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Edito : l'isolement tue

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 22/07/2013

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Annie de VivieFace aux nouvelles fortes chaleurs qui traversent notre pays, 10 ans après la terrible canicule de 2003, chacun se mobilise pour venir en aide aux plus fragilisés. Les collectivités locales ont pris la mesure du risque et demande aux personnes concernées de se faire connaître afin de pouvoir intervenir. Parfois on s’appuie sur les livreurs de repas quotidiens pour identifier des situations à risque.

Les établissements d’accueil pour personnes âgées ont reçu des directives (Plan canicule) pour organiser l’aide en interne et en lien avec les services hospitaliers, les services à domicile. Il ont aussi reçu des crédits depuis 2003 pour proposer un espace rafraichi permettant de reprendre des forces. Mais à l’instar des services à domicile, les fédérations professionnelles continuent de dénoncer un manque de moyens humains pour accompagner, tenir la main, motiver les personnes à boire, s’hydrater… Le besoin de relations humaines reste prégnant.

Un autre risque est moins entendu : celui du suicide des plus âgés. Isolement forcé, sentiment d’inutilité ou d’être devenu une charge pour les autres (même si on s’assure contre la dépendance ce qui est loin d’être le cas), pertes d’autonomie fonctionnelle et besoin d’aides quotidienne, entrée en institution… les raisons semblent multiples qui incitent les personnes âgées à passer à l’acte (30% des suicidés). Un outil de prévention va être déployé auprès des acteurs professionnels pour tenter d’endiguer ce phénomène social tragique.

L’isolement tue. On le sait.
Ce phénomène de société s’étend aux villes et campagnes, aux différentes générations, aux différents professionnels isolés, chacun dans leur mission. Préserver sa liberté, son autonomie, son identité trouve sa limite dans le manque de contacts, de reconnaissance dans le regard des autres, dans le fait que chacun compte pour un ou plusieurs autres.

Vivre chez soi mais à plusieurs, s’entraider, se soutenir, faire des projets ensemble… voici les principales raisons d’emménager dans ces habitats dit intermédiaires, non médicalisés comme les béguinages, les résidences services seniors. On y déploie différentes technologies toujours en soutien du lien social, du lien vital. Ou des approches intergénérationnelle comme cette école primaire acolée à une Marpa en Touraine.
Le soin est secondaire, il vient en appui des offres d’accompagnement tissées par les acteurs locaux, explique aux professionnels Marie-Sophie Desaulle de l’Agence régionale de santé des Pays de la Loire.
Le lien social, l’implication (dans une activité) font aussi preuve de prévention contre différentes maladies dont l’Alzheimer selon de nouvelles études.

Je ne suis jamais seul, avec ma solitude”, chantait Georges Moustaki. On le comprend et on peut la chanter aussi cette solitude tant qu’elle ne devienne pas une ennemie : la seulitude” (selon le néologisme de Reus Margalida).

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