamika, la Minute Vieille...

Cela n'empêche pas de critiquer les limites des niveaux d'accompagnements actuels des personnes en perte d'autonomie : manques de financements, de personnels qualifiés, de projets porteurs, managés... (encore un service à domicile de 2 000 salariés en Moselle en redressement judiciaire).

Les vieilles personnes d'aujourd'hui prennent encore peu la parole, et ne critiquent guère le regard que l'on porte sur elles.
Ce ne sera surement pas le cas des générations qui vont leur succéder.
A suivre donc !


mis à jour le



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Vos réactions

protestation

02/09/2012 19:09

entre 60 et 61 ans


Tutrice de deux personnes âgées, atteintes de la maladie d'alzheimer, ce que je gère très bien depuis 10 ans, et même beaucoup mieux que beaucoup des personnels, soit disant formés, mais qui ont beaucoup à apprendre. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque, maintenant retraitée, je me suis inscrite à un club d'activités pour séniors, et que je découvre que j'ai passé le cap et que j'entends des participants se plaindre "parce qu'on est âgé, on nous prend pour des débiles" et de constater que c'est vrai !!! même si je remets le personnel à sa place ce qui semble beaucoup surprendre !!! Entre 60 et 61 ans il y a un monde d'écart




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