Aller sur la navigation Aller au contenu principal Aller sur la recherche

La mauvaise collecte des déchets à l'intérieur du cerveau est-elle à l'origine des maladies neurodégénératives ?

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 15/07/2013

0 commentaires

Une nouvelle piste pour Alzheimer

Des chercheurs du centre hospitalo-universitaire de Rochester (Etats Unis) pointent du doigt le système glymphatique pour le rôle qu’il pourrait jouer dans le développement des maladies neuro dégénératives. 
Le système glymphatique a pour fonction d’évacuer les impuretés du cerveau.
Il s’agit d’un système de filtre complexe qui protège le cerveau en collectant molécules et toxines pour les empêcher d’y accéder ou d’y séjourner trop longtemps. Les biologistes commencent juste à comprendre le fonctionnement de ce circuit de circulation du liquide cephalo rachidien dont la fonction est celle d’un système de collecte des ordures ménagères : laver le cerveau en permanence des déchets qui pourraient entraver son fonctionnement. 
Si ce système de nettoyage automatique n’a pas pu être étudié jusqu’à présent, c’est qu’il demeure largement invisible aux outils d’analyse biologique classiques. Il a fallu un procédé biphotonique d’imagerie médicale pour visualiser l’incroyable capacité d’un filtre membraneux appelé arachnoïde, situé au coeur du cerveau de la souris – animal dont le cerveau est relativement semblable au notre – et capable d’organiser la collecte et la désagrégation de toutes sortes de déchets (cellules surnuméraires etc…). 
L’hypothèse de recherche qui est issue de cette découverte est que ce système de collecte des déchets produits par le cerveau, pourrait, dans certains, ne pas fonctionner de manière optimale, favorisant l’accumulation de protéines sur le cerveau au lieu de les évacuer en continu. Du coup, une hypothèse sur l’émergence de maladies type Alzheimer – accumulation de protéines – a pu être ainsi formulée qui ouvre la voie à de nouvelles expérimentations : plutôt que de lutter contre la prolifération des déchets, ne vaut-il pas mieux tenter de réparer la collecte lorsqu’elle se fait paresseuse ?

A suivre.
Partager cet article

Sur le même sujet