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Maltraitance à l'hôpital de Gisors


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Le défenseur des droits recommande dans le rapport qu'il vient d'adresser à la ministre, Michèle Delaunay, d'engager des poursuites disciplinaires et d'interdire aux aides-soignantes mises en cause dans l'affaire de Gisors (dans l'Eure) d'être à l'avenir en contact avec des personnes vulnérables. Il demande également qu'une réflexion soit conduite sur le management interne de l'hôpital.

Rappel des faits : Des personnes âgées hospitalisées dans l'unité de soins de longue durée de cet Ehpad (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) ont été victimes de maltraitance de la part d'aides-soignantes, évoque Le Parisien/Aujourd'hui en France ce lundi 10 juin. Cette information avait été révélée par Paris-Normandie dès le 7 avril dernier. Alerté, le défenseur des droits, avait immédiatement missionné 4 personnes en avril dernier, l'ARS de Haute Normandie avait été saisie et une enquête de gendarmerie diligentée.

Cinq photos attentatoires à la dignité des résidents, tous très gravement handicapés, très âgés, souvent séniles, et placés sous tutelle. auraient été prises fin 2009-début 2010.

Deux aides-soignantes ont été mises en cause, mais précise le journal, "Il y a plus grave : un rapport rédigé en 2010 par un cadre de l'établissement, signalant sans équivoque des faits de maltraitance, était resté lettre morte".

L'AD-PA (Association des directeurs au service des personnes âgées) s'est empressée de réagir et de dénoncer les faits. "S’ils sont avérés par l’enquête en cours, (les faits qui se sont produits au sein de l’établissement pour personnes âgées de Gisors), sont inacceptables et imposent que l’on en recherche tous les éléments afin qu’une telle situation ne se reproduise plus. L’AD-PA soutient les efforts des Pouvoirs Publics pour que victimes et témoins puissent être écoutés afin que de telles pratiques soient sévèrement sanctionnées." L'association demande "d’augmenter de façon significative le nombre de personnels à leur service, en établissement et à domicile ; en effet, la bientraitance dépend avant tout du temps passé auprès des personnes et donc du nombre de professionnels ; la création d’une prestation autonomie, tant attendue, sera en cela un véritable acte de bientraitance."

Analyse d'Annie de Vivie d'Agevillage, en direct ce 11 juin sur le plateau du Magazine de la Santé sur France 5 (Allo docteur)



mis à jour le



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Vos réactions

Sabine

02/07/2013 19:07

L'Etat ferme les yeux


Tout à fait d’accord avec vous haciendas, les enjeux financiers sont trop importants pour que l’état remette en cause les personnes qui gèrent une Maison retraite ehpad.



écureuil

23/06/2013 23:06

maltraitance ordinaire généralisée


La maltraitance commence par le manque de personnel évident dans les ehpad cela engendre également de la maltraitance envers le personnel soignants mais tout le monde s'en fout.

Croyez vous qu'elle ne souhaiterais pas étre dans la démarche de bien traitance croyez vous qu'elle rentre le soir satisfaite de leurs approche auprés des personnes accompagnez.

Si les instances ne réagissent pas toutes les ehpad seront des lieux de maltraitance ont parle d'actes de cruauté très rare et fort heureusement punissable mais la maltraitance ordinaire et le pain quotidien de bon nombres d'ehpad et si on en parle on nous répond ce n'est qu'une question d'organisation allez voir ailleurs c'est pire si vous trouvez une place ou vous pouvez vous réaliser en dehors de nos murs c'est bien pour vous bref on ne vous retient pas en plus on nous dit c'est mieux pour les résidents si vous partez même si vous étes un bon soignant donc nous ne sommes pas soutenus pas entendus.

Cordialement



MARITE

18/06/2013 12:06

Qui est fautif?


malheureusement c'est trop souvent celui qui alerte qui est tenu pour le coupable...quand prendra-t-on en considération celui qui parle???



denis

18/06/2013 10:06

Réponse


Oui a l'association des familles de résidents mais par expérience, les directeurs d'Ephad en font un lieu verrouille en faisant élire un parent pas 'emmerdant' Idem pour le conseils de résidents, conseils des menus Les Ephads sont des lieux mouroirs, qui n'interressent pas le pouvoir politique Rajouter du personnel n'est pas la seule solution puisqu il existe des instances pour ce type d'expression Que les médecins geronto, les directeurs, les infirmieres cadres fassent leur travail de surveillance,de coordination , de veille et vous verriez que la maltraitance s'estomperait



Yo

17/06/2013 09:06

Maltraitance


Bonjour, Chaque fois qu'il y a un cas de maltraitance on dirait que les pouvoirs publique découvrent ce cas si exceptionnel!!! travailler auprès des personnes âgées demande de l'expérience.Cependant cela demeure toujours une PUNITION de travailler en EHPAD.Et les soignants trouvent toujours leur premier emploi en EHPAD...les 'EHPAD devraient toujours dépendre d'un centre hospitalier afin que les soignants puissent avoir possibilité de changer de service et de rencontrer leurs pairs lors des formations. CE qui n'est pas le cas dans les établissements indépendant public ou privé. La maltraitance institutionnelle commence là .Diminution des effectifs,personnel non qualifié. Non reconnaissance et non valorisation du diplôme d'aide soignante.




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