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Le manque d'activité physique, principale cause de dépendance, selon une étude médicale dijonnaise

Auteur Rédaction

Temps de lecture 1 min

Date de publication 05/08/2013

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Une nouvelle étude publiée par une équipe médicale de Dijon a cherché à évaluer l’impact de certains comportements (consommation d’alcool ou de tabac, sédentarité, régime alimentaire…) sur la survenue de la dépendance, isolément et en association. L’objectif : organiser la prévention.

Pendant 12 ans, elle a ainsi suivi 3 982 personnes, âgées de 65 ans et plus et parfaitement valides au démarrage de l’étude. 1 236 participants sont passés au stade d’invalidité modérée à sévère pendant ces douze années.

Comme l’explique le Dr Roseline Péluchon dans la lettre du JIM, cest une activité physique de niveau faible ou intermédiaire qui paraît avoir l’impact le plus important sur l’apparition d’une dépendance (Hazard Ratio [HR] 1,72 ; intervalle de confiance à 95 % [IC] 1,48 à 2,00). Une faible consommation de fruits et légumes (moins d’1 fois par jour) et le tabagisme sont aussi des facteurs d’influence (HR : 1,24 ; IC 1,10 à 1,41 et HR 1,26 ; IC 1,05 à 1,50 respectivement) alors que le niveau de consommation d’alcool ne semble pas présenter de lien robuste avec le passage au stade de dépendance.
Les auteurs confirment que le risque de dépendance augmente progressivement avec l’accumulation de ces comportements et les sujets cumulant 3 mauvaises habitudes ont 2,5 fois plus de risque de se trouver dans une situation de dépendance que les sujets n’en ayant aucune.
En poussant plus loin l’analyse, il s’avère que l’association entre dépendance et conduites à risque s’explique pour 30,5 % par l’existence de médiateurs”, principalement des pathologies chroniques et, dans une moindre mesure, des symptômes dépressifs, des traumatismes ou l’indice de masse corporelle”.

Artaud F et coll. : Unhealthy behaviours and disability in older adults : Three-City Dijon cohort study — BMJ 2013 ; 347 : f4240. doi : 10.1136/bmj.f4240

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