Aller sur la navigation Aller au contenu principal Aller sur la recherche

Réforme des retraites :allongement acquis de la durée du travail

Auteur Rédaction

Temps de lecture 2 min

Date de publication 24/08/2013

0 commentaires

Ce qui est certain et ce qui n’est pas tranché

L’objectif de la réforme des retraites est de trouver 7 milliards d’euros d’ici à 2020 pour le régime général, c’est-à-dire les salariés du privé. Pour y parvenir, le gouvernement devrait actionner différents leviers. Certaines pistes paraissent acquises, d’autres moins.
CE QUI EST CERTAIN
- Le gouvernement l’a répété, les Français vont devoir travailler plus longtemps puisqu’ils vivent plus longtemps.
La piste d’un allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein est privilégiée. Actuellement elle est de 41,5 ans pour la génération 1956. Reste à savoir si le gouvernement poursuivra sur le rythme instauré par la loi de 2003 (augmentation progressive en fonction de l’espérance de vie) ou s’il instaurera des règles plus rigides.
Le rapport Moreau propose d’ajouter un trimestre tous les 3 ou 4 ans, ce qui donnerait 42 ans pour la génération 1962, 43 ans pour celle de 1975 et 44 ans pour celle de 1989.
Quoi qu’il en soit, cet allongement s’appliquera aux salariés du privé comme aux fonctionnaires et aux agents des régimes spéciaux. 
En poursuivant au rythme actuel, le gain en 2030 serait de 2,3 milliards d’euros tous régimes confondus et 1,4 milliard pour le régime général.
- Un geste sera fait en faveur des métiers pénibles, sans doute sous la forme d’un compte pénibilité” qui permettrait aux salariés exposés de partir plus tôt à la retraite ou de se reconvertir.
- Les droits familiaux accordés à la retraite seront revus, notamment pour favoriser les femmes, le tout à coût constant. La majoration de 10% des pensions pour les hommes et les femmes ayant eu au moins trois enfants est dans le collimateur. Elle pourrait être remplacée par un forfait attribué aux femmes dès le premier enfant.
CE QUI EST POSSIBLE
- La CSG : c’est une piste cohérente” pour le gouvernement. La presse a fait état d’une augmentation de 0,2 à 0,5 point, qui reste à confirmer. Son taux est actuellement de 7,5% pour les salariés et 6,6% pour les retraités les plus aisés. Une hausse de un point de CSG rapporte environ 11 milliards d’euros par an.
- Hausse des cotisations vieillesse, acquittées par les salariés et les entreprises : elle permettrait notamment de financer les mesures sur la pénibilité mais le patronat y est vivement opposé. Fin juillet, le Medef a toutefois indiqué qu’il accepterait une hausse de 0,1 point à certaines conditions. Une hausse de 0,1 point sur quatre ans (20142017) rapporterait 2,6 milliards d’euros au régime général.
- Les pensions : un temps évoquée, la piste d’une sous-indexation (revalorisation des retraites inférieure à l’inflation) paraît désormais s’éloigner. Syndicats et patronat y étaient opposés.
- Suppression de l’abattement de 10% pour les retraités. Cette déduction accordée aux actifs au titre des frais professionnels se justifie moins pour les retraités, selon la Cour des comptes. Sa suppression rapporterait 3,3 milliards (2020).
CE QUI EST ECARTE
- L’âge légal pour pouvoir partir à la retraite a été fixé à 62 ans pour la génération 1955 et ne bougera pas
- Le changement du mode de calcul des pensions des fonctionnaires (six derniers mois de salaire) visant à rapprocher leur régime de celui du privé (25 meilleures années) est désormais écarté, sauf surprise.
Partager cet article

Sur le même sujet